‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 4)Chapitre 346 sur 394 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

défiance du cœur des fidèles , pour les exciter à faire raumône avec les trois conditions plusieurs fois marquées cidessus.

Remarquez-y trois moissons que fait Taumônierpour la semence d'une seule aumône : une moisson temporelle, une moisson spirituelle, une moisson éternelle.

Dans le temps , Dieu multiplie ordinairement les biens de Taumônier. En même temps il augmente sa grâce, sa sainteté; et pour Téternité , il Tenrichit à tous momens des mérites de la vie éternelle.

Qu'il est donc vrai ce qu''a dit Jésus- Christ! // est plus heureux de donner que de recevoir. Celui qui donne croît en grâce, il croît en mérite pour la gloire , et pour l'ordinaire il s'enrichit même temporellement.

Les biens des personnes libérales et aumônières sont comme les puits qui donnent d'autant plus d'eau, et d'autant plus belle , qu'ils sont plus souvent vidés.

En quatrième lieu.

Apprenez de la pratique de saint Paul

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comment vous devez considérer Taumône.

C'est une oblalion ou un sacrifice ; celui qui la donne est TofFrant ou le prêr tre; ceux qui contribuent par leurs soins et leurs services sont les ministres; les pauvres sont l'autel; l'aumône est la victime ; la bonne odem' de cette victime est Taction de grâces et la gloire de Dieu.

PRATIQUE

Quand donc un pauvre chrétien se présente à vous pour vous demander l'aumône , pensez , dit ici saint Chrysostôme, que vous voyez l'autel de Jésus-Christ; et, après l'avoir révéré, sacrifiez sur cet autel .

Sur cet autel mystique, oflfrez à Dieu, l'auteur de tout bien , une partie du bien qu'il vous a donné. Donnez donc, si vous pouvez , et donnez promptement, largement et gaîment.

Si vous n'avez pas de quoi donner , témoignez au moins votre bonne volonté au pauvre , ayez-en compassion,, dites-lui une parole de consolation.

Ouvrez votre cœur aux pauvres, dit saint Grégoire de Nazianze ; donnez

CnAPITRE IX. 58^

proiTip*emeiit si vous le pouvez : que si vous n ivez pas autre chose , donnez un soupii , une larme. La compassion est un grand remède poui' un homme affligé.

588 il. ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.

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