CHAPITRE X
{ Mais pourquoi nous a-t-il cherchés ? pouri quoi s'est-il montré à nous ? Pour nous re- 1 lirer de 1 eiift r, pour nous mettre dans le chesmin du salut, j>our nous rendre élernellei| ment hem'eux par la claire vue de sa face. O i bonté ! ô miséricorde, digne d'une éternelle :! reconnaissance !
2 1 . Mais , parlant d'Israël , voici ce ai. Ad israëi que le même Isaïe a dit en la personne a"'emdicit:io-
1 r la die expandi
de Jésus-Christ : T ai pendant tout /e manus m.asîd
, , . , ponulum non
^our étendu mes mains vers un peuple ciedeniem , ei incrédule et opiniâtréinent opposé à ^^^"<''a'i'c«nmes volontés.
Et voilà la cause de la perte des juifs , leur incrédulité, leur opiniâtre résistance aux volontés de Dieu.
Faisons ici réflexion sur nous-mêmes, pour reconnaître si Jésus-Chi'ist ne peut pas nous faire aujourd'hui le même reproche : ses mains ne sont-elles pas étendues et ouvertes continuellement pour nous faire du bien , pour nous secourir, pour nous recevoir dans le sein de sa miséricorde , dont il nous ouvre le chemin ? mais , hélas ! plus ingrats que les juifs, ne lui contredisons-nous pas de \olonté , d'actions et de mœurs ? ne méprisonsnous pas sa grâce ? ne rejetons-nous pas son secours ? n'abusons-nous pas de sa miséricorde ?
Craignons d'être parlicipans du malheur de ceux dont nous imitons l'ingratitude : pour l'éviter, croyons à Jésus-Christ, obéissons à Jésus-Christ, espérons en Jésus-Chrisl, Û0U8 ne serons pas confondus
ao6 iPÎTRE AUX ROMAINS.
Les savans peuvent voir dans la Triple Exposition le corollaire doctrinal qui confirme celui du chapitre neuvième.
COROLLAIRE DE PIÉTÉ
En premier lieu.
Au premier verset , les siipe'rieurs doivent imiter la charité de saint Paul. Au deuxième , que les chrétiens craignent d'imiter le faux zèle des juifs. Le zèle qui n'est pas selon la science , est d'autant plus dangereux qu'il est plus ardent.
Pour en éviter les dangers et les maux , il faut que rentendement règle le cœur, c'est-à-dire , que nous agissions selon les principes certains de la science et de la foi , et non selon les sentimens et les mouvemens du cœur, quoique pieux.
En second lieu. ;
Apprenons tous du verset 4 ? que Je-' sus-Christ est la fin de la loi , la source àf toute justice ; il n'y a eu , et il n'y aura jamais aucune véritable justice au monde que par Jésus-Christ.
Le milieu , ou le canal par lequel cette source communique sa justice ,