CHAPITRE III
ANALYSE
Il n'était point à propos que saint Pam pai'îàt aux Corinthiens des choses relevées mais il a dû leur donner du lait, comme à ». I. des enfans.
Ils sont même encore présenlemeut enfans, puisqu'ils disputent entre eux, comme 2.4. dos enfans, de l'excellence de leurs maîtres.
Pour les retirer de celte pui^rilité, et pour .'.l»nlu. «otièrement leur schisme , il leur deuiande ce que sont ces maîtres pour lesquels *• ils sont en contestation. Ce sont sans doute les minisires de Dieu , et ils sont tels qu'il lui a plu de les faire.
D'où il leur laisse à conclure • pourquoi donc vous glorifier dans les ministres , et non pas dans celui qui est votre maître et le leur ?
11 éclaircit la chose par deux comparaisons.
La première : votre Eglise est un champ, Dieu en est le laboureur; vos prédicateurs sont ses serviteurs : l'un d'eux, par le conimandement de Dieu , a planté votre Eglise l'autre l'a arrosée ; mais Dieu seul lui a don at' a vie et l'accroissement de la foi. Y{endez> en )onc grâce à Dieu et gloxifiez-vous en lui , et non dans ses serviteurs qui recevront de lui la récompense proportionnée à leurs travaux
CHÀPITBB 1? 37
La seconde : vous êtes un édifice. Dieu en o.« est l'arc 11 itecte ; les apôtres sont ses ouvriers. Tun d'eux, par le commandement de Dieu, a jeté le fondement ; les autres ont bâti
dessus. f^'ers. g
Saint Paul qiiitte pour un temps l'édifice
pour parler aux ouvriers. J'ai jett te fonde-
ment f dit-il, que tes autres voient ce qu'its
bâtissent dessus. Ou ne peut mettre un au- 10.
tre fondement que celui qui a été mis. On ^''
peut différemment bâtir dessus, ou de l'or,
ou de l'argent , ou des pierres précieuses, ou
du foin et de la paille. Le jour du jugement i3.
fera connaître l'ouvrage de chacun. Celui '*•
i5 dont l'ouvrage subsistera dans le feu , sera
récompensé comme bon ouvrier. Celui dont l'ouvrage brûlera , perdra son travail et sa peine ; il se sauvera néanmoins, mais en passant par le feu.
Saint Paul revient à l'édifice : vous êtes 16. -e temple de Dieu.
11 parle ensuite aux mauvais ouvriers : Malheur à ceux qui auront détruit le teni' pte de Dieu, Dieu ies perdra ! i^.
Et puis il parle à tovis, et principalement ig.an à ceux qui se glorifiaient pour leur sagesse. Que personne ne se trompe soi-même, se flattant d'être sage , la sagesse du monde n'est que folie devant Dieu.
Il conclut , parlant à tous : que personne ne se glorifie dans les hommes , mais en Dieu, par qui tout est à nous, comme nous sommes à Jésus-Christ, et Jésus-Christ est à Dieu ai-i3.
58 I. iPÎTRE AUX CORINTHIENS.