CHAPITRE III
I solide aux plus avancés. Faute de cette I pratique , combien de discours inutiles.
Saint Paul , le docteur du monde , ; accommodait sa doctrine à la portée de : ses auditeurs , parce qu'il cherchait uni- ' quement leur salut , et non pas sa propre gloire.
Trop souvent , au contraire , nous prêchons des choses trop relevées, nous distribuons des viandes solides oii il ne faudrait donner cjue du lait, parce que nous prêchons nous-mêmes.
En second lieu.
Tous les fidèles doivent apprendre à envisager leurs pasteurs, leurs docteurs, leurs directeurs , comme les ministres de Dieu dans l'ouvrage de leur salut , comme les canaux par le moyen desquels Dieu , source de la grâce, se communique à eux.
Qu'ils les honorent donc comme ministres de Dieu , comme coopérateurs de Dieu. Mais que ce soit Dieu qu'ils considèrent , c|u'ils honorent et qu'ils révèrent en leurs personnes; que ce soit à Dieu qu'ils rendent grâces du bien qu'il leur a fait par ses ministres.
48 1. iPÎTRR AUX CORI^THIEN»,
PRATIQUE
Foiis sapientiœ verbum Dei in excelsis. Regardez le Verbe de Dieu, dans Sec, X. 5. le sein de son Père , comme la soiir( <' de toute la sagesse qui se répand siu les hommes, soit par les livres, soit par la bouche des docteurs.
Quand donc vous lisez un livre qui vous éclaire , qui vous touche ; quand vous entendez un discours qui vous édifie , recourez à la source de la sagesse qui se communique à vous par ces ca-l naux ; buvez de Teau du ruisseau, mais reconnaissez la source ; louez Dieu, la ^/Ource de toute sagesse ; aimez, révérez ' l'e Verbe divin , la sagesse éternelle à qui soit tout honneur et toute gloire.
Amen.
En troisième lieu.
Apprenons tous des versets 6, 7,8, Q, ce que nous sommes dans l'Eglise, savoir :