CHAPITRE Vil
C'est ainsi que les supérieurs doivent clans les occasions témoigner leur charité et leur confiance , afin d'attirer par là la confiance des inférieurs.
Estimer leurs inférieurs, se gloiifier en eux , afin qu'ils se glorifient en leurs supérieurs.
Se réjouir des vertus de leurs inférieurs, afin cjuils persévèrent dans la pratique du bien.
Mais que tout cela . comme dans saint Paul , soit sincère ; que cela procède de la charité , et non de la cupidité.
Par ces marques d'aune véritable charité , le supérieur se conciliera Tesprit et le cœur de ses sujets ; ils se confieront en lui, et par conséquent il les gouvernera en paix , et les perfectionnera dans la vertu.
En troisième lieu.
Que les mêmes supérieurs remarquent, dans le verset lo , les effets de là tristesse selon Dieu , ou de la véritable pénitence, afin qu'ils ne craignent pas , quand il en est besoin , de contrister leurs sujets par la correctio-n.
Souffrir les vices d^^-ns les inférieurs.
Ep. Padl, II, lô
362 II. ÉPÎTRE AUX CORIM'ilIENS.
crainte de les attrister, c'est une fausse et cruelle charité.
En quatrième lieu.
Apprenons tous du même verset lo, qu'il y a deux sortes de tristesse , une sainte et une criminelle , afin d'éviter celle-ci et de profiter de la première.