CHAPITRE XV. â
Que le gentil ne méprise donc pas un peuple à qui Jésus-Christ lui-même a prêché l'Evangile; et que le juif ne porte pas d'envie aux gentils pour une grâce que Dieu a tant de fois prédite.
i3. Je prie donc Dieu , rauteur de iS. Deus au-
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l espérance , aussi-bien que de la pa- ^os omni gau* lience el de la consolation, qu'il vous 'l'o /' Fce m
' T ciedeudo : ut a-
remplisse d'une parfaite joie, qu'il vous buudetisinspe,
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donne une pariaile paix , par le moyen tûs saocii. d'une même foi qui éteigne parmi vous toute dissension , afin que votre espérance croisse de plus en plus , par la grâce et la vertu du Saint-Esprit.
1 4. Mon souhait ne procède pas d'au- i4. Ceiius
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cune dehance que j'aie de votre vertu; très mei , et ego car je sais , mes frères , et je suis assuré |Pf;„it ^J*;;,^,; que vous êtes pleins de charité , que pienieaisdiiec.
■^ ^ 1- 1 1 lione , repleli
VOUS êtes remplis de toute sorte de con- omni scientiâ , naissances , et qu'ainsi vous êtes capa- j^S'^tt blés de vous instruire les uns les autres, °^'eet par conséquent cpie vous n'avez pas besoin de mes avis.
Saint Paul , par une modestie et une prudence d'apôtre , adoucit à la fin de sa lettre , par des louanges , tout ce qu'il peut y avoir dit de plus fort , et fait entendre aux Romains qu'ils n'avaient pas besoin de sa lettre, parce qu'ils sont pleins de charité et de science, et par conséquent capables de s'instruire.
Deux choses sont nécessaires pour ensei-
a 86 ÉPiTRE ALX ROMAINS.
guer , la science et la charité : la science donne la capacité , la charité presse de le faire } or vous avez l'vuie et l'autre.
i5. Aiidaciùs ï^« Néanmoins je vous ai écrit, mes sutem scripsi frères, et peut - être avec un peu trop
vobis, fratres , , ,.1 , . .
ex parte, tan- de liberté , non pour vous inslrmre , r^^ À"osTedu- comme si vous ne saviez pas les choses cens : propter cmg jg vqus ai dites , mais seulement
graliamquœda- ^ ' . .
ta est mihi à pour VOUS en lau'e ressouvenir ; et cela pour satisfaire au devoir de Tapostolat, auquel Dieu m'a appelé par sa grâce.
Remarquez et imitez la liberté de notre apôtre et son honnêteté. Il écrit hardiment . il s'excuse honnêtement.
C'est ainsi que les hommes apostoliques doivent dire librement la vérité : mais c'est ainsi qu'ils doivent toujours observer les règles de l'honnêteté.
C'est encore ainsi que les supérieurs doivent ménager les esprits de leurs inférieurs, les instruisant , les corrigeant avec douceur et modestie. L'humilité donne une grâce et tme efficace admirables aux avis et aux corrections.
i6. Ut sim i6. Et ce devoir m'engage à exercer li'jesTki genti- ^^ ministère de Jésus-Christ parmi les bus : sanctifi- nations , et à lui sacrifier par la prédi-
cansevangelium . . ^ ^ *
Dei, ut flatobia- cation de SOU Lvaugile , non des amce^ptaTenanc- ^^ux , mais dcs liomiiies convertis à la titicaia, inSpi- foi» afin quc les erentils ainsi spirituellement sacrifiés et sanctifiés par le Saint- Esprit, lui soient une oblation agréable.
CnAPITHE XV. 287
Saint Paul nous représente ici la conversion des gentils comme un sacrifice spirituel et mystique : dans ce sacrifice saint Paul est le prêtre» les gentils sont la victime ; la prédication de l'Evangile est comme la consécration de la victime ; le Saint-Esprit est le feu qui consume la victime. Voy.lecorot-
Bien loin que ce sacrifice métaphorique "'^^jj t-IjUc détruise le véritable, au contraire , il le sup- Exposit. pose.
17. Par la grâce de Dieu, toutes clio- 17. Habeo ises m'ont réussi si heureusement dans cbHsfÔTes"^àd ce ministère , que j'ai sujet de m"en i>eum. glorifier, non devant les hommes, mais
devant Dieu ; non en moi même , mais en Jésus-Christ , en la place et en la vertu duquel je m'acquitte de mon devoir.