‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piétéChapitre 105 sur 224 · Le peclié , dis-je , a été ressus- 10. Ek-o au · texte numérisé non relu

Le peclié , dis-je , a été ressus- 10. Ek-o au

enim n Uium , eraf.

1 26 ÉI'ÎTRE Al!X ROMAINS.

tem moituus Cité ; uiais moi je suis mort par le pè

stim : et iiiven- i' • , ^ . i \i . • •

tum est mihi ^'"^ 9"* ^^^ ^^ morl de l ame , et ainsi mandatum , \\ g-gst trouvé par ma faute que le pré-

quod erat ad . i • i .

viiam, hoc esse cepte qui me devait donner la vie , m''a

ad niortem. ,, , • i

ete une occasion de mort.

Il Nampec- j^^ Parce que mon inclination au

calum , occasio- i

ne accepta, per mal a trouvé dans la défense de la loi

mandatum se- i, • i i i ' • i i

duxit me, et loccasiondc le ciesircrplus ardemment;

per iiiud occi- ^^ cette inclination corrompue m'a séduit, et , m'attirant au mal défendu , m''a donné la mort.

la.itaqueiex 12. Je suis doiic scul coupable de

qiiidem sancta , n «i 1 i- i,

et maudatiim niou malheur , et il n y a pas lieu d en îum iThonil accuser la loi : elle est sainte , et chacun de ses commandemens est saint , juste et bon.

Reconnaissons ici en toute humilité le besoin que nous avons de la grâce de Jésus- Christ, à cause de l'état misérable où novis sommes , état véritablement digne de larmes de sang. Car si l'homme ne connaît pas la loi de Dieu, son ignorance lui est une cause de mort; s'il connaît la loi, cette connaissance , à cause de la corruption de son cœur, ne sert souvent qu'aie rendre plus criminel. Sans la connaissance de la loi , il ne connaît pas la concupiscence ; il la croit naturelle , il ne croit pas que ce soit un mal de la suivre. De là vient qu'il avale le péché comme l'eau qu'il boit, ou l'air qu'il respire. S'il connaît la loi , et qu'il ne soit pas prévenu de la grâce de Dieu, nonobstant sa coii-

cnAPiTnE VII. 127

^laissance , il suivra sa concupiscence , et sii connaissance le rendra plus coupable.

O lumière ! ô force et efficace de la grâce, que vous m'êtes donc nécessaires ! 0 lumière éternelle , éclairez-moi ! O sainteté de mon Dieu , sanctifiez-moi !

Jésus-CInist , lumière du monde, éclairez mon amc ! Jésus-Christ, sauveur du monde, sauvez, purifiez, sanctifiez mon cœur, donnez-moi un cœur nouveau , un cœur docile et toujours soumis à votre volonté !

i3. Mais , direz-voiis , si la loi est i3, Quodei-

h. 1 •) t u 1 go boniini est ,

onne , comment donc m a-t-elle don- "^jiji factnm est

ne la mort? Ce qui est bon de sa na- ""^r^ ** ^'^^"•

■•■ . Sed peccatum ,

tm'c peut-il causer la mort ? A Dieu ne utappareaipec-

!• , 1' II' •.!• catum , per bo-

plaise qu on dise que la loi soit la cause J^^^^ operatum de la mort ; elle en est tout au plus Toc- estmihimo.tem

■•• ut liât Eiipia

casion. La véritable cause de la mort , modum peccaïc

< , I / 1 / • 1 • peccatum per

c est le pèche commis par la concupis- mandaium. cence , contre la défense de la loi. Apprenez donc ici combien la concupiscence , la cause du péché , est un grand mal , puisqu'elle nous donne la mort par la loi, qui est bonne et sainte. Sa malice est plus grande qu''on ne peut exprimer.

Apprenons nous-mêmes combien la corruption de notre cœur est grande par l'infection de cette concupiscence qui y fait sa principale demeure ; et , dans la crainte de cette corruption , recourons continuellement au médecin , qui seul peut nous en préserver.

Humiliés et gémissans, im[)loron.s la grâce de Jésus-Christ ; elle seule guérit la corruption du cœur humain.

14. Scimus i4' La loi , dis-je, est sainte et spi- ^"iSuat'esl? "t"^ll^ ' et elle ordonne les choses qui conviennent à l'esprit, comme de pratiquer la vertu et de fuir le vice.

Ego auiem car- Il nVn est pas ainsi de moi : tout chré-

nalis sum , ve- .• t *. ■ * • • 1

numdaïus si.b t^^u et apotrc quc je sois , je suis charpeccato. nel , j'ai des inclinations corrompues

qui me portent aux choses de la chair, j'ai des répugnances pour les choses de Tesprit ; en un mot , je suis vendu comme un esclave à la concujDiscence , qui est la mère du péché.

L'Apôtre, passant de l'état de la loi à l'état de la grâce , pour notre instruction et pour nous exciter au combat, nous fait voir en sa personne les effets déplorables de la concupiscence, même dans les saints.

Dans cet état , les saints ressentent les mouvemens déréglés de la concupiscence ; mais ils n'y consentent pas ; ils gémissent sous la tyrannie, et, quant à la chair, ils obéissent à sa loi ; mais ils obéissent à la loi de Dieu quant à l'esprit qui , soumis à la volonté de Dieu , résiste constamment à toutes les attaques importunes de la concupiscence.

Et c'est la différence que saint Paul fait ici remarquer aux juifs , entre l'éta^ cassé de la loi et l'état présent de la grâce : dans le premier état on obéissait à la concupiscence et on péchait ; dans l'état présent de la grâce ,

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