‹ Explication des planches anatomiques du corps humain, exécutées d'après les dimensions naturellesChapitre 1 sur 508 · SAINTE-HÉLÈNE · texte numérisé non relu

SAINTE-HÉLÈNE

PUISSE CET OUVRAGE DURER AUSSI LONG-TEMS QUE LE SOUVENIR DU GRAND HOMME QUE TU RENFERMES!

PRÉFACE

Qooiçce l’Anatomie fasse partie des sciences naturelles, elle dilRreesseutieIlemeutde l’Histoire naturelle proprement dite. En effet, ceUeaîi s’arrête ans formes , ans qualités estérieures des corps, et se borne, en quelque sorte, à en effleurer la surface. L’Anatomie ™ pins loin :eUeles pénètre, les dirise, isole les parties dont ils se composent, et cherche à soulerer le Toile qui cache le secret de leur organisation. Elle analyse les rapports mutuels des organes; eUe étudie leur structure intérieure, leur mode de vitalité, et eu déduit les fonctions qu’ils remphssent. C’est ainsi, e’est en procédant d’une manière si sévère, quelle développe, aux yeux de l’homme, les ressorts merveilleux que la nature emploie et fait concourir à un but

unique, l’entretien de la vie.

Cette science compte déjà une fonle d’ouvrages; mais les

;j préface.

uns sont spéciaux, ne traitent que de telle ou telle branche de l’inatomie; les autres sont plus ou moins incomplets, renferment des planches dont les détails manquent de fidélité et d’exactitude. Il n’en est pas ainsi, j’ose le dire, de celles que je présente au public. Elles forment une représentation complète de toutes les parties dont se compose le corps humain, examiné de l’extérieur à l’intérieur, et donnent une idée exacte de l’ensemble. Les mêmes parties y sont figurées d’après nature, et dans leurs dimensions naturelles. Aucun de leurs rapports n est omis, et l’œil d’un anatomiste exercé retrouve la copie fidèle des objets tels qu’on les observe sur le cadavre.

Il n’y avait qu’un examen cxjmparatif, répété sur une multitude de sujets, qui pût servir de guide pour tracer un plan aussi vaste. Aussi ne l’a-t-il été qu’après de longues recherches anatomiques, qui toutes avaient le même but, celuid exécuter cet ouvrage et de bien juger de la disposition qu affectent le plus ordinairement les diverses parties du corps. C’est cette disposition qui a servi de type à tous les dessins.

Ce travail fut entrepris par le célèbre Mascagxi , dont j ai l’honneur d’avoir été l’élève et l’ami. Associé à ses recherches.

PRÉFACE

iij

aux ouvrages dont il s’occupait, j’eus la douleur de le voir périr avant qu’il eût pu mettre la dernière main à ses travaux. J’avais le secret de sa pensee, j’avais en quelque sorte reçu son dernier soupir, c’était naturellement à moi à achever ce que la mort l’avait empêché de mener à fin. Je me mis à l’œuvre, et les planches de T Anatomie pittoresque, dont je fis le texte, furent publiées, en 1816, au profit des héritiers du grand anatomiste dont la perte était si fatale.

Restaient ; 1“ Trente Planches ombrées, gravées sur cuivre et non terminées, de sa grande Anatomie ;

2° Quinze Planches au simple trait, gravées presque toutes au dos des planches ombrées. Une multitude de fautes et d’erreurs s’étaient glissées dans la gravure, quoiqu’elle eût été faite du vivant de cet homme célèbre, et sur des dessins aussi soignés qu’ils étaient exacts;

3° Dix-neuf Planches gravées sur cuivre, avec quelques cahiers manuscrits qui devaient servir de prodrome ou d’introduction à la grande Anatomie;

4“ Un certain nombre de dessins anatomiques et de cahiers manuscrits sur l’anatomie descriptive et l’économie rurale.

PRÉFACE

Cette entreprise exigeait une mise de fonds considérable ; une société anonyme se proposa ♦, la famille Mascagni accepta ses offres, par acte sous seing-privé. Je fus mis à la téte de cette opération, chargé de coordonner les matériaux, de perfectionner les planches, de taire les textes, et de soigner la publication successive de ces deux ouvrages.

Sur ces entrefaites, je fus désigné pour porter les secours de l’art au grand homme dont on usait la vie sur le rocher de Sainte-Hélène. Rendu à cette affreuse station, je repris mon travail et lui eonsacrai tous les instans que ne prenait pas mon service. C’était mon délassement, mon refuge, lorsque les lieux ou les geôliers agissaient trop fortement sur mon ame, et plus d’une fois mon passe-tems allégea le poids des heures de Napoléon. Ce prince aimait à saisir sur ces planches les détails de notre organisation; il aimait à étudier l’homme physique, à le pénétrer comme il pénétrait l’homme moral. Il avait même accepté la dédicace de l’ouvrage; il voulait ainsi faire connaître l’intérêt qu’il lui portait, et l’utilité dont il le jugeait susceptible. La mort l’enleva trop tôt! Mais la reconnaissance ne doit pas s’éteindre avec la vie; j’offre à son tombeau l’hommage que je n’ai pu présenter à sa personne.

PHÉFACE.

D n’éfait plus; nous repassâmes en Europe. Mon travail était achevé, et je le rapportais avec confiance, lorsque je reçus à Londres un projet de vente écrit au nom de la société et des héritiers Mascagni, où l’on me proposait de mabandxtnner en totalité les exemplaires du Prodrome, les cuivres de cet ouvrage, ceux de Xu grande Anatomie, ainsi que tous les papiers qui pouvaient y avoir rapport. On demandait une somme de huit mille écus de Toscane, pour le paiement desquels on donnerait du terns et prendrait des sûretés convenables. La famille Mascagni, convaincue qu’il serait avantageux à l’acquéreur de ces deux ouvrages d’avoir les cuivres et les exemplaires qui restaient du Traité sur les vaisseaux lymphatiques et de VAnatomie pittoresqne, m'en proposait aussi l’acquisition pour la moitié de ce que portait le prospectus.

La somme était assez forte, mon travail était fait, tous mes engagemens remplis, je demandai que la société tînt les siens, lin M. Moggi^ qui représentait la société, me répondit qu’elle était décidée à ne plus faire d’avances, qu’elle voulait se dissoudre, que c’était un parti pris. Je le trouvai assez fâcheux; mais que faire? je me résignai. C’est dans cette situation d’esprit que j’arrivai à Florence. Je m’adressai de suite à la

PRÉFACE

famille Mascagni, et lui proposai sept mille cinq cents écus, au lieu de six mille cinq cents que lui payait la société. Nous fûmes bientôt d’accord, les actes étaient rédigés, on allait signer; mais Moggi, qui était l’ame de toute cette affaire, axait d’autres vues. L’autorité intervint et refusa de sanctionner la transaction. « Puisqu’on m’empêche d’acquérir, qu’on s’exécute. — Nous ne voulons pas. — Mon travail?—Vous l’avez.

Je lutiliserai. — Libre à vous. — Résilions. — Nous ne

demandons pas mieux. » Ainsi fut fait; nous parûmes devant le magistrat, qui déclara la société dissoute. Mais l’opération était déjà passée en d’autres mains; je n’avais pu l’avoir pour sépt mille cinq cents écus ; on la céda pour trois mille. La famille Mascagni était désintéressée, je ne devais rien à la nouvelle société; je me disposai à tirer parti de mon travail. Elle l’apprit, me demanda les épreuves, je les refusai; elle me proposa des arrangemens, je m’y prêtai. Nous étions d’accord, lorsqu’un professeur de belles-lettres^ M. Rosini, imprimeurlibraire à Pise, vint se jeter à la traverse, et fit manquer la transaction. Je ne voulus dès-lors plus rien entendre; je marchai, je poussai à la roue, j’eus bientôt un succès décidé. On s’en vengea par des libelles et des injures; il n’y eut sorte de calomnies qu’on n’essayât. On répandit que je m’étais appro-

PRÉFACE

vij

prié Fouvrage de Mascagni,—on a vu comment; que je frustrais sa famille, — elle était désintéressée; que je n’avais pas les squelettes, —je les ai publiés; que le travail était complet, — on demande neuf ans pour le mettre au jour; que je n’y avais rien ajouté, — on m’allouait la moitié des bénéfices. Encore si la production rivale eût mieux valu! mais elle est tombée dans des mains inhabiles qui la sèment de fautes, et compromettent la gloire de Mascagni.

INTRODUCTION

liEs. plancHes anatomiques qui composent cet ouvrage, ont tonte? été dessinées d’après de nombreuses préparations faites avec le plus grand soin sur une multitude de cadavres choisis. Ces planches sont , en quelque sorte , le complément de toutes celles qui ont paru jusqu’à présent. Elles présentent, avec la plus fidèle exactitude, et-sous divers aspects , l’ensemhle et les rapports particuliers des diverses parties du corps humain. La grandeur et les proportions des figures sont celles d’un homme détaillé ordinaire, et de la dimension la plus régulière. Cptte sorte de Carte topograpJiîque du corps humain, en entier et dans sa grandeur naturelle, h’oiBfre aucune confusion qui puisse rendre les recherches difficiles ; cet inconvénient aurait nécessairement eu heu, si ces planches eussent été dessinées d’après de moindres dirneiisions.

Une méthode non encore employée dans les ouvragés de cé genre, nous a semblé le moyen de donner l’idée la plus exacte dé toutes les parties du corps r elle consiste dans la représentation de l’ensemble (h. Synthèse) de tous les organes, tels qu’ils s’offi-ent à l’anatomiste sur le cadavre. De cette manière, on peut étudier successivement, depuis la couche superficielle sous-jacente aux tégumens communs , jusqu’au squelette j le réseau sous-cutané formé par les néffs et les vaisseaux sanguins superficiels , tous les plans musculaires avec leurs nerfs , leurs vaisseaux sanguins et leurs vaisseaux lymphatiques; enfin les organes qui remplissent les trois grand<^ cavités du corps, le crd?ze, le thorax, él Y abdomen. Tbutés ces parties sbnt représentées dans leur position naturelle. ■

Vingt-quatre planches, rapprochées convenablement trois par trois, représentent ’ le corps humain en entier , et ofïrent ainsi huit %ures humaines complète^ Les dessins ont pour objét de faire voir les trois couches de muscles et le squelètte naturel recouvert de son périoste, avec ses cartilages et ses ligamens. Les artères, lès veines superficielles et profondes , les vaisseaux lymphatiques profonds, et les nerfs, sont représentés fidèlement avec chacun des plans musculaires. .

Les deux premières figures font voir les nombreux vaisseaux sous-cutanés artériels et veineux (i), avec les nerfs sous-cutanés (2) qui recouvrent la première couche musculaire.

Les deux secondes figures ofïrent la deuxième couche musculaire ( on suppose la

(i) Les artères sons-cutanées veines naissent dans la peau, de n cations artérielles dont elles ont le le repli des artères, se multiplie

disposition que les ar sont composés de m; '

it bien moins irombreuses que ies vei le que dans tontes les parties du corps •.

oêmes dilnénsions, et qu’elles égalent en et augmentent de volume ; leurs ramifie:

, dont le trajet Variable et les

; ils donnent lieu, par leurs ne :s toujours croissantes, et de différentes grandeui

et d’un: calibre bien plus petit exception , par la:, courbure des dernières ramifiibre : lesiveinès'sous-cutanéés, fonnées ainsi pt s s’anastomosent fréquemment, et forment aire Qions et subdivisions n’affectent pas la mêm à la formation des réseaux sous-cutanés ql eut la forme pentagonale.

les

(2) Lestilamens nerveux sous-cutanés qui se terminent dans le tissu de la peau qui reeohvre tout le corps et dai viennent indistmctement soit des nerfs qui naissent de la moelle alongée, soit de ceux, de : la moeUe épinière ■ ils fréquemment par des communications multipliées, et concourent à l’accomplissement des mêmes fonctions.

INTRODUCTION

première simplement renversée), avec les nerfs (i)j lés vaisseaux sanguins et lymphatiques qui la pénètrent, et qui rampent entre elle et la première à laquelle ils se distribuent également.

Les deux suivantes présentent la troisième et dernière couche musculaire ( on suppose la seconde simplement renversée ), avec les parties qui l’accompagnent comme dans les précédentes. .

Enfin, les quatrièmes et dernières représentent le squelette naturel et toutes ses dépendances, telles que le périoste, les cartilages et les ligamens. ,

Toutes les autres planches, au nombre de vingt et une, qui accompagnent celles qu’on a déjà énumérées, comprennent :

1 °. En certain nombre de dessins de préparations anatomiques particulières, qui servent de supplément aux grandes figures, en ofirant la copie exacte des parties que la disposition de ces premières ne permettait pas de faire voir convenablement y

3°. Les viscères des trois grandes cavités du corps , avec leurs nerfs j leurs vaisseaux sanguins ef lem’s vaisseaux àbsorbans. ,

Ces dernières planches sont la représentation la plus fidèle de tous les détails anatomiques relatifs aux différens viscères , à leur conformation , et à tous leurs rapports naturels. Nous joignons ici une indication sommaire des parties que représentent ces planches :

i°. Le cerveau , le cervelet, la moelle alongée, la moelle épinière , et leurs membranes ; ' -

n-. Tous les nerfs cérébraux et spinaux , et leurs distributions-

3“. Les communications nombreuses des nerfs spinaux entre, eux . et avec les ganglions du grand sympathique , les vaisseaux sanguins artériels et veineux qui se ramifient autour de ces ganglions, et les nerfs qui en partent;

4°. Le trajet et la distribution du grand sympathique , ou nerf intercostJ ; ses nombreuses communications avec les autres nerfs; ses ganglions; les plexus;les réseaux variés, plus ou moins épais , qu’il forme au cou et autour des organes de la poitrine et de l’abdomen; enfin, sa terminaison au coccyx, point où il se réunit avec celui du côté opposé, en formant un angle plus ou moins aigu ;

5“. Le trajet et la distribution des nerfs delà paire vague , du grand hypoglosse et du glosso-pharyngien ;

6°. Les plèvres, le médiastin, le péricarde , le cœur, le larynx , la trachée-artère, les bronches et les poumons ;

7 °. L’origine des deux principaux troncs artériels ;

8°. L’artère pulmonaire et sa terminaison dans les poumons ;

9°. L’artère aorte dans tout son trajet, et les principaux, troncs qu’elle fournit ;

10 °. La terminaison des veines pulmonaires, et des deux veines caves au cœur •

11 °. La disposition des plexus et des réseaux veineux, multipliés avec les artères qui les. traversent dans quelques parties du corps humain , comme aux mâchoires , à la tête, au cou, à la partie postérieure de la colonne vertébrale, et entre les muscles

INTRODUCTION

yîj

de cette région, à rintérieur du canal Tertébral, et aux parties génitales chez l’iioihnie et la femme; .

12". La cavité de la bouche, la langue, le pharynx , l’oesOphage, l’estomac, et tout le tube digestif jusqu’à l’anus ;

i 3 °. Le péritoine , l’épiploon, le mésentère ;

i 4 °. Lès glandes mésentériques , et les vaisseaux absorbans mésaraïques on chylifères;

iS". Le foie;

i6°. La, rate;

17°. Le pancréas;.

18°. Les organes de l’appareil urinaire ;

19°. Les parties génitales de l’homme, et de la femme.

En résumé, toutes les parties qui concourent à former le corps humain , à l’exception des tégumens communs (i), sont représentées dans cet ouvrage.

Toutes les planches dont la réunion peut former une figure humaine entière , à l’exception des deux représeritant le squelette, sont doubles. L’une est ombrée, l’autre est Yescjuisse au simple trait, sur laquelle sont inscrits tous les noms les plus usités donnés aux organes par les anatomistes, ainsi que des lettres et des chiffres servant à faciliter l’étude et l’explication de tous les détails du dessin (2). r

Presque toutes les planches des viscères ofifrent, comme celles des figures entières , une esquisse fidèle de chacun d’eux. Tous les signes particuliers employés pour chacune des parties représentées, sont marqués avec la plus grande exactitude. Lors-, que l’on connaîtra bien le genre de dessin employé pour retracer les muscles, les tendons , les os, les ligamens, les cartilages, les artères, les veines, lés vaisseaux lymphatiques, lés. nerfs, il ne sera pas probable qu’on puisse commettre quelque méprise grave, et qu’on n’ait pas , au premier coup d’oeil, une idée exacte des parties. Chacune d’ellés a été représentée par un genre de dessin qui lui est propre ; ainsi

1°. Pour les fibres et les faisceaux musculaires, ce sont des séries parallèles de lignes et de points plus ou moins rapprochées ;

2". Pour les tendons. Ce sont des lignes parallèles très-déliées et rapprochées.

3 °. Des lignés diversement rapprochées et combinées, et de longueur variable, dessinent les os, le périoste, les cartilages et les ligamens ;

4°. Les artères sont figurées dé deux manières différentes , savoir; au moyen de lignes longues, parallèles, rapprochées , et touchées avec plus ou moins de force, de manière à déterminer leur forme arrondie, et auynoyen de petites hachures obliques;

5 °. Les veines sont distinguées des artères par des lignes transversales ;

6°. Des traits linéaires dessinent lé trajet et les divisions de chaque cordon nerveux ;

7°. Les^ vaisseaux lymphatiques sont caractérisés par des lignes sinueuses, et par leurs nodosités successives.

(1) Tant ce qui a rapport aux tégumens, etc., a été démontré dans les planches du Prodrome de la grande anatomie de Mascagni, publié par lé docteur Âutommarchi , en 1819 , Florence.

(2) Comme les planches réunies pour composer une 6gure humaine entière forment un tableau d’une très-grande dimension

l’un de l’antre le dessin et son esquisse. De cette manière, on peut les étudier dans tous leurs détails avec la plus grande fLilité , en s’aidant de la table explicative.

vîj INTRODUCTION. ,

Eh représentant ainsi diversement, au moyen de points 'et de lignes, les muscles, les tendons , le périoste , les ligamens , les cartilages , les os, les vaisseaux san^ins et lymphatiques, et les nerfs, on.;donne la facilité de reconnaitrey ap premier coup d’œil, les parties représentées. Cependant, malgré la désignation précise et particulière des muscles , des tendons, des os , des vaisseaüx ct des nerfs, ces dessins en noir ne sauraient pas donner une. idée aussi juste et aussi frappante de la nature, que les dessins coloriés. .

L’ordre adopté pour l’expliCation des planches de cet ouvrage, est celui ; qu’on a suivi dans l’indication sommaire que renferme cette Introduction. En employant ainsi la synthèse dans tous les dessins anatomiques, on donne une connaissance plus positive de toutes les parties du corps de l’homme. En présentant les muscles couche par couche , depuis la superficie jusqu’au squelette , on indique bien plus exactement les diverses régions qu’ils occupent; chacun d’eux examiné séparément, est désigné par son nom latin ; les roTuawM servent de guide pour l’explication des muscles

exposée dans la table de l’ouvrage ; les lettres indiquent rorigine et l’insertion des -fibres et des faisceaux musculaires aux tendonset leurs attaches aux os. La nomenclature de ces derniers est faite en latin, et mise en marge du dessin représentant le squelette. Les chiffres et les lettres désignent les articulations, et leurs ligamens particuliers. Des chiffres et dés lettres de dimension plus petite, servent à indiquer les nerfs,, les vaisseaux sanguins ét lymphatiques sous-cutanés , et ceux qui pénètrent dans les muscles , etc. Au moyen de cès indications particulières, on peut suivre dans toutes les couches musculaires, et dans toutes les autres parties du corps , les systèmes sanguin , absorbant et nerveux. • •

Enfin, l’examen dés viscères est fait dans l’ordre suivant:

1°. Les méningés , le cerveau, le,cervelet, .la moelle alongée , la mbelle épinière^ les nerfs cérébraux et spinaux, et les vaisseaux artériels ét veineux qu’ils reçoivent;

3°. Les plèvres, le péricarde, le cœur et les gros vaisseaux qui eh partent, le larynx, la trachée-artère, les bronches, les pouhions avec leurs vaisseaux .saognin.s et lymphatiques , et leurs nerfs;

5°. La cavité de la bouche, la langue , le pharynx , l’œsophage, l’estomac, et tout le tube intestinal ; le péritoine, l’épiploon , le mésentère, enfin tous les organes contenus dans la cavité abdominale, avec les nerfs,les vaisseaux .sangnîng et lymphatiques qui se ramifient à leur surface ou dans leur intérieur ;

4°.Les parties génitales chez l’homme et chez la femme, avec.leurs vaisseaux et leurs nerfs, sont les derniers objets représentés dans les planches de cél ouvrage.

FIGURE PREMIÈRE

Cette Figure présente la première couche des muscles des parties antérieure et latérale droite de la tête, du cpu, du thorax, de l’abdomen ; celle des extrémités supérieures et inférieures ; les artères, les veines et les nerfs sous-cutanés qui-recouvrent • ces parties.

Page 1