CHAPITRE XI. l6l
ours on voit naître l'ivraie où devait naître le blé.
Vhomme ennemi i'j, fait , le fait et le fera.
Vous le voyez , ô Dieu de bonté ! qui haïssez le mal Vous le permeltcz . ô Dieu toutpuissant ! qui pouvez empêcher tout le mal
Oui , et vous le permettez même , parce que vous êtes bon et patient et infiniment miséricordieux, qui souffrez les pécheurs et les attendez à la pénitence.
Oui, et vous le permettez même, parce que vous êtes tout-puissant , et que vous pouvez tirer le bien du mal, et le plus grand bien du plus grand mal.
Que doit faire un chrétien en voyant ces défauts de la société humaine ? S'il est prélat et supérieur , qu'il les corrige , qu'il invective contre les coupables , pressé de zèle comme l'apôtre saint Paul; s'il est inférieur, qu il les souffre avec charité et patience , adorant la divine Providence qui dispose de tout , même du péché, et qui sait tirer sa gloire de tout.
Je vous adore , ô Dieu de bonté , qui permettez le mal ! Je vous adore , ô Dieu toutpuissant , qui tirez le bien du mal , et qui disposez même du péché pour votre gloire ! donnez-moi la grâce de tolérer tellement le mal que je n'y consente jamais.
1 8. Premièrement , contre la fin des assemblées qui sont établies poiu' la is. Primùi>. plus grande union des esprits , j'ap- n,-entTus^°"bi' prends que , quand vous vous assem- '" ecciesiam ,
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ez dans 1 église , il y a parmi vous des esse inter vos ,
l6a I. ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.
et ex parte cie- divisions et des disputes , et j'en croia au moins quelque chose,