CHAPITRE IX
défiance du cœur des fidèles , pour les exciter à faire raumône avec les trois conditions plusieurs fois marquées cidessus.
Remarquez-y trois moissons que fait Taumônierpour la semence d'une seule aumône : une moisson temporelle, une moisson spirituelle, une moisson éternelle.
Dans le temps , Dieu multiplie ordinairement les biens de Taumônier. En même temps il augmente sa grâce, sa sainteté; et pour Téternité , il Tenrichit à tous momens des mérites de la vie éternelle.
Qu'il est donc vrai ce qu''a dit Jésus- Christ! // est plus heureux de donner que de recevoir. Celui qui donne croît en grâce, il croît en mérite pour la gloire , et pour l'ordinaire il s'enrichit même temporellement.
Les biens des personnes libérales et aumônières sont comme les puits qui donnent d'autant plus d'eau, et d'autant plus belle , qu'ils sont plus souvent vidés.
En quatrième lieu.
Apprenez de la pratique de saint Paul
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comment vous devez considérer Taumône.
C'est une oblalion ou un sacrifice ; celui qui la donne est TofFrant ou le prêr tre; ceux qui contribuent par leurs soins et leurs services sont les ministres; les pauvres sont l'autel; l'aumône est la victime ; la bonne odem' de cette victime est Taction de grâces et la gloire de Dieu.
PRATIQUE
Quand donc un pauvre chrétien se présente à vous pour vous demander l'aumône , pensez , dit ici saint Chrysostôme, que vous voyez l'autel de Jésus-Christ; et, après l'avoir révéré, sacrifiez sur cet autel .
Sur cet autel mystique, oflfrez à Dieu, l'auteur de tout bien , une partie du bien qu'il vous a donné. Donnez donc, si vous pouvez , et donnez promptement, largement et gaîment.
Si vous n'avez pas de quoi donner , témoignez au moins votre bonne volonté au pauvre , ayez-en compassion,, dites-lui une parole de consolation.
Ouvrez votre cœur aux pauvres, dit saint Grégoire de Nazianze ; donnez
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proiTip*emeiit si vous le pouvez : que si vous n ivez pas autre chose , donnez un soupii , une larme. La compassion est un grand remède poui' un homme affligé.
588 il. ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS.