Le peclié , dis-je , a été ressus- 10. Ek-o au
enim n Uium , eraf.
1 26 ÉI'ÎTRE Al!X ROMAINS.
tem moituus Cité ; uiais moi je suis mort par le pè
stim : et iiiven- i' • , ^ . i \i . • •
tum est mihi ^'"^ 9"* ^^^ ^^ morl de l ame , et ainsi mandatum , \\ g-gst trouvé par ma faute que le pré-
quod erat ad . i • i .
viiam, hoc esse cepte qui me devait donner la vie , m''a
ad niortem. ,, , • i
ete une occasion de mort.
Il Nampec- j^^ Parce que mon inclination au
calum , occasio- i
ne accepta, per mal a trouvé dans la défense de la loi
mandatum se- i, • i i i ' • i i
duxit me, et loccasiondc le ciesircrplus ardemment;
per iiiud occi- ^^ cette inclination corrompue m'a séduit, et , m'attirant au mal défendu , m''a donné la mort.
la.itaqueiex 12. Je suis doiic scul coupable de
qiiidem sancta , n «i 1 i- i,
et maudatiim niou malheur , et il n y a pas lieu d en îum iThonil accuser la loi : elle est sainte , et chacun de ses commandemens est saint , juste et bon.
Reconnaissons ici en toute humilité le besoin que nous avons de la grâce de Jésus- Christ, à cause de l'état misérable où novis sommes , état véritablement digne de larmes de sang. Car si l'homme ne connaît pas la loi de Dieu, son ignorance lui est une cause de mort; s'il connaît la loi, cette connaissance , à cause de la corruption de son cœur, ne sert souvent qu'aie rendre plus criminel. Sans la connaissance de la loi , il ne connaît pas la concupiscence ; il la croit naturelle , il ne croit pas que ce soit un mal de la suivre. De là vient qu'il avale le péché comme l'eau qu'il boit, ou l'air qu'il respire. S'il connaît la loi , et qu'il ne soit pas prévenu de la grâce de Dieu, nonobstant sa coii-
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^laissance , il suivra sa concupiscence , et sii connaissance le rendra plus coupable.
O lumière ! ô force et efficace de la grâce, que vous m'êtes donc nécessaires ! 0 lumière éternelle , éclairez-moi ! O sainteté de mon Dieu , sanctifiez-moi !
Jésus-CInist , lumière du monde, éclairez mon amc ! Jésus-Christ, sauveur du monde, sauvez, purifiez, sanctifiez mon cœur, donnez-moi un cœur nouveau , un cœur docile et toujours soumis à votre volonté !
i3. Mais , direz-voiis , si la loi est i3, Quodei-
h. 1 •) t u 1 go boniini est ,
onne , comment donc m a-t-elle don- "^jiji factnm est
ne la mort? Ce qui est bon de sa na- ""^r^ ** ^'^^"•
■•■ . Sed peccatum ,
tm'c peut-il causer la mort ? A Dieu ne utappareaipec-
!• , 1' II' •.!• catum , per bo-
plaise qu on dise que la loi soit la cause J^^^^ operatum de la mort ; elle en est tout au plus Toc- estmihimo.tem
■•• ut liât Eiipia
casion. La véritable cause de la mort , modum peccaïc
< , I / 1 / • 1 • peccatum per
c est le pèche commis par la concupis- mandaium. cence , contre la défense de la loi. Apprenez donc ici combien la concupiscence , la cause du péché , est un grand mal , puisqu'elle nous donne la mort par la loi, qui est bonne et sainte. Sa malice est plus grande qu''on ne peut exprimer.
Apprenons nous-mêmes combien la corruption de notre cœur est grande par l'infection de cette concupiscence qui y fait sa principale demeure ; et , dans la crainte de cette corruption , recourons continuellement au médecin , qui seul peut nous en préserver.
Humiliés et gémissans, im[)loron.s la grâce de Jésus-Christ ; elle seule guérit la corruption du cœur humain.
14. Scimus i4' La loi , dis-je, est sainte et spi- ^"iSuat'esl? "t"^ll^ ' et elle ordonne les choses qui conviennent à l'esprit, comme de pratiquer la vertu et de fuir le vice.
Ego auiem car- Il nVn est pas ainsi de moi : tout chré-
nalis sum , ve- .• t *. ■ * • • 1
numdaïus si.b t^^u et apotrc quc je sois , je suis charpeccato. nel , j'ai des inclinations corrompues
qui me portent aux choses de la chair, j'ai des répugnances pour les choses de Tesprit ; en un mot , je suis vendu comme un esclave à la concujDiscence , qui est la mère du péché.
L'Apôtre, passant de l'état de la loi à l'état de la grâce , pour notre instruction et pour nous exciter au combat, nous fait voir en sa personne les effets déplorables de la concupiscence, même dans les saints.
Dans cet état , les saints ressentent les mouvemens déréglés de la concupiscence ; mais ils n'y consentent pas ; ils gémissent sous la tyrannie, et, quant à la chair, ils obéissent à sa loi ; mais ils obéissent à la loi de Dieu quant à l'esprit qui , soumis à la volonté de Dieu , résiste constamment à toutes les attaques importunes de la concupiscence.
Et c'est la différence que saint Paul fait ici remarquer aux juifs , entre l'éta^ cassé de la loi et l'état présent de la grâce : dans le premier état on obéissait à la concupiscence et on péchait ; dans l'état présent de la grâce ,