Artère hypogastrique du côté gaüché : a
Rameau rachidieu de l’artère Rio-lombaire, coupé : h,h. — Artère sacrée latérale : c^,e. — Rameaux internes de cette artère, dont plusieurs ont été coupés :/. — Artère obturatrice ; g. — Artère fessière ou iliaque postérieure : h. —Branche superficielle, coupée, de cette artère : — Branche
profonde de la même artère, qui se distribue au muscle petit-fessier. De nombreux rameaux ont été coupés - h. — Artère ischiatique du même côté gauche, et dont les branches ont été coupées.
l. —Artère fessière du côté droit : m .—Branche superficielle de cette artère : n .—Branche profonde de la même artère, qui se distribue au muscle petitfessier. De nombreux rameaux de ces branches ont été coupés : o. —Artère ischiatique du même côté, dont les branches ont été coupées.
p. —Tronc pulmonaire gauche fourni par l’artère
q. —Veine pulmonaii'e gauche.
r. •— Bronche gauche.
a,a,b,b.—Veines jugulaires internes, droite(a,a), et gauche (b,b) : c,c,c,d,d. — Veines jugulaires externes ; gauche (e,c,c), et droite (d,d), qui ont été coupées en haut, et renversées : e. — Veine axillaire du côté droit : f.—Tronc de la veine basilique, coupé : g,g. — Troncs veineux qui se terminent à la veine ( f ), coupés : h,h. — Veines brachiales du même côté druit.
i. — Veine sous-clavière du côté gauche : k. — Veine axillaire : 1. — Tronc de la veine basilique : m,m. —Veines brachiales du même côté gauche.
n. —Veine rénale ou émulgente du côté gauche : o. — Veine cave inférieure ou abdominale : p. — Veines spermatiques du côté gauche : q. —Veines iliaques primitives j r. — Veine iliaque externe, gauche : s. —Veine fessière : t. —Veine ischia, tique ; U. — Veine iliaque interne, droite, qui reçoit la fessière (v) du niême côté.
L’encéphale, ou le centre commun des perceptions et des voûtions, est un organe pulpeux, mou, qui est contenu dans la cavité du crâne et dans le canal vertébral, et qui réunit le plus grand nombre des nerls, des sensarions et des mouvemens volontaires. Il est plus considérable, ' proportionnellement, chez l’homme que chez la femme , chez les blancs que chez les noirs, chez l’enfant que chez l’adulte, etc.
Le cerveau, le cervelet, la protubérance annulaire, la moelle' vertébrale constituent l’ensemble de l’axé cérébro-spinal; la substance moUe et pulpeuse qui le compose varie suivant l’âge; elle est presque fluide dans le fœtus, mais devient plus ferme et plus consistante à mesure qu’on avance en âge. Les deux substances corticale et médullaire du cerveau et ducervelet etla substance
à la solution de potasse de i4 b i5 degrés, à la coction, h la putré&ction, et au dessèchement, qn voit qu’elle est
duits encéphaliques d’une excessive tenuité, très.flexueux, entrelacés et repliés en tous sens, comme les séininifères, et parmi lesquels on observe aussi quelques petites cellules de figure ronde.
Au moyen d’injections très-tenues (celle de colle de Flandre coloriée avec du vermillon) , pratiquées dans l’éncéphale, on distingue un nombre considérable d’artérioles remplies de la matière injectée ; elles se rendent de la pie-mère à l’encéphale ; en pénétrant dans cet organe, elles se subdivisent et s’anastomosent souvent entr’elles en s’entremêlant avecles conduits encéphaliques. Les veinules nées de la courbure capillaire des artères, et remplies aussi de la même matière inj ectée, s’y multiplient, s’aglomèrent .et se réunissent pour former successivement des rameaux un peu plus forts des branches et des petits troncs qui, sortant du même organe, s’anastomosent avec les veines de la pie-mère.
Les vaisseaux absorbans encéphaliques qui sortent de l’intérieur de l’organe'avec les veines, sont remplis de colle transparente et sans couleur.
Tous ces vaisseaux qui se divisent à l’infini dans l’encéphale, forment, par leurs nombreuses ramifications capillaires, un lacis autour des amas des conduits encéphaliques et des petites cellules qui paraissent âussi remplies ■ decoUe transparente etsanscouleurftjqyezplanche iVII du Prodrome cité, etc.) .
La substance très-liquide et difiluente qui remplit naturellement pendant la vie les conduits et les cellules de l’encéphale , y est incessamment apportée et déposée par les pores membraneux des vaisseaux sanguins ; les vaisseaux absorbans la perfectionnent et la changent continuellement parla force de leur absorption; ainsi la circulation et l’absorption se combinent toujours pour établir l’ordre et la nature des sécrétions. C’est par ce mécanisme que la substance encéphalique est rendue propre à l’exécution de la plus importante des fonctions de l’économie animale. Les trois membranes qui forment l’enveloppe membraneuse de l’encéphale, et qui ont été nommées t?«re-mère, pie-mère ex. arachnoïde, appartiennent, les deux premières, ala classe des membranes composées , et la dernière à celle des membranes simples.
La première et la plus extérieure, appelée dure-mère, est destinée en partie à soutenir l’encéphale, et en partie à en isoler les diverses portions ; elle est très-résistante, blanchâtre , nacrée, demi - transparente , compacte , épaisse ; elle occupe l’intérieur du crâne et du canal vertébral, et appartient à la fois à l’encéphale et aux os de la cavité qui la contient, pour lesquels elle est un périoste interne.
Les injections très-fines, pratiquées de la manière indiquée plus haut, font reconnaître que la dure-mère est formée par des vaisseaux sanguins et par un plus grand nombre de vaisseaux lymphatiques. La surface interne de cette membrane est revêtue dans toute sou étendue par une autre membrane très-fine qui lui donne unuspect poli, assez villeux, brillant, et qui lui adhère
quantité de vaisseaux capillaires absorbans, dont les nombreux orifices béans occupent la surface interne.
passent de l’aracbnoïde à la pie-mère, et constitnent l’adhérence de ces deux membranes entr’elles.
La pie-mère est la troisième membrane qni enveloppe 1 encephale sur lequel elle'est immédiatement appliquée. Elle pénètre dans tontes les anfractuosités, les enfoncemens et les cavités intérieures de cet organe.
Les injections très-fines, etc., font reconnaître qu’elle est tissue de vaisseaux sanguins et de vaisseaux lymphatiques ( Voyez planche SVII du Prodrome cité, etc., et les différentes figures qui ont rapport à la structure intime de 1 encéphale et de ses membranes, etc.).
Les nerfs ou les organes conducteurs des sensations et des voûtions sont le plus ordinairement des cordons blancs et cylindriques qui se divisent et se distribuent différemment des artères. Ces cordons sont en général formés par un nombre plus ou moins considérable de filets entrelacés et unis entr’eux par un lacis de vaisseaux sanguins et lymphatiques. Chaque cordon nerveux est enveloppé par une membrane extérieure appelée névii- ■ Urne, qui forme pour chacun de ces filets un véritable canal dans -lequel est contenue une matière blanche médullaire, et qui donne aux filets et aux cordons nerveux la consistance qu’ils^ offrent. Cette membrane est tissue de vaisseaux sanguins et d’un plus grand nombre de lymphatiques. La matière médullaire qui remplit les filets nerveux en général et qui forme les nerfs olfactifs, optiques et acoustiques, qui paraissent sans filets, est la ■ même que celle de l’encéphale, et paraît au microscope formée parut! amas de conduitstrès4éIiés etaglomérés en
tous sens commeles conduits encéphaliques et séminifères.
Les ganglions ou petits centres nerveux, sont des petits corps rougeâtres ou grisâtres d’une forme et d’un volume assez variable, et pourvus d’un névrileme ; leur tissu résulte de l’entrelacement assez serré de nombreux filets nerveux avec un plus grand nombre de vaisseaux sanguins et lymphatiques ; leur couleur rougeâtre, etc., est due aux vaisseaux sanguins.
Les injections très-fines font voir les nombreuses artérioles qui accompagnent et qui pénètrent dans leur intérieur en se divisant à l’infini, de même que dans les cordons et les filets nerveux ; ôn reconnaît par le même moyen que les veinules nées des dernières extrémités des artères , en sort.ent avec les vaisseaux lymphatiques. C’est ainsi que deviennent apparensles petits plexus que les veines composent surtout autour des ganglions, les beaux réseaux que tous ces vaisseaux forment autour du névrileme des cordons et des filets nerveux ( voyez planche XVI du Prodrome cité, fig. 1-22. ). Il résulte de cette organisation que les systèmes sanguin et lymphatique environnent et accompagnent partout le système nerveux, de sorte que le développement de ce système est tout-à-fait indépendant de l’encéphale , que la matière blanche médullaire est apportée et déposée dans les conduits nerveux par les lacis et les réseaux des vaisseaux sanguins qui sont autour de ces conduits, et que les vaisseaux lymphatiques par leur absorption perfectionnent cette matière et la rendent propre à la fonction qui lui est départie.