TRIBUS ET CURIES
avait eu le désir , au nombre des modifications qu*il opéra, de changer ces noms de Tatienses, Ramnenses et Luceres^ mais qu'il ne le put, à cause de Topposition qu'il rencontra dans le fameux augure Attius Narius (1).
22. Une première subdivision, partageant chaque tribu en dix curies, nous offre le peuple romain distribué en tout en trente curies. La tradition populaire racontait que ces curies reçurent chacune le nom de Tune des femmes sabines qui, après leur enlèvement, s'étaient jetées au milieu du combat entre les Romains et les Sabîns, et avaient été les médiatrices de la paix. Cicéron lui-même n'a pas dédaigné de rapporter cette tradition, qui se retrouve dans Tite-Live, dans Festus et ailleurs (2), mais qui n'était pas acceptée par tous , d'autres écrivains romains donnant une autre origine aux noms des curies.
Une seconde subdivision de chaque curie en dix décuries, indiquée parDenys d'Halicarnasse (liv. 2, § 7), est moins connue et moins importante à noter pour l'histoire de la constitution et pour celle du droit; mais la division du peuple en trente curies joue dans cette double histoire un rôle considérable et mérite une attention particulière dès sa première apparition.
23. Les membres d'une même tribu et ceux d'une même curie, outre les liens d'une origine nationale commune, latine, sabine ou étrusque, lesquels durent aller en s'affaiblissant à mesure que la fusion des populations s'accomplit, étaient unis entre eux par d'autres liens de diverse nature : — par des liens religieux, chaque
a Tatio, Ramnenses a Romulo, Luceres, ut Junius, a Lucumone, Sed omniabiec vocabola Tasca, ut Voinins, qui tragœdias Tuscas scripsit , dicebat. > — FssTUS, au mot Tiiiensis : « Titiensis tribus a prsnomine Tatii régis appellata videtar. Titia quoque curiaab eodem rege est dicta, v — Au mot Lucomedi, cité ci-dessus, p. 15, note 3.
(1) OciaoN, De republka, liv. 2, $ 20 : < Nec potuit (L. Tarquinius ) Titiensium et Ramnensium et Lucerum mutare quum cuperet nomina, qaod auctor ei summa aogur gloria Attius Navius non erat. >
(2) Gic^RON, i6., S S : < Populum... in tribus très , curiasque triginta descripserat (Romulus), quas curias earum nominibus nuncupavit, quœ ex Sabinis virgines raptœ , postea fnerant oratrices pacis et fœderis. > — Tite-Livb, liv. i, S 13 : I Ex bello tam tristi, Ista repente pax cariores Sabinas viris ac parenti* bus, et ante onmes Romulo îpsi , fecit. Itaque, quum populum in curias triginta divideret, nomina earum curiis împosuit. «
34 HISTOIRE. MsnkRK Époqn. les rois.
«lirict> o«iir6 ]e> ciilici eH le» aaeriific8s< conmMuna à. touto la* tiiilNi<, «yfltnt s» dirinità tulébtve, sm citUe al ses saKrMm» ëu^eUe (itftMri^ tttâi Mlcrâr))^. sesprétïies {fnsÊnmms^ cwriaU^floBiime^i, cuÊriarum sacerdotes), ses fétes et son repas anmicl eiFecmumo);. — pav d€S lien» milU«îpesv> chaque tribu deianè fouimiry. fNiwr dbaqoQ légion, miUe-beflames, reomlés dans* s«b curie» {YAûMU^DêUng. hU^j Ink. 5v eh^ 89^); ••^pwdefei ItemipoKliquesv ceaoïquft dviiicu1^.dbaît die<suA*a9e se: iffomaml groupés- par ehafiiie*c«iriapimrle9^>¥iit8ar à damer e» raâseniMlàeides citojieiiB ;: -^ enfiiK par cfertiÔB» dééaib d'administra4iîofi eti d'ivtéitèls» intérieuis», pmipresià diaMpié evrie.
Les menabresi d'ime mén»^ triW s'apftelfetaiÉ: nataellsiBtnt trihyiks^ et ceuit d< une Biéme' âivîe:, cufmTes (il').
24v II eai mdufaf t»Ue qfie^avtteiatncmmieorgaMsatîan par caociés a été une organisation arlaitocyatkfoe!;: le méoaaisme ne iiMs en esA pa» eoDUitf en se» cbâtalis , maib cfiiiela que* foseeikt ce» àèkaB& il suffit de se reportev à c& q^ nreus ariNis» dit prècèdemirant jiv^ eonmenl^ en* ceB tempe enginaîves c^ù tout® la plèfaei se vait rftttaohéo pcr lee lien» de la olienlèJe eu par ceux, de VaflBRaK-^ cbisseaieiit aux patridie!m>^ il arrêtait que* cbaqne gen» paiai^ cienne y formait a» giroafifP enfrainaatet abscdMuil; dtaaa sa spfadra les plébéiens aee eubordeaaièa». O a* est past ime raaan peui» dire que les plèfaèieBe tij étaâaaè pmit eoDifnri«>, et que les- cuaîes n*étaieal coaiposécs que de patriciieiEBiu. Atsavéaienl llaaaae de Piaule qai Ta» en hâte pvendce s» part d^ane distrîbuliea d'accent annoncée par le ehef de sa /eurîe (nêiireF MagUéeêr' oarâr)» de peur qu'on ne soupçonne Texistence de son trésor , n'était pas un patfficieB (2)^4
^^ Le ami eurîe a ree» pluevears autres sigaificatfoaf> ifne celte que* âetts venons de rapporter : il s^esf appliquer atr lien oh
{%} FnrtuS'^' # Gariales ejysclena» «u«i», ui tribiilMf af mmiiclpeiy. GêMo» flatÊàmsf «aviatuni aNterdolM. -^CifpîDiiîa émm, iptm la eerii» fébidit. -^Gario^ nium S8 dicebatur, quod debâfur mti»ià éb »eeerdo(ram êntkmiÊm% ««-^Viaaoïr^ U«. e> S ea r txCmhnerikii a earîAi, qui final Ht ii» iris^saen fiielaef». >
Nain ifotfêf^ MMrtr A- qtfî Mt mi||iilw CSbri^, Dividate aifiMi dnii miwa'i» viiavi
€0 dMdin arfstuf mtmo0 no»» rvppell» le tmmoribm peemka êhi^krma^ dans la définition des patriciens, par FësHw (einlen., p; Se, ttote i).
GDIIIOU tâ& cniES. 35
s^aisettiUftieiit ks poâtm. Aa* la cane, poar le soin des ckoses divines; il sfcst tfiplk^iiè au lieu* oà s'atsembiaU le SéiMt, powr caelaî» des ofaoseS' publiques; il s'est ajipUqaè an Sénat partkuU^ dLes. différentes^ niUea. Il importe de ae* pas* coBfettdre ces aeeepiîona aariée&. La. plapaat des étj^mologiattts romains YoieMti dans ieHÉas», pour radns, Irmèwe mal cwTort-, prendre aina (L).
26. Le mot: tribal^ à SMa tour, « es s» flëxAîHlè et de nomiurena. dérivés « A. mesure qoe Ift funeu de» raioee s*es0 opérée et qiae lï unité, de peuple s'esÉ oonséitnéa;, 1/ antique division par les troîft tribaa priœitiiies^ saâvant les. origines; nationales, a disparu. Unft nonmeUe dasatfication pou tribus-, sur laquelle nous aurons à revenif ^ se produssiâ airee un^ caraetère tout différent. L'accroisaomenl d« lat population et TeittensieB de lien en firent augmenter gradoellmttenl. ki nombre y qui s* éleva jusqu- fa trente-cinq. Il est essentiel de ne pas confondre , avec les trois antiques tribus , ces (isîbtts nouvelles, q«r prieent dans les; «iMree de ta république me antîoa m iiâneale, et donli le principe fui touè antre.
K GonÛQes [^ar curies (comiVio» cun9la\,.
27. Lft i^niAD; des tneote Gaoicsv oonvoqnées powr déiibérBr et< déj^ideir^ forai», lea. plua anciennes^ assemUées^ d« peuple ramwK.
Ce sonli les e^mkes rallgicn» et aristaovaliqoes, qui sent eenvoquésr par le mûkisitra dealkteuFs, q<tti se tiennent dans* l^inlérienr de la» villa, en ceUepisrtî&dti Forant^ an pied.daCapitole, nommée
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(!) Tikasori* Af ëàgua: latiita , liu. S, § 15$ :- c^Cbnb dMrmii genennn, nam et id», enraront sAcardotea rc» diviiM»>, uti Gann»; VèteocBv ot: abi soutos hainaiia9,.et Guria Hostilia^ <]iU)d primuiu oïdlfiaivit H^stUius- rax. > — Fssocus, au mot Ctiria : « Guria , locus est nbi publicas curas gerebant Galabra curia £cebatiMr, ubî faiituin ratio sacrorum gerebatur. Guriœ etiam nomibanturf in qtiflkm nmfaseajusqoe'pariis'popiilf Romani qaid geritnr ; quafes sunt eœ, in quas Rvmdni pofwlon dittdbiiitBuinBfO tH^te (qni&us- peste» ailditêe aunt qoih- (|ua) ulin sua quisque curi» sacra publica faceret, feriasqtxe obserraret. Hisque emUs.sîngiilis'iwmiiitt.Gvriaraiii viiigînuiii impesiCa «sse dicimtur*, qrras^ virgines qnonàugsvBonMiiide UiiiMft rapnevuM; • — La ^ttrealÊ^ëie {quê^s^ postea aiMtœ smd:fuiiÊqfte) oottlient? une oonfiisto» evth» les evnes etiles- trente-cinq tribus 4»! ae produiflrQnLfàns* twd, eonfuaioir q» s» mîttmte encore' Âànar Fësttis y au mot Centumatnaàim
36 HISTOIRE. PREMIÈRE iPOQUE. LES ROIS.
le Comitium, sous Tempire de certains rites sacerdotaux, et où la caste patricienne absorbe et domine la plèbe (1).
Ce sont eux qui nomment à celles des dignités sacerdotales qui sont à Télection du peuple, aux magistratures, y compris celle de Roi, et qui rendent cette fameuse loi curiate (Ux curiata), dont il est si souvent et si longtemps question en Thistoire romaine , et dont le vrai caractère ne peut plus être ignoré depuis la découverte des livres de Cicéron sur la République : la loi d'investiture, nécessaire à chaque magistrat, même au Roi, après son élection, pour que Vimperium ou droit de commandement lui soit déféré.
Ce sont eux qui statuent sur ce qui intéresse la composition des familles dans la cité et les successions testamentaires : deux points de haute importance dans une organisation sociale aristocratique, et qui tenaient d'ailleurs chez les Romains au culte privé et aux sacrifices de famille (sacra priva ta) ^ transmissibles avec les héritages.
Le jurisconsulte notera ces comices par curies comme la première sorte d'assemblée législative qui se présente, chez les Romains, dans Thistoire de la confection des lois.
28. Toutefois, il n'y a pas à s'exagérer l'idée de leur puissance, qui se trouvait limitée par tant de points. Les curies ne s'assemblent en comices que lorsqu'elles sont convoquées; elles ne peuvent l'être que pour une seule afiaire à la fois. Les magistrats qui peuvent faire cette convocation sont patriciens, et agissent sous les ordres du Sénat; les augures, dont la présence y est nécessaire, sont patriciens; ces comices ne peuvent être tenus sans qu'on prenne les auspices : ils n'ont à se prononcer sur la proposition que par oui ou par non, ce qui est la manière la plus simple, mais la plus imparfaite, de prendre part au pouvoir souverain; à un moment quelconque de l'assemblée, suivant le sens vers lequel tourne le vote, tout augure ou tout magistrat ayant les auspices peut la dissoudre, en déclarant les auspices défavorables, au moyen de cette formule : Alio die; si Jupiter tonne, fût-ce k
(1) Varron, De lingua laiina, liv. 5, $ 155 : • Comitium, ab eo quod coibant eo comitiis curiatis et litiam causa. « — Festds, au mot Camiiiales : a Gomitiales dies appellabant , quum in comitio conveniebant ; qui lociMk a coeundo, id est simul venieudo, dictns est. i — Aulv-Gellb, liv. 15, cb. 27: « Guriata (comitia) per lictorem curiatum calari, id est convocari. >
COUICES PAR CURIES. 37
gauche, ou si même Faagure ou le magistrat déclare qu*il a entendu tonner, l'assemblée est dissoute : tout cela, comme le dit Cicéron, a6n que les principaux delà cité fussent les arbitres de rassemblée (1); et lorsque la décision est prise, elle a besoin pour devenir exécutoire que le Sénat s'y adjoigne et la complète {auctor fieri) (2), ce que Cicéron exprime brièvement et élégamment en ces termes : a Potestas in Populo, auctoritas in Senatu $it (3). « Un jurisconsulte 'comprendra ce qui était contenu , suivant les idées romaines, dans ce mot auctoritas,
29. Les Romains ont eu une coutume en leurs comices : celle de ne pas former la décision par le résultat des votes individuels, mais de grouper les citoyens en de certaines divisions comptant chacune pour une unité dans le vote. Ici les citoyens sont groupés par curies, chaque curie compte pour une voix dans le scrutin, d'où il suit que les membres d'une même curie (curiales) sont associés et en quelque sorte solidaires les uns des autres pour leur suffrage. Le sort détermine Tordre dans lequel les curies seront appelées à voter, sans distinguer si elles appartiennent à la tribu des RamnenseSj des Tatienses ou des Luceres; nous trouvons désignée dans Tite-Live, sous le nom de principium, celle qui est appelée à voter la première (4). Dès que seize curies
(1) GiciÊROM, De divinatione, liv. 2, $ 35 : « Fulmen sinistrum, anspicium optimam habemus ad omnes res , prœterquam ad comitia : quod quidem institutum reipublicœ causa est, ut comitîorum , vel in judiciis popali, vel in jure iegum , Tel in creandis magistratibus , principes civitatis essent interprètes, i
(2) TiTE-LiVE, liv. i, 8 ^7 : • Deere ver unt enim (patres) ut, quum populus regem JQssisset, id sic ratum esset, si patres anctores fièrent. — Tum interrex, coiicione advocata : c Quod bonum , faustum , felixque sit , inquit , Quirites ,
> regem create ; ita Patribus visum est. Patres deinde , si dignum , qui secundus
> ah Romulo numeretur, crearitis, auctores fient, i
(3) Cicéron, De legibus, liv. 3 , § 12.
(4) TrrE-LiVE , liv. 9 , § 38 : i Faucia curia fuit principium t ; ou mieux , Fattciœ curiœ fidt principium , suivant la formule légale que nous pouvons lire dons le texte d'un plébiscite rapporté par Frontin {De aqueductis, § 129). — Cette curie Faucia avait été désignée par le sort la première en deux années calamiteuses, celle de la prise de Rome et celle des fourches Gaudines (utroque anno eadem curia fuerat principium) : aussi était-elle considérée comme de mauvais augure, et lorsque, dans la circonstance dont parle Tite-Live, son nom sortit de nouveau le premier, les comices furent dissous et remis à un autre jour.
38 HISTOIRE. PUBltlèaK éPOQPE. 1X8 ROIS.
ont voté dans mi méine nens , la ^najorlté est acquise à 'oette opinion, la déckiim est prise, les cunes qui restent ne sost pkn consultées.
30. !Les voix , 'dans elmqiie «vrie, se «omptaientHelles par «tèfes (virdtîm) pour former le iK)te ie b cime? Cette opinion «'appoîe sur Tite-Lîve {Ut. 1, § 43). On ponrraîÉ, «¥ec 'Niebabr, être porlé à condLnre d'me phrase rapportée par A«lu*tyéUe, ipi^ëlles se groupaient ôci suivant HnenûninelleilivssBiKi, et se «omptaieHt par gentes patrûsigeuites , fifaaque ge»s ayant ruie imx ilans ie scrutin de ^sa fiurie. Cette InteirprétalHin semât en kannonie avec le Bj^lëne de «eoaapositîon sociale des temps pnmfitifs, tel que nous ravins empoaè, ei nous nootDeraitcluicpiej^tfii:s ONtrcbant ta« suffrage aivec ks paÉrictens dont elle se compose et la «utte des clients^ affranehte au 'desceiulaiits d'affiiancfais , .qui en sont use diépendanee. T>ottlefois, usas sssnmes ooniaiBeu 4[«e la phrase d' AitlunGelle indicpie seulement que les taorîes étaient «ne dmsîen des eitoyens sumnt Jies origines oiactlonales [eœ gen€ribus homi^ fitmi), les èrois Inims des iRamwenaeSj des Taiienses et des iMMiies ayant été partagées chacune en dix curies; tandis <q«e dans Jes. attires Amnes d^a88emiiléBS >venue6pliifi tard, ie privueipe de iadisteîbHtiontdes citoyens a été lout aixtre.<]*estee que montre plus clairement la suite du passage d'Aulu-Gelle (1).
Quoi qu'tl len soit de cotte inlerpréfatieii , ia phrase rapportée par Attlu-^Gélie 'n*en est "pas -moins caractérisfiqne , et doit être retenue comme la vieille formule des comices par curies : — « €um ex generibus hominum siijfragium Jeratur , xurùHa condtia esie. » Que les .suffcages s*^ ^roja^i^it ;pRr tgemi^, «a qu'ils «^jy.flemptent wiritim, les patriciens , «««c la'pièfce rangée sews ews et asserae à leur sirBrage par les règles mêmes 8e Ta clientèle, y sont dominants.
31. Précisément parce gue les trente curies eoniieniiMt Jes hommes disiribués suivant les .tr<oisorii^ne6.»atioiiAlfifi^ dasLatiaa,
(1) AuLViGHb.iK, liff. 15, ck. 27 ^ « ftem JB letfëeH iibM (iiem «elidis^) hte «cKfptÉMD BB0t : c lÛBm ^es gewrilros JumiiiMni Bufingioni leralur, tim^tÊm fiBOMiÉM^esae; icamtfizacMnitft aataée , ce jtlwiirtarr^qDBi ibk regretf b»g »tft)i<M^ , li^'&tfte.tt ----^Nlanf iieiti»dnMiK:|NUiea:'9«Meiii6tixciiaaieVil y vnkt m fOh' tUntt^ juras le tnduMms lOii son -misMIAe som -: liorsque ie leitfimgeeeadoniie d'après les races ou origines , etc.
ûmw. 39
des 6Abîii8 et Ses ÈUfnupiesi^eœ ^g^enembus honMnum)f cette forme étroite est destinée à ideMenir iosatteMiBte, et '.môme rmiiion««eQBy ujaeiiwiq«e!tint'â!'aotres nations^Éés^seront venues s'agglomérer et se nefer dans ia fiopulatm de Kome. Les loanes, dans un iteoifi peu iél<iigné» doivent diaparoitee» .faisant place à d'atftres sortes de dâstrifantîoB ; «nais lorsqu'^Ufis auvent cessé d'ieaister en néalhé, leingtoni|i6 encore les antiques contoes par cums, <pour t'espédî* timiideicertaiaes affaires «eu la religion est intônessée, ponr Tin- YeelitnDe ide témperium à concéder «par la :)oi curiarte, enrvifront en.sfmbeilie à aaieon 4e8 . auspices. Trente iicteurs représenteront les ^trenAe curies, ^et doonevont Actiivement Aeur suffrage >(!)«
.5. Sénat ISenatus).
32. LeÂ&n#tfétaftl une «n»ti4atîon commune aux wtlesde faditi* giUfté': à ûoUes 4ie ritaliie, (comme à c^lestde laiGnèoe. La cité rcMuaine se fonma dans <ces tcondittons «génécaks. Les lohefs, les prificiipattx >de la t^aste .patricienae étaient fias Srâateiics. Ce titre, •qui indique un homme d'âge, un hoaune d'espéirienoe, était venu a«ix ^omsiîns^ au diue de 4Miéma„ par imitation des tirées , ^uî appelaient vieillards ou Anciens (y^povtê;) les memln'es du conseO de la cité : mot dont nous avons fait, par dérision, en Tesprit moqaeur de notre langue, un gérante (2). Nous savons qu'ils se noflasRaîent aussi Patres, iquaUficalion .appanleiiaiit aux patriciaos, et que Florasa dit d^-eux : « 'Qwitw auûtimt&te fifres, ob œtût^m ISenatus vocaftaw^wr (ci-dess., n" 19).
33. Les traditions romaines sur le nombre des sénateurs aux premiers temps de Borne sont incohérentes. Quant au chiffre positif «etfluii augmeatations qui if.aurisâentt étérfaiit«&, Tita-Liire,<]i<}éBon^ Dengfs **IIrficarnas»e , Pitftonque et ks awtres fcix5tepie«s varieiit ; mais 'ils s'accordent pour celui de trots cents à partir du règne du premier Tarquin. Ce fut le nombre qui se maintint jusqu'aux
(H) GiaiaQir^ ûgKoir. .U,, ^ AA ekûSLx aiCaniats «(oontttia) ^ti»ftain aiMipii- .fiiwiim «anw^RctnaMeriwt. i» .^ t ilUs ( eoaiHiisj) „ i«dd5p«oi«fii alf ueiiui •nsiyqpsr
JUKUeneRÊt : t» iqiio 9««lri «ideiii iUud aeçoit^.iktqae mi^vêif^Mji^t^^^^^^^ i ^ppeUavit, nomiaarunt /eito^ui». <*
derniers temps de la République, où il fut doublé, plus que triplé, suivant les agitations et les appétits ambitieux des partis.
Ce chiffre antique de trois cents permet de conjecturer que chacune des trois nationalités distinctes , formant les trois tribus des Latins, des Sabins et des Etrusques, était représentée dans le sénat par un nombre égal de cent sénateurs. Une des traditions populaires, celle qui est suivie par Plutarque et par Denys d*Halicarnasse, le racontait ainsi pour les Sabins; ou bien, si Ton aime mieux suivre la version de Cicéron , chacune des trois nationalités aurait été représentée par cinquante sénateurs, nombre qui, doublé par L. Tarquin, aurait formé le total de trois cents. Les sénateurs qui Tétaient anciennement auraient pris, pour eux et pour leur descendance, le nom de Patres majorum gentium, et ceux de la création de Tarquin, celui de Patres minorum gentium (1).
Lorsque plus tard des plébéiens furent admis dans le Sénat , ils ne reçurent pas la qualification de Patres^ réservée aux personnes de race patricienne, on les appela Conscripti ou Adleciij inscrits au nombre des sénateurs, d*oii la locution Pa/re^ et Con^ scriptij de laquelle on a fait, par suppression de la conjonctive , Patres Conscripti (2).
(1) CicéRON, De repuhlica, liv. 2, § 20 : cPrincipio dupUcavit (L. Tarquinius) iliam pristinum patram namerum; et antiquos patres majorum gentiom appellavit, quos priores sententiam rogabat; a se adscitos, minorum. t — Titk- LivE , liv. 1, § 35, dit la même chose , en fixant à cent le nombre des nouveaux sénateurs créés par L. Tarquin : c Gentum in patres legit; qui deinde minorum gentium snnt appellati. t
(2) Festus , au mot Adlecti : s Adlecti dicebantur apud Romanes, qui propter inopiam (patriciorum ) ex equestri ordine in senatorum sunt numéro adsumpti : nam Patres dicuntur qui sunt patricii generis; Conscripti, qui in senatu sunt scriptis adnotati. « — Et au mot Conscripti : a Conscripti dicebantur qui ex equestri ordine patribus adscribebantur, ut numerus senatorum expleretur. « — Et aux mots Qui Patres : t Qui Patres, qui Conscripti vocati sunt in curiam, quo tempore regibus urbe expulsis , P. Valerius consul (Publicola, de concert avec son collègue Brutus), propter inopiam patriciorum ex plèbe adiegit in numerum senatorum centum et sexaginta et quatuor , ut expleret numerum senatorum trecentorum , et duo gênera appellata sunt. « — Tite-Livb , liv. 2 , $ 1 : I Cœdibus régis deminutum patrum numerum, primoribus eqnestris gradus lectis , ad trecentorum summam explevit ( Brutus ) ; traditumque inde fertur, ut in Senatum vocarentur, qui Patres, quique Conscripti essent. Conscriptos videlicet in novum senatum appellabant lectos. «