‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piétéChapitre 117 sur 224 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Christ , Fils consubstanticl de Dieu , it pre~ tnier-rib entre plusieurs frères, et à qui seul appartient de droit l'héritage.

Si pourtant nous souffrons avec lui:

pesez cette condition indispensable ; car si nous ne participons à la croix de Jésus- Christ , nous n'avxrons point de part à sa gloire. ^- ^^

Reniarquez donc ici deux choses : la première, c'est que nous sommes les héritiers d'un Dieu toujours vivant; la deuxième, c'est que nous sommes les cohéritiers d'un Dieu- Homme mort.

Afin que nous possédions au Ciel l'héritage du Dieu vivant , il faut que nous vivions ici selon l'esprit, que nous en suivions les mouvemens , et que par l'esprit nous réprimions les désirs de la chair. rers. i5-i4.

Afin que nous soyons les cohéritiers d'un Homme-Dieu , mort pour nous sur la croix , il faut que nous souffrions avec Jésus-Christ et dans l'esprit de Jésus-Christ.

18. Que celte condition ne vous ef- ,8. Exisiimo fraie pas , mes frères, car cet héritae:e ^""" 1"°^. °°"

r ' ' o sunt condignae

des enfans de Dieu est immense et in-passiones iiujus

/» • TV \ 1 . tempoiis ad fii-

iini comme JJieu même ; de sorte que turam gioriam si on mettait dans un côté de la balance q"* reyeiabuur

in nobis.

tous les maux de ce monde , et dans l'autre tous les biens de cet héritage ^ ce côté-ci l'emporterait infiniment : il n'y a pas de proportion.

En effet, quelle proportion d'un momeot avec l'éternité, d'une peinf très -petite et

i48 éI'Itre aux romains.

très-légère avec les biens immenses de Dieu Il n'y en a aucune par la nature des choses il n'y en a que par la pure miséricorde d( Dieu.

19. Nam ex- ^9* Cette gloire des enfans de Diei pectaiio creaiu géra si grande, que les créatures cor nern fiiiorum porelles et insensibles, le ciel, les élé

ei expeciat. j^gj-,g ^ l'attendent il y a long-temp: avec empressement , dans Tespe'rancj d'y participer à leur manière.

Saint Paul parle fîgurément des créature! insensibles, comme si elles étaient raisonna blés , et cette manière de parler lui est asse; ordinaire , comme on Ta pu voir ci- dessus quand il a parlé de la loi , du péché , de U mort.

,r , , 20 . Car toute la machine du monde

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