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UN PRINCIPE, DEUX GÉNIES, L'ENFER

Mythologie persane. — Les Persans ont d'abord adoré le soleil , la lune et un Etre suprême nommé Mithra. Puis Zoroastre, émanation de ces divinités, leur a enseigné qu'il existe de toute éterniié un principe appelé Zervan Akerene , lequel en a produit deux autres ;

celui de la lumière, appelé Ormuzd, celui des ténèbres, appelé Ahriman. A mesure qu'Ormuzd a produit la terre et les astres, Ahriman a produit cl'autres êtres destinés à les combattre. La lutte doit durer entre eux douze mille ans, dont six sont déjà écoulés. Quand le terme approchera , Ormuzd enverra un prophète nommé Soliosch qui convertira tous les hommes vivants. Une comète viendra heurter et réduire en cendres la terre. En attendant, les âmes des mourants arrivent toutes à un pont nommé Tchinevad. Celles des justes le passent et pénètrent chez Ormuzd ; celles des méchants tombent chez Ahriman. Toutes seront purifiées par le feu de la comète, et il en renaîtra un nouvel univers qui , cette fois , sera immortel. Ormuzd et Ahriman rentreront dans Zervan Akerene.

Ainsi l'antiquité a cru plus généralement a la métempsycose qu'à un enfer, et les peuples qui ont cru à l'enfer n'en ont pas cru les peines éternelles.

De plus , saint Augustin est le premier qui l'ait présenté comme suite d'un péché originel. Il n'en est question nulle part avant lui.

HABITS SACERDOTAUX et USAGES (1).

Les prêtres de Mithra portaient une soutane noire. Ceux d'Isis se piquaient de chasteté, avaient la tête

(1) Ragon : La messe dans ses rapports avec les mystères et les cérémonies de l'antiquité.

Soleil de justice éternelle. Trois bûchers annonçant l'embrasement futur du monde. Justes tendant leurs mains vers le soleil. Au dessus d'eux, scarabée vert et ibis blanc, symboles de résurrection. Hommes sans tête ou réprouvés tournant le doan soleil et <l<>tinés a l'anéantissement. Au des sus d'eux, chouette, symbole des ténèbres.

[ntiquité expliquée, de Montfaucon

rasée , portaient la chape tombant jusqu'aux pieds, l'aube, la chasuble appelée alors calasiris et nouée au col.

Le bonnet carré noir était la coiffure des flamines, qui le portaient surmonté d'une houppe appelée flammeum.

Les prêtres romains avaient le bâton augurai, la mitre, l'anneau, l'aube, l'étole,un pectoral d'or et d'argent, et l'amict, qu'ils mettaient sur leur tête.

Le sacrificateur était tout en blanc.

Il posait sur la tête de la victime un gâteau de farine de froment, goûtait le vin et en donnait aux assistants. Il lavait ses mains, récitait des prières, se prosternait, se relevait, portait la paume des mains vers le ciel, les étendait vers l'hostie, se tournait vers les assistants, offrait le vin et l'encens aux dieux du ciel en leur adressant trois fois la parole, pais faisait encore des libations et congédiait les assistants.

Le curion trempait une branche de verveine ou un goupillon de crin dans l'eau lustrale, et les en aspergeait a leur sortie comme a leur entrée.

La confession était un usage presque général. Elle était pratiquée à la Chine par les vice-rois et les gouverneurs de provinces, comme aux Indes, en Egypte et en Grèce, dans toutes les initiations. Les Juifs, après avoir fait la leur, se donnaient réciproquement trente-neuf coups de fouet.

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