CHAPITRE I
tance dans ses paroles , et même dans ses prédications , à oaïue qu'ayant promis aux Corinthiens de venir bientôt à Corinthe , il i Cor. cap. n'y était pas venu. ''^*-
Pour prouver en cela sa sincérité, il avoue I .° qu'il l'a voulvi, qu'il l'a promis, mais qu'il ne l'a pas accompli.
2.° Ensuite il s'objecte, par manière de question, la calomnie des faux apôtres. 17.
En troisième lieu , différant un peu de rendre raison de son délai, il prouve, nonobstant cela , la vérité de ses prédications ; parce qu'il a prêché Jésus-Christ, Fils de Dieu, la vérité éternelle , l'accomplissement des vérités de Dieu ; parce que Dieu a confirmé la vérité de ses prédications par les prodiges et par les miracles ; parce que Dieu l'a déclaré authentiquement son apôtre par les dons visibles du Saint-Esprit. '8-22.
Enfin il rend raison du délai de son voyage. a3-24. PARAPHRASE.
1. Paul, par la volonté de Dieu, ^ pa„ius a apôtre de Je'sus-Christ, et Timothée , P°^o^"5 J^^" son irere , a 1 Eglise de Dieu qui est a luniatemDei.et Corinthe , et à tous les fidèles qui sont (gr'"" Ecciesiœ
dans rAchaïe. Oei quce est Co-
riDthi,ciiin oni-
Corinthe était la métropole de l'Achaïe, et l'Achaïe était une partie de la Grèce.
2. Que la grâce et la paix soient avec 2. Gratia vovous de k part de Die,, , notre Père , '^i:lZi^:i
Domino Jesn et de la part de notre Seigneur Jésus- Christ.
Que ta grâce et la paix , etc. Voilà les véritables biens que tout chrétien doit désire pour soi et pour les autres ; la grâce est le principe de tous les biens , la paix éternelle en est la fin ; souhaitant donc ces deux biens, nous souhaitons tous les autres qui y sont compris.
De la part de Dieu, la très-sainte Trinité, (jui est notre Père. Voilà la source de tous biens , dont il les faut attendre.
Et de ta part de notre Seigneur Jésus- Christ. Voilà le médiateur par qui nous les devons demander ; c'est lui qui nous a mérité la grâce et la paix.
s.Benedictus 5 gg-^j soit Dicu , le Père de notre
Deus et Pater '
Domini nosiii Seigneur Jésus-Christ , le Père des mi-
Jesu Christi,Pa. , • ■, | t^. 1 . . 1
ter misericor- sericordes, et le JJieu de toute consola-
dianim et Deus tj^j^
totiiis consola-
lioni». Dieu est le Père des miséricordes . pour-
quoi ? parce que la miséricorde coule de lui, comme de sa source : il est de lui-même .sovtverainement bon ; quand il nous fait mise';ricorde , c'est de son fonds , la grâce part de son cœur.
Il n'en est pas de même de la justice, qui est toujours excitée par nos péchés. Et c'est pour cela qu'il n'est point appelé le Père de la vengeance, le Père delà justice.
Mais apprenons ici de saint Paul que Dieu est à notre égard souverainement miséricordieux , le Père des miséricordes et le Dieu, de toute consolation , parce qu'il est le