I. — La même que G. mais
| à Francfort | sur le Mein, | chez Jean David Zunuer | 1698.
Avertissement, xvi pp.
Corps du livre, p. 1-178.
Lettre de Fenelon au Pape, p. 179-188.
Autre lettre de Fenelou au Pape, p. 189-195. Déclaration des Trois Prélats, p. 196-259. Les 34 Articles, p. 260-270.
Lettre du Roi au Pape, p. 271-272.
Table, 3 feuillets.
J. — Placita | Sanctorum | explicita | ab illustr. et Rêver"0 DD. | Franc, de Salignac. Fenelon I archiep. duce cameracensi, | sereniss. Ducum Burgund. Andegav. j et Biturigum prujceptore | pet. in-8° 172 pp. C'estla traduction latine des « Maximes ,>, accompagnée de notes marginales, dont Fenelon annonça l'envoi à Chanterac le 31 déc. 1697.
IL — Eléments de la présente Edition
A. — L'Edition corrigée de la Bibliothèque Nationale : Mss : fr. 13 241. C'est l'Edition A : les feuillets ne sont pas
rognés, et des pages blanches, de provenance et môme de dimensions diverses, sont intercalées irrégulièrement; elles sont numérotées en général Mais je n'ai pas reproduit ce numérotage, qui n'est pas constant, et qui ne correspond pas toujours à l'ordre du texte.
Sur le feuillet de garde, on lit : « donné à la Bibliothèque « de Sorbonne, au mois d'Août 1785, par M"" de Froulé, « marquise de Créqui.
■ Toutes ly.s )ioteï marginales et celles qui sont intercallées, n sont de la main île M. de Fenelon, qui vouloit donner une « nouvelle Edition de son ouvrage = des Maximes des Saints.
« Gayet de Sansale, Bit. de Sorb. ».
plus bas, d'une autre écriture :
k N. D. — L'addition mss1 des pages I06b" et 106'", est 'i de la main du Duc de Chevreuse, ainsi que plusieurs corree- « lions répandues dans l'ouvrage. L'addition I l'2bi' et quelques « autres corrections sont de la main de Vabbé de Longeron.
« Henseignements donnes par M. l'abbé Gosselin, janvier
La plupart des corrections sont de la main de Fénelon ; tantôt d'une écriture fine, à l'intérieur du texte; tantôt de l'écriture large et haute bien connue, dans la marge ; tantôt enfin sur les feuillets intercalés. — L'abbé de Langeron a en effet écrit l'addition H2bis Cp. 113), et quelques autres corrections sans importance. Quant au Duc de Chevreuse, je n'ai reconnu, comme étant de son écriture, que l'addition lOfii'i» et 106ter, que je publie plus loin, dans cette Indroductiun Ailleurs, on rencontre certaines corrections d'une écriture qui au premier abord ressemble à la sienne, mais qui en apparaît vite très différente : on ne peut guère, semblet-il, vu la régularité et la liaison des caractères, les attri-
buer qu'à un copiste transportant là des corrections écrites ailleurs par Fénelon, ou corrigeant sous sa dictée.
B. — Une copie des « Maximes des Saints », que M. Levesque m'a communiquée. C'est un volume in-4°. Les pages ne sont pas numérotées ; chacune est divisée en deux parties dans le sens de la largeur. La copie n'occupe qu'une moitié de la page. — L'autre est réservée aux corrections. On lit en tète de la première page, d'une écriture du xvne siècle : i /.<■ livre de M. l'A de Cambray avec les retranchements, changements et additions en manuserd ».
Cotte copie présente plusieurs fautes grossières; et l'on comprend, en la lisant, les plaintes contre l'inintelligence des copistes, si souvent formulées par l'abbé de Chantérac dans sa correspondance avec Fénelon ou avec l'abbé de Langeron. — Cependant elle ne laisse pas d'offrir un certain intérêt, non seulement en fournissant quelques variantes, mais encore en témoignant que les corrections ont été faites par étapes successives. En la comparant au texte plus définitif de la Bibliothèque Nationale, on s'aperçoit :
1° Que certaines corrections de ce dernier ont été incorporées purement et simplement dans la copie. — Ce sont, en général, les mots ajoutés dans l'intérieur du texte, ou les changements courts ajoutés dans la marge, de la grande écriture reposée de Fénelon.
2° Que d'autres corrections ou additions, en général plus longues, sont admises également dans la copie, mais soulignées. Il est donc vraisemblable qu'elles sont plus récentes.
3° Enfin, certaines modifications, qui subsistent dans la copie, ont été raturées sur le texte définitif, où elles figuraient d'abord. Et le texte définitif comporte de nouvelles
corrections, inconnues à la copie : elles sont dues, souvent, au copiste anonyme dont l'écriture ressemble; à celle du Duc de Chevreuse.
Signalons un dernier intérêt, de cette comparaison des deux textes : Si l'on ne connaissait que celui de la Bibliothèque Nationale, on pourrait croire, en voyant les corrections beaucoup plus nombreuses et plus considérables dans la première moitié du livre que vers la fin, que l'auteur s'est lassé, et n'a puère exécuté qu'une partie de son dessein. La copie, par son existence môme et par les étapes qu'elle marque dans la confection de l'Edition projetée, marque bien que le livre a été revu tout entier, et que notre expression de « texte définitif » n'est pas trop impropre.