CHAPITRE JIl
y est assurément détruite , non par la loi de Moïse , qui s\'\ppuie sur les œuvres , mais pt^.r la loi de Jésus-Christ, qui s\Tppuie sur la foi.
28. Car , de tout ce qui a été dit jus- 28. Aibiiraqu a présent , nous mrerons que 1 nom- tiiicari homime , soit juif, soit ccntiL est iustifié ".^'" P"' '''.'f'"
,'. , ^ ^ sine oiienbii»
par la foi, indépendamment des œu- legi». vres commandées par la loi de Moïse.
L'homme est justifié par la foi vive , animée de la chax'ité , ou qui agit pav la charité, comme dit saint Paul. Gui. 5.
Indépendamment des œuvres prescrites par la loi de Moïse , ou bien aussi indépendamment des œuvres qui ont précédé la foi , (jui n'ont pas été faites dans la foi et par la foi ; car les bonnes œuvres de la foi sont nécessaires pour le salut , comme saint Paul l'a marqué au chapitre précédent. Firs. 6 et 10.
2Q. Et celte manière de justification 29. An Jupar la 101 est cligne de JJieu , qui étant lantùm ? nonégalemenlle Dieu de tous les hommes , T ?' genimm ?
", , , . . ' Imoetgenliiim.
soit juifs , soit gentils, a soin de tous , et donne à tous un même moyen de salut.
5o. Comme donc il nV a qu'un Dieu ^°- Qt>oiiiam
, , .1 . * . , quideiu iiniisesl
createu»' de tous, il ny a aussi qu un ueus, qui jusmême moyen de justification pour tous, ciSem'ex'I qui est la foi en Jésus-Christ crucifié 4^- ^"^ priepu.
'■ tium ner fidém.
pour tous.
Admirons la bonté de Dieu : tous les hom-
b6 fePÎTRE AUX ROMAINS.
mes ne pouvaient point aller à Jérusalem pour y offrir le sacrifice ; Dieu propose au monde Jésus-Christ, son Fils, victime de propitiation, povir le salut de lous, afin que chacun se la puisse approprier par la foi, et l'offrir à Dieu en tous lieux , pour l'expiation de ses péchés.
Si.Legemer- 3i. Et qu'ion ne dise pas que cela
50 deslruimus i ', •. 1 1 • . • 1 ii '^
Ber fidem? Ab- cled'uit Ja loi ; au contraire cela reta-
per fidem ? Ab sit : sed I statiiimus.
«t : sed legem ]^jj|. ^ puisque Jc'sus-Christ est la vérité' ,
Taccomplissement et la fin de la loi.
COROLLAIRE DE PIÉTÉ
Remarquons'tous en ce chapitre deux grandes vérités , qui sont autant de principes de notre religion , et réduisons-les souvent en pratique.
Première vérité ou premier principe.
Tout homme qui est au monde , considéré en lui-même et dans ses propres actions, est pécheur , criminel devant Dieu , et digne de sa colère. Que tout le monde se reconnaisse coupable , parce que tous ont péché et ont besoin
La pénétration , Taveu de cette vérité anéantira tout votre orgueil. Qui que vous soyez , vous êtes né pécheur , vous vivez pécheur ; et si Dieu n'a pitié de vous , vous mourrez pécheur. Crai