DANGEREUSES
Les personnages parvenus au plus haut degré de sainteté, des solitaires vieillis dans les austérités de la pénitence, un saint Jérômje, qui avait passé presque toute sa vie dans les exercices de la piété et de la mortification, tremblaient à la seule idée d'une occasion dangereuse. Ils n'osaient se flatter de la victoire. Ils avouaient ingénument que leur unique ressource était la fuite. Comment donc des hommes que les plus légères tentations ont abattus, qui sont tombés quelquefois avant même d'être tentés, peuvent-ils se croire dispensés de toute précaution ? Comment peuvent-ils juger inutile pour eux ce quij aux plus grands saints, est absolument nécessaire?