‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 4)Chapitre 210 sur 394 · Novissimè g Et qu'enfin, après tous les autres · texte numérisé non relu

Novissimè g Et qu'enfin, après tous les autres

autem omnium, \ .,•*

tanquam aboi il s'est fait voir a lïioi-nieme, le plus

livo, vi^us est . r •. i *i „•.

et mihi. imparfait des apôtres , et qui ne suis

qu\in avori^on , si on me compare aux autres.

i,*e cette Immililé de saint Pau , appnons à nous humilier d'autant plus profondément que Dieu nous fait plus de grâces.

g. Egoenim g. En effet, je suis le dernier des 8um minim.is ^.^^^^,^5 el même je ne me'rite pas d'en

apostoloruDî , "j^"*^^ ' f r ^

quinonsumdi- porter le lîom, parce que j'ai persecuU

gnus vocari a- \ ,. .

postolus, quo- Ihgiise de Uieu.

niampersecnins (]'est le propre des apôtres de fonder les së" ^"''''""' Kglises; et moi j'ai persécuté l'Eglise de Dieu; je suis donc indigne du nom d'apôtre.

Cette faute était effacée; mais saint Paul ne l'oublie pas, et ce souvenir suffît pour l'anéantir devant Dieu et devant les hommes.

ïl suffît donc d'avoir péché seulement une fois pour gémir , pleurer . faire pénitence toute la vie.

Et peccatum meum contra me est svin-

CIIAPITUE XV. 201

pcr. Mon péché m'est toujours présent devant les yeux , et je ne l'oublierai jamais.

lo. C'est par une pure grâce et mi- lo.cratiaan

r • \ ^ T\' ' ' • tem Dei siim id

sericorde de Uieu que je suis ce que je ^,,0^ 5„„, p, suis , c'est-à-dire, que je suis apôtre ; s»'^^'^ ^J"^ '"

. i ' , A™* vacua non

il est vrai que je n'ai pas laissé cette ^ra- fuit, sed abun-

. • • „ dantiiisillis om-

ce oisive en moi ; au contraire, quoique „i|j„5 laboiavi : je sois le moindre des apôtres, i'ai pour- "°p ^^° a>'tem,

' -Il ' I 1 . sed gratia Dei

tant travaillé le plus entre tous ; je ne mecum. m'en attribue pas Thonneur, mais à la grâce de Dieu , avec laquelle et par laquelle j'ai fait ce que j'ai fait.

Non pas moi toutefois, mais (a grâce de Dieu avec moi; c'est-à-dire , selon l'explication de saint Augustin : Non pas moi seul, mais ia grâce de Dieu avec moi; et, par conséquent j non pas ia grâce de. Dieu seuie , non pas moi seul, mais la grâce de Dieu avec moi. Paul a travaillé , parce qu'il était fortifié de la grâce de Dieu.

Apprenons , à l'exemple de saint Paul , à coopérer avec la grâce de Dieu , ou , comme il nous y exhorte , à ne ta pas recevoir en vain.

La grâce nous est donnée pour la pratique des bonnes œuvres , pour produire des fruits dignes de pénitence.

Faites donc réflexion sur vous-mêmes , e voyez si vous pratiquez le bien , si vous fai tes des œuvres de pénitence. Ah ! que la grâ ce de Dieu est stérile , infructueuse en votre ame!

Si Jésus-Cnrist venait maintenant à vous

«52 I. ÉPÎTRB AUX CORINTHIENS.

pour y chercher les fruits de tant de grâces que vous avez reçues de hii , que vous arriverait-il ? Je frémis toutes les fois que je me souviens du sort du figuier infructueux. iVu*quani ex te fviictus nascatur : Que jamais tu ne portes de fruit, lui dit Jésus-Christ, et aussitôt il sécha.

Cet arrêt, ô mon Sauveur, serait bien plus équitable à mon égard ; car ce n'était point alors le temps d'avoir des figues. Et voici ma fin , la fin de ma vie est venue , te, temps où je serai coupé par le pied , le temps de la moisson , de la récotte des fruits, et il n''y a point en m,oi de fruits.

Aidez-moi , ô mon Dieu , mon Sauveur , et , pour la gloire de votre nom , délivrezmoi du danger où je suis d'être condamné au leu comme un arbre infructueux ; donnezmoi la grâce de produii'e eiifin des fruits de pénitence.

ii.Siveenini 1 1 . Je reviens à mon sujet. Soit clone

eeo , sive illi ; • •. . i . * .

sicpracdicamus, ïifioi, soit tous Jes autres apolrcs qui et sic credidis- avons VU Jesus-Christ, nous vous piê-

tl8. ^ ' , i

chor tous la même chose , savoir, que Jésus -Christ est ressuscité réellement et véritablement ; et c'est aussi ce que vous avez cru.

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