CHAPITRE II
lin tel chrétien spirituel et inler/etET n'est pas du goût du monde, qui ne voit et n''eslime que les choses extérieures et éclatantes ; mais il est agréabl^e à Dieu , qui voit et demande l'esprit et le
cœur. f'ers. a^
Que m'importe l'eslimc des hommes , dont les jugemens sont si souvent trompeurs, et d'ailleurs me sont trcs-inutiles ? Qu'ils m'estiment , qu'ils me méprisent , je n'en serai ni meilleur ni pire ; leur estime ne me donnera pas la vertu ni le mérite ; leur mépris ne me les ôtera pas , si j'en ai. Je suis proprement et véritablement ce c|ue je suis devant Dieu, tout le reste n'est rien.
Mon Dieu ! le Seigneur des vertus , convertissez-moi à vous , donnez-moi un cœur droit , un cœur fervent dans votre amour , un cœur qui vous aime véritablement ; pour lors , cpioi qu'il en soit des jugemens des hommes, je serai heureux : Mojitrez-moi votre face^ et je serai sam>é.
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