I. Si lingiiis I . Quand je parlerais toutes les lan
hominum lo- 11 .1 ii*
quar, et ange- gu^s cles hoiTimes et clcs auges , c est-aloium , charila- ^|jj,g toules Ics Lineues qui sont ou qui
tem aulem non ' ^ *-' ^ ^
habeam, factus peuvent être sur la terre , ou dans le sonans , aui ^1^1 , SI je n avais pas la chante , je ne cymbaium tin- gérais quecommeun vaisseau d'airain ,
mens. 1 1 •
et une cymbale qui n''a c|u'un son vain qui se dissipe en Tai-
CHiiPITBE XIII. 199
Si je n'ai pas la charité, je suis semblable à ces instruniens, je fais du bruit laii récrée peut-être les autres, mais qui m'est inutile devant Dieu.
La seule langue du cœur , la charité , est ouïe de Dieu , lui est agréable , et est utile à l'homme.
2. Supposons un don encore plus ex- a.Etsihabue cellent que celui des langues. Quand :°P'£t;: l'aurais le don de proplie'tie le plus par- lena omnia ,
* > 1 r • > -11 etomnem sneii-
fait ; quand tout a la rois j aurais le don tiam : et si hade sagesse qui me donnât Tintelligence jfjg™ ^ Ta"^"! de tous les mystères les plus élevés de "tontes tiansfe-
... , ., . 'a'D } charila-
la religion ; quand j aurais outre cela lem autem non le don de science qui me rendît cap?i~ ^vimT^' "' ' ble d'expliquer et de rendre sensibles tous ces mystères aux autres ; quand enfin j'aurais une si grande foi , que je pusse transporter les montagnes et faire les miracles les plus surprenans ; si , ayant tout cela , la seule charité me manque , je ne suis rien devant Dieu.
Toutes ces choses sont grandes ; mais sans la charité je ne suis rien.
5. J'ajoute à tout ce que j'ai dit : 3. Et si di&^ quand j'aurais distribué tout mon bien f '^"^'^° ^" *^"
1 ^ »os pauperuin
pour nourrir les pauvres ; et quand omn^s fucuita-
1 1 •'11-, .les meas , et si
pour le secours des misérables , j aurais nadideio cor-
pus meum ita livré moii corps aux flammes pour être nuïer'a'uten" l>i'"té , si je le fais , OU le souffre sans la non habiiero , charité , toutes ces œuvres , quelque
nihil mihi pro- , . . ^ *
dest. éclatantes qu elles soient devant les
hommes , ne me serviront de rien pour la vie éternelle.
Concluons de tout ce que dessus , que la charité est tout à la fois le plus excellent et le plus nécessaire des dons du Saint-Esprit . puisque sans la charité tous les autres sont inutiles; sans la charité, les œuvres les pins rares et les vertus les plus difficiles ne profitent de rien. Dieu n'estime toutes nos actions extérieures, le martyre même, que par la charité de nos cœurs.
C'est donc la charité que nous devons désirer sur toutes choses ; c'est ce que saint Paul enseigne ici tellement aux Corinthiens, qu'il l'enseigne aussi à tous les chrétiens.
O Dieu de charité , donnez-moi la charité , la participation de votre bonté , sans laquelle rien n'est bon , rien ne vous est agréable ; par laquelle je devienne bon , je vous plaise , je sois véritablement votre fils , et je vous aime sur toutes choses , afin que participant maintenant à votre bonté, je jouisse un jour avec vous de votre bonheur éternel. 4, Chariias 4' La charité est non-seulement la patiensest, be- p|,is nécessaire , mais aussi la plus utile litas non .-emii- dcs vcrtus ; elle ne fait aucun mal, elle pèîperar, it ^^it toutes sortcs de biens. Elle est pa- "'Oatur , tienle , elle est douce et bienfaisante ,
elle n'est point envieuse , elle n'est