Novissimè g Et qu'enfin, après tous les autres
autem omnium, \ .,•*
tanquam aboi il s'est fait voir a lïioi-nieme, le plus
livo, vi^us est . r •. i *i „•.
et mihi. imparfait des apôtres , et qui ne suis
qu\in avori^on , si on me compare aux autres.
i,*e cette Immililé de saint Pau , appnons à nous humilier d'autant plus profondément que Dieu nous fait plus de grâces.
g. Egoenim g. En effet, je suis le dernier des 8um minim.is ^.^^^^,^5 el même je ne me'rite pas d'en
apostoloruDî , "j^"*^^ ' f r ^
quinonsumdi- porter le lîom, parce que j'ai persecuU
gnus vocari a- \ ,. .
postolus, quo- Ihgiise de Uieu.
niampersecnins (]'est le propre des apôtres de fonder les së" ^"''''""' Kglises; et moi j'ai persécuté l'Eglise de Dieu; je suis donc indigne du nom d'apôtre.
Cette faute était effacée; mais saint Paul ne l'oublie pas, et ce souvenir suffît pour l'anéantir devant Dieu et devant les hommes.
ïl suffît donc d'avoir péché seulement une fois pour gémir , pleurer . faire pénitence toute la vie.
Et peccatum meum contra me est svin-
CIIAPITUE XV. 201
pcr. Mon péché m'est toujours présent devant les yeux , et je ne l'oublierai jamais.
lo. C'est par une pure grâce et mi- lo.cratiaan
r • \ ^ T\' ' ' • tem Dei siim id
sericorde de Uieu que je suis ce que je ^,,0^ 5„„, p, suis , c'est-à-dire, que je suis apôtre ; s»'^^'^ ^J"^ '"
. i ' , A™* vacua non
il est vrai que je n'ai pas laissé cette ^ra- fuit, sed abun-
. • • „ dantiiisillis om-
ce oisive en moi ; au contraire, quoique „i|j„5 laboiavi : je sois le moindre des apôtres, i'ai pour- "°p ^^° a>'tem,
' -Il ' I 1 . sed gratia Dei
tant travaillé le plus entre tous ; je ne mecum. m'en attribue pas Thonneur, mais à la grâce de Dieu , avec laquelle et par laquelle j'ai fait ce que j'ai fait.
Non pas moi toutefois, mais (a grâce de Dieu avec moi; c'est-à-dire , selon l'explication de saint Augustin : Non pas moi seul, mais ia grâce de Dieu avec moi; et, par conséquent j non pas ia grâce de. Dieu seuie , non pas moi seul, mais la grâce de Dieu avec moi. Paul a travaillé , parce qu'il était fortifié de la grâce de Dieu.
Apprenons , à l'exemple de saint Paul , à coopérer avec la grâce de Dieu , ou , comme il nous y exhorte , à ne ta pas recevoir en vain.
La grâce nous est donnée pour la pratique des bonnes œuvres , pour produire des fruits dignes de pénitence.
Faites donc réflexion sur vous-mêmes , e voyez si vous pratiquez le bien , si vous fai tes des œuvres de pénitence. Ah ! que la grâ ce de Dieu est stérile , infructueuse en votre ame!
Si Jésus-Cnrist venait maintenant à vous
«52 I. ÉPÎTRB AUX CORINTHIENS.
pour y chercher les fruits de tant de grâces que vous avez reçues de hii , que vous arriverait-il ? Je frémis toutes les fois que je me souviens du sort du figuier infructueux. iVu*quani ex te fviictus nascatur : Que jamais tu ne portes de fruit, lui dit Jésus-Christ, et aussitôt il sécha.
Cet arrêt, ô mon Sauveur, serait bien plus équitable à mon égard ; car ce n'était point alors le temps d'avoir des figues. Et voici ma fin , la fin de ma vie est venue , te, temps où je serai coupé par le pied , le temps de la moisson , de la récotte des fruits, et il n''y a point en m,oi de fruits.
Aidez-moi , ô mon Dieu , mon Sauveur , et , pour la gloire de votre nom , délivrezmoi du danger où je suis d'être condamné au leu comme un arbre infructueux ; donnezmoi la grâce de produii'e eiifin des fruits de pénitence.
ii.Siveenini 1 1 . Je reviens à mon sujet. Soit clone
eeo , sive illi ; • •. . i . * .
sicpracdicamus, ïifioi, soit tous Jes autres apolrcs qui et sic credidis- avons VU Jesus-Christ, nous vous piê-
tl8. ^ ' , i
chor tous la même chose , savoir, que Jésus -Christ est ressuscité réellement et véritablement ; et c'est aussi ce que vous avez cru.