‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 4)Chapitre 150 sur 394 · CHAPITRE XI. Ib · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI. Ib

2 1 . Car la cène de notre Seigneur a 21. Unusfinis

'.' „„"■! 1"*1 t. Mlle eiiim suam

ete commune a tous ses disciples ; et l^^^^^ ^^^..^^^ parmi vous, chacun apporte son sou- m'i aJ man-Ju-

* • !• 1 canduiii. Et a-

per particulier, et le mange sansatten- ims quidem *> dre les autres : d'où il arrive que les '::^^Z uns ont faim et n'ont rien à manger , tandis que d'autres font grande chère.

Saint Paul, en ces paroles , reprend deux vices dans les riches de Con'nthe , leur gourmandise, et leur dureté pour les pauvres ; et il les exagère dans le verset suivant, à raison du lieu , à raison de la présence des saints, à raison de la honte des pauvres.

22. Si vous voulez manger ainsi seuls dom^s^oTÏ et vous remplir de viandes , que ne le betis ad mau-

r , . V 1 /> ducandum et

laites-vous a la maison , ou vous le te- bibeudum? aut riez avec moins de pe'ché ? Est-ce donc f„'',i[fji„"îi3 ^ç! que vous méprisez l'assemblée des fidè- confundiiis eo«

/ , , , quiuonhabeiit?

les , pour en user de la sorte en leur présence et dans un lieu saint? ou bien est-ce que vous prenez plaisir de faire honte aux pauvres qui , n'ayant rien , n'ont rien apporté ?

il est bien fâcheux à un pauvre d'avoir faim : il est encore plus fâcheux à un pauvre famélique d'être méprisé pour sa pauvreté et pour sa faim ; mais il est très - fâcheux à ce pauvre affamé et méprisé , de voir les autres faire grande chère en sa présence.

Souvenez-vous de l'histoire du mauvais

l64 I. ÉPÎTRE AUX CORINTUIENS.

riche et du pauvre Lazare , et vous verrez quelque chose de semblable parmi vous : prenez garde que votre fin ne ressemble à la fin de ce mauvais riche.

Quid dicam Q"^ "^^^^ dirai-je , lorsque vous agis-

;obis? sez, de la sorte , et que vous profanez le

lieu saint, méprisant rassemblée des

fidèles , confondant les pauvres , leur

rendant insupportable la pauvreté ?

Laudo voi ? Assurément je ne vous loue ni ne vous

in hoc nonlau- | • .1 i •.

do. louerai pas , parce que cette conduite

criminelle est digne de tout blâme.

Fers. 2. Je vous ai loués comme fidèles obser-

vateurs des traditions; mais ici vous me paraissez les avoir tellement oubliées , que je me trouve obligé de vous enseigner par écrit ce que je vous ai dit de vire voix.

aS.Egoenim 23. J'ai donc appris , non des homn^quodetTa" "^^^ , mais de Jésus-Christ même , ce didi vobis.quo- q^^g ig VOUS ai déjà enseigné , savoir que

niam Dominus t' m • n/r * i 1 •

Jésus , in quâ Jesus-Lhrist, noiic Maître , dans la nuit

»enn, étant à table ivec ses apôtres, prit du

pain.

0 charité immense ! dans le temps même

qu'on le livre à la mort, il se donne par

amour !

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