PLANCHES AN.ATOMIQUES DU CORPS HUMAIN
t entreprise du grand et utile ouvrage que nous annonçons ne pouvait êire facilement exécutée que dans
les c c stances actueUes. Les progrès faits depuis très-peu de temps dans l’art de reproduire, d’une manière mécanique les oessms originaux, en les n-ansportant, dans toute leur pureté, de la pierre qui les a reçus primitivement sur le panier
mîmes selireraufrll^I ’Ü “ f • f “‘“prêtes. Ils ont pu, par eux-
^ . J J • 'J . ^ les premières inspirations de leur génie : créer, pour ainsi dire une
fihation *16 ^“ identiques et autographes, en donnant une sorte de vie, de faculté reproductrice^ k la représentaüon
es «livres e la nature. C est afin de mettre a profit ces grands avantages de la lithographie, que cet
faire connaître.
M. le docteur Astommaechi, habile anatomiste, dont le nom est maintenant bien connu en Europe, était depuis long -tems associé aux travaux et par celamême à la gloire du célèbre Mascagni j qu’il avait d’abord aidé de son adresse et de sa perspicacité dans ses recherches anatomiques, et par suite dans ses immortelles publications, dont plusieurs n’ont pu être termi- . nées qu’à l’aide de sentaient et par ses soins éclairés. Avant son départ pour l’ile de Sainte-Hélène, M-AntOmmarcH s’était chargé de publier une suite de planches gravées sur l’Anatomie, qui avaient été dessinées sous la direction de IVIascagni, U avait été désigné, dans nn prospectus, comme chargé de diriger cette grande Anatomie, et de donnerle texte expUcatifL ces planches. Des difficultés survenues à l’époque de son retour en Europe, entre les hériders de Mascagni et l’auteur de l’ouvragé que nous annonçons, ont décidé ce dernier à faire faire de nouveaux dessins, d’après les recherches auxquelles il s’était livré pour composer le texte du grand ouvrage, il les a fait lithographier, et il les publie dans le format atlas, de manière que trois de ces planches, placées les unes au-dessus des autres, composent l’ensemble du corps vu de grandeur naturelle et dans les diverses positions que nécessitaient les parties à démontrer.
Vingt-quatre de ces planches, convenablement réunies, représentent huit figures humaines complètes ; elles seront doubles dans la plupart des livraisons. — L’une de ces planches est ombrée et à l’effet; l’autre est une contre épreuve ou une esquisse au simple trait, sur laquelle se trouvent inscrits les noms des parties principales, ainsi que les lettres et les chiffres de renvoi à la table explicative, qui forme le texte de l’ouvrage.
Les deux premières grandes figures qui entrent dans les deux Hvraisons qu’on vient de publier, se composent de douze, planches, dont six sont ombrées, et qui ont été tirées en couleur et en noir. Elles font voir lès nombreux vaisseaux artériels
sons qui se composeront, comme nous l’avons dit, d’environ quatre-niiiigtrdix planches ombrées et au trail, ne coûteront en noir et en totalité, que la somme de SoS fr. ; et,les exemplaires coloriés sur vélin, que celle de i,o5o fr.
Ayant eu occasion de rendre un compte verbal de la première livraison de ce bel ouvrage à l’Académie roy'ale des sciences qui nà’en avait chargé (Voyez-ci-dessus), j’ai dû lui dire que je ne connaissais aucun ouvrage exécuté dans le même but. Les planches anatomiques de Loder, copiées pour la plupart dans les meilleurs auteurs, sont regardées généralement comme le recueil le plus complet de figures ; mais elles sont toutes fort réduites, et exécutées d’après la méthode de l’analy se Celleï^ue nous annonçons présentent, au contraire, l’ensemble des organes, tel qu’ils s’offrent au scalpel habilement dirigé. C’est', comme le dit l’auteur dans son introduction, une sorte de synthèse ou de carte topographique. Nous ajoutons que c’est un panorama anatomique du corps de l'homme, représenté de grandeur naturellê et avec la plus grande vérité.