Maintenant ie suis près d'aller '^^'^"^.^'' l
' 1 sivobis primum
à Jérusalem, pour porter quelques au- ex parte fruims
* • , . 1 fuero.
mones aux samts pauvres qui y demeu- aS.Nuncigi-
j.gjjj lur proficiscar
' , '" Jérusalem
Samt Paul, le docteur de tout le monde, minisiraresancfait tant de cas de l'aumône, que, la regar- tisdant comme une partie de son apostolat, lui-même se charge du soin de porter des aumônes aux pauvres de Jérusalem , et préfère cet emploi au désir ardent qu'il avait depuis long-temps d'aller à Rome.
Ep. Paul, I. 13
290 ÉrÎTRE AUX ROMAINS.
Que les prélats les plus élevés ne dédai gnent pas ce que saint Paul a tant estimé , qu'ils préfèrent le soin d'assister les pauvres à beaucoup d'autres occupations, qu'ils s'en acquittent au moins quelquefois eux-mêmes.
^6. Probave- 26. Car les Eglises de Macédoine et ;ëJo„fa"'e"; ^Ï- dAchaïe ont résolu avec beaucoup d'afchaia eoiiatio- fection de faire quelque part de leurs
nem aliqiiam fa- , . ^ i^ 1 • 1 t^
cere in paupe- bien S a ccux d entre les saints de Jeru- "uis:rrjr.s»''="M"i^»nt pauvres.
nisalem, ^ ^
27. Plaçait 27. Ils se sont portcs d'eux-mêmes emm eis : et de- ^ ccttc cliarité, que je Dourrais appeler
bitores sunt eo- , ' 1 1 r rr
mm. Nam si justice. En cfFct , ds Icur sont redeva-
spirilualiumeo- -, , . •! . 1 vi
rum participes Wcs, puisquc c cstpar leumioycn qu ils factisunt genti- ontlebonheurde croirccn Jésus-Christ.
les , deueut et
jo cariiaiibus Si donc les gentils ont eu part aux ri
ministrare illi. 1 • •. 11 j • T 1 *
cliesses spirituelles des juiis, parles apôtres qui leur ont été envoyés de Jérusalem , ivest-il pas bien juste que les gentils fassent part de leurs biens temporels aux pauvres chrétiens de Jérusalem?
L'aumône, dit saint Thomas, est due aux pauvres Evangélistes qui , par leurs prières , par leurs prédications et par les autres fonctions ecclésiastiques, adnrnnistrent les biens spirituel, au peuple chrétien , et elle est due non-seulement à ceux d'entre eux qui actuellement prêchent et instruisent le oeuple mais à la communauté qui les envoie, comme elle était due non-seulement à saint Paul à Sylas , à Barnabe , qui étaient les prédic
CnAPITRE XV, 291
leurs des gentils, mais aussi à la société des saints pauvres de Jérusalem , qui les avaient envoyés.
28. Après donc que je me serai ac- 28 iioc igiquitté de ce charitable devoir, et que Z.^Zr::': j'aurai remis les aumônes qui m'ont été assiguaveio ci*
f. , . -, . fruclum hune
conhees , entre les mams de ceux qui |,er vos pioGdoivent jouir de ce fruit de la charité, je [^'uko,'" "'** passerai chez vous pour aller en Espagne.
Saint Paul appelle l'aumône un fruit , parce qu'elle est le fruit de la parole de Dieu , le fruit de la piété des fidèles, le fruit des prières , des gémissemens et des larmes des pauvres; mais c'est un fruit plus utile à celui qui le donne qu'à celui qui le reçoit, selon la parole de Jésus-Christ : H est plus heureux de donner que de recevoir.
29. Or je sais que mon arrivée chez 29. Scio auvous sera accompagnée de 1 abondance veniens ad vos des erâ?es et des bénédictions de TE- >» abuudamia
•^ , /ni • benediclionis
vangile de Jésus-Christ. evaugeiiichris-
li veuiam.
30. Cependant je vous conjure, mes 3o. obsecro frères , par les mérites de Notre -Sei- tres°,\ier' no* cneur Jésus -Christ , et par la charité °"°"™ ^ ""*-
<3 ^ ' i trum Jesum
que le Saint-Esprit a répandue dans nos chrisium , et
, • 1 » • P^r cbarilatem
cœurs de vous joindre a moi par vos sancti Spiriiûs prières, et de m'aider par leur moyen "tadjuvetis me
i ' . . r . •' m orationibiia
dans le combat que j'ai à soutenir. \estris pro m%
Saint Paul prévoyait qu'il aurait à souffrir, ^'^ °^"'"* et à soutenir de grands combats.
292 ÉPÎTRJi AUX ROMAINS.
De la demande de saint Paul, inférez qu'il est permis et qu'il est utile d'invoquer le 9£.^ cours des saints.
Car s'il a été permis à saint Paul de deman der , par tout ce qu'il y a de plus sacré , les prières des Romains encore vivans, pourquoi ne me sera-t-il pas permis d'implorer maintenant le secours de saint Paul régnant avec Jésus-Christ ?
3i.uiiiberer 5 j . Priez donc : i .» crue quand ie se
al) infidelibiis . • ^ i 1 t i ' tv- i '
(]ui suiu in Ju- l'ai aiTivc daiis la Judée , Uieu me def-nT; 'm!; nlir livre des embûches des juifs incrédu-
tio accepta fiât |es ;
in Jérusalem c • ,. n 1 j. -^ ^ >. • t
53jj(,ii5. Saint Paul était suspect même aux juiis
convertis à la foi , qui le legardaient comme
l'ennemi du judaïsme et le protecteur des
gentils.
2.0 Que le service que je vais rendre aux saints de Je'rusalem leur soit agréable.
32 Ut veniani 52.3.0 Qu'ayant heureusement rem ad vos in gau- pli i^ia commissiou , je vienne plein de
dio per volun- f. • 1 , \ ii'irk*
laiem Dei , et ]oie vcrs VOUS , Si c'cstla voloutc de UlCU, réfrigérer vo pouj. jouir avcc VOUS d'uuc mutuelle consolation.
33. Deus au- 35. En attendant , je prie Dieu, Tauciim ''omnibus tcur et Ic conscrvateur de la paix , de vobis. Amen,, j^ répandre dans vos cœurs et de demeurer avec vous tous. Amen.
CllAPITRK XV. 2^3
COUOLLAIKE DE l'IÉTÉ.
En premier lieu .
Apprenez de ce chapitre que c'est un ;/^„ j.j devoir de charité fraternelle de compatir aux faibles , de les instruire , de les aider, d'en supporter charitablement les faiblesses, comme c'est un devoir de la même charité de compatir aux pauvres, de leur faire Taumône , de soulager leur misère .
La science , la force et la vertu sont données aux savans et aux forts , afin qu'ils instruisent les ignorans , qu'ils supportent les faibles , comme les richesses sont données aux riches, pour le soulagement des pauvres.
De même donc qu'un riche c[ui se complaît dans ses richesses , qui se les réserve pour lui seul , et qui ne s'en sert pas pour le bien des pauvres , pèche par avarice et contre la charité; ainsi un savant qui se complaît dans sa science , dans sa force, dans sa vertu, dans ce qu'il a au-dessus des autres , et ne s'en sert pas pour le bien et le salut de son prochain , pèche par une avarice spirituelle et par un amour-pro pre contraire à la charité.
0 Dieu de charité ! combien de fois ai je donc péché ! combien de fois me suis- je complu en moi-même! combien de fois me suis-je indigné contre mon frère , à cause de ses faiblesses ! combien de foisl'ai-je méprisé, rebuté pour son ignorance , pour sa grossièreté, au Heu de l'instruire , de le corriger , de le supporter charitablement! Combien de fois ai- je donc péché contre vous , 6 Dieu de charité ! ô Dieu de patience !
Mais puisque par votre miséricorde vous m'avez souffert avec patience quand j'ai péché , par la même misé* ïicorcle , pardonnez - moi maintenant mes péchés que je reconnais, que je dé teste , et que je veux corriger.
Donnez-moi , ô mon Dieu .' une charité chrétienne , afin que, comme Jésus-Christ ne s'est point plu en lui-même , n'a point vécu pour lui-même , mais tout entier pour nous , dont il a supporté les faiblesses et expié les péchés ; ainsi, sans complaisance en moimême, sans attachement à mes aises et à mes intérêts , je vive pour le bien des autres , les aimant , leur compatissant , les instruisant , les aidant en tour ce que je pourrai.