CHAPITRE XI. Ib
2 1 . Car la cène de notre Seigneur a 21. Unusfinis
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ete commune a tous ses disciples ; et l^^^^^ ^^^..^^^ parmi vous, chacun apporte son sou- m'i aJ man-Ju-
* • !• 1 canduiii. Et a-
per particulier, et le mange sansatten- ims quidem *> dre les autres : d'où il arrive que les '::^^Z uns ont faim et n'ont rien à manger , tandis que d'autres font grande chère.
Saint Paul, en ces paroles , reprend deux vices dans les riches de Con'nthe , leur gourmandise, et leur dureté pour les pauvres ; et il les exagère dans le verset suivant, à raison du lieu , à raison de la présence des saints, à raison de la honte des pauvres.
22. Si vous voulez manger ainsi seuls dom^s^oTÏ et vous remplir de viandes , que ne le betis ad mau-
r , . V 1 /> ducandum et
laites-vous a la maison , ou vous le te- bibeudum? aut riez avec moins de pe'ché ? Est-ce donc f„'',i[fji„"îi3 ^ç! que vous méprisez l'assemblée des fidè- confundiiis eo«
/ , , , quiuonhabeiit?
les , pour en user de la sorte en leur présence et dans un lieu saint? ou bien est-ce que vous prenez plaisir de faire honte aux pauvres qui , n'ayant rien , n'ont rien apporté ?
il est bien fâcheux à un pauvre d'avoir faim : il est encore plus fâcheux à un pauvre famélique d'être méprisé pour sa pauvreté et pour sa faim ; mais il est très - fâcheux à ce pauvre affamé et méprisé , de voir les autres faire grande chère en sa présence.
Souvenez-vous de l'histoire du mauvais
l64 I. ÉPÎTRE AUX CORINTUIENS.
riche et du pauvre Lazare , et vous verrez quelque chose de semblable parmi vous : prenez garde que votre fin ne ressemble à la fin de ce mauvais riche.
Quid dicam Q"^ "^^^^ dirai-je , lorsque vous agis-
;obis? sez, de la sorte , et que vous profanez le
lieu saint, méprisant rassemblée des
fidèles , confondant les pauvres , leur
rendant insupportable la pauvreté ?
Laudo voi ? Assurément je ne vous loue ni ne vous
in hoc nonlau- | • .1 i •.
do. louerai pas , parce que cette conduite
criminelle est digne de tout blâme.
Fers. 2. Je vous ai loués comme fidèles obser-
vateurs des traditions; mais ici vous me paraissez les avoir tellement oubliées , que je me trouve obligé de vous enseigner par écrit ce que je vous ai dit de vire voix.
aS.Egoenim 23. J'ai donc appris , non des homn^quodetTa" "^^^ , mais de Jésus-Christ même , ce didi vobis.quo- q^^g ig VOUS ai déjà enseigné , savoir que
niam Dominus t' m • n/r * i 1 •
Jésus , in quâ Jesus-Lhrist, noiic Maître , dans la nuit
»enn, étant à table ivec ses apôtres, prit du
pain.
0 charité immense ! dans le temps même
qu'on le livre à la mort, il se donne par
amour !