CHAPITRE VII
ANALYSE
S^JHT Pail, après avoir dit aux juifs cou- f^ers. i4 da ertis à Jésus-Christ, qu'ils ne sont plus sous P' ^' a loi, a fait une digression qui a duré jusqu'à la fin du même chapitre. Il retourne maintenant à son propos , et , apostrophant les juifs, il leur prouve, dans les six premiers versets , qu'ils sont délivrés de la servitude de la loi.
Premièrement , parce que dans le baptême, par la vei'tu de la mort de Jésus- Christ , ils sont morts ; et par consé([uent la loi n'a plus d'autorité sur eux , comme un mari défunt n'exi a plus sur sa femme vivante.
En second lieu, parce que, dans le baptême, ils sont ressuscites avec Jésus-Christ, ils vivent en lui et avec lui , ils lui sont unis par un mariage spirituel , et par conséquent ils sont sous la grâce pour donner à Dieu des fruits de vie , comme sous la loi ils ont produit des fruits de mort Fers.d.
Dans les versets sui\ans, il explique comment la loi , quoique sainte, a néanmoins, par occasion , nnultiplié le péché , en tant que l'ayant fait connaître et l'ayant en même temps défc-idu , par cette connaissance et par celle défense elle a irrité la concupiscence. ;.8.
Par modestie, saint Paul expose le fait en sa personne, se supposant en deux états différens Devant la loi , je vivais sans ia loi ; ç„ cl &près la loi , lorsque (a loi a paru, à l'oc-
120 ÉPÏTRE AUX ROMAINS.
casion de cette loi, ma concupiscence s'est Vers. I -II. enflammée et m'a tué par le péché.
C'est donc proprement la concupiscence qui est la cause du péché ; ce n'est pas la loi , ia-i3. qui est sainte.
Au verset 14 » saint Paul , passant de l'état do la loi à l'état de la grâce , explique les eifets déplorables de la concupiscence , même dans ce dernier état : et de même que , dans les versets précédens , il a fait voir en sa personne, comme juif, les effets criminels de s5-23, la concupiscence sous la loi, de même, dans les versets suivans , il fait voir aussi en sa 24.. personne , comme chrétien , les effets que la concupiscence fait ressentir, quoique involontairement , aux saints dans l'état de la 25. grâce.
Enfin il gémit de sa misère, et il en montre le remède.
I. An ignora I . Je reviens à ce que je vous ai dit , lis , frains , i>ousjiêtes plus SOUS la loi, * et |e
( scientibus e- / r ' i
nim legem lo- yous le prouvc. C'cst à VOUS , lîies frè-
quoi) quia lex . . !, i 1 1 • '1
in iiomine do- l'cs , juiis et savaiis claiis la loi , que ] annnaïui , quan- i^.g principalement cette partie cle
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vil? mon discours : vous savez tous que la
• chap. 6. loi de Moïse n'a de pouvoir sur un
"""*■ '*■ homme qu'autant qu'il vil. j
i. Nam quae 2. Qu'il me soit pcrmis de me servir
sui) viro est mu- -ç- (j'^j-jp comparaison pour m' expliquer
lier, vivenle vi- i r i »
ro. ailigata est plus seiisiblemcnt. Gommc une femme