FORMULES DE TESTAMENTS OLOGRAPHE
I. Si Pon veut donner toute sa fortune à une personn8,sans faire 4'autre disposition particulière, on peut lester ainsi :
jriostitue M. Louis-Joseph N,j (architecte), demeurant à...,moB iégalaire universel.
A (nom du lieu), le... janvier mil huit cent...
{Signature du testateur,)
Nota. On peut léguer ou la moitié, ou le tiers, ou le quart de la succession, ou tous les meubles, ou tous les immeubles, et ces legs sont toujours à titre universel:
n. Si Ton veut faire des dispositions particulières, que devra ac- <|uitter le légataire universel, on fera sou testament comme il soit:
le lègueàM.ié..., telle cho8e;àM. ^..*, telle chose; àiM. C..., toHe chose; à la fabrique de^., telle chose ; à Thôpital de..., telle chose; aux pauvres de..., au séminaire de. .; etc. J'institae M. A'...,
moD légataire universel, k la charge par lui d'acquitter les legs ci- <iessus. Je révoque tous me^ testaments aDtériéars. A..., le... du mois de... mil huit cent...
(Signature du testateur,)
III. Si l'oD veut faire des legs particuliers , sans instituer de légataire universel, on teste ainsi :
Je lègue à M» A.„y ma maison située à... (désigner exactement).
Je lègue aux pauvres, à Tbospice, etc.. (désigner exactement,) A..., le^. du mois de../ mil huit cent...
(Sifpuaiure du testateur.)
Nota, Dans ce cas, les héritiers du sang sont saisis de la succession, et ce sont eux^ni font la délivranee des legs.
IV. Si Ton veut instituer un exécuteur testamentaire, on teste ainsi :
Je lègue, etc. (comme dans les modèles précédents,) Je nomme pour mon exécuteur testamentaire M. iV..., demeu^f rantk..., et le prie d'accepter... (désigner V objet et la somme quCen lui lègue) ^ que je lui donne en témoignage de ma reconnaissance du service dont je le charge.
A..., le... du mois de... mil huit cent...
(Signature du testateur,)
\. Quand on fiait son testament en pleine santé, on peut suivre la formule suivante, consacrée par un ancien et respectable usage :
Au nom de la très sainte Trinité, Père, fils et Saint-Esprit :
Je soussigné (nom, prénoms, qualités ou profession), demeurant h, ..y incertain de 1 heure de ma mort, et voulant disposer selon les lois, des biens que la Providence a laissés à mon usage pendant la vie, déclare que le présent écrit est mon testament, que je veux être fidèlement et ponctuellement exécuté après ma mort.
Je charge, pour 4:«t effet, M. JV..., d'y veiller exactement, d'en prendre soin comme pour lui-rôéme ; et à son défaut, M. iV. . ., que je désigne Tun et l'autre pour être mes exécuteurs testamentaires.
Lorsqu'il plaira k Dieu de me retirer de ce monde, je le prie, par les mérites de son divin Fils, par l'intercession de la sainte Vierge, des Anges et des Saints, d'oublier mes péchés, et de recevoir mon Ame dans to sein de sa miséricorde.
Je veiubque nion corps soit enterré à...
JddoDDe et lègueàlf. iV.«., prêtre oucuréde..., lasommede... pour célébrer des messes et faire des ser^rices religieux poUr le repo» de mon à^e.
Je donne A iV... tel immeuble...
AN,,, mon armoire fermée, mon bureau, etc.
A la èommune de..., pour le maître et la maîtresse d'école , la somme de...
Je donne et lègue à Thôpital de...
Aux pauvres de la paroi&se de...; au séminaire de... ; à la fabrique de...
Pinstitue pour mon légataire universel H. iV...> à la charge par lui d^acquttter les legs ei-dessus de suite après mon décès, ou dans* Tannée de mon décès.
Je révoque tous mes précédents testaments.
Fait à..., le... du mois de... Tan mil huit cent...
(Signature du testateur,)
Nota, On peut garder chez soi son testament olographe sans ei» donner connaissance à personne , ou le déposer cacheté entre les^ mains d'un ami. Pour prévenir tout inconvénient , on pourrait eu faire deux exemplaires et les placer chacun dans un endroiti différent.
IfOUVELLES DÉGISIONS DU 8A1|9T-SIÉGE SUR L* USURE.
L Degisio data a S. Pœnitentiaria, die 16 septembris 1830, D. Denavit, presbytero Sansulpitiano,Theologiœ professori in seminario Lugduoensi.
c Quando S. Pœnilentiarise dubia circa materiam usurœ propo- « nuntur, semper remittit ad doctrioam S. p. Benedicti XIV, quœ « rêvera sal clara et perspicua est pro iis qui bona fide eam per- « scrutari volunt.
« Attamen sunt quidam Presbyleri, qui contendunt licilum esse « percipere auctarium quioque pro ceotum solius vi legis princi- « pis, absque alio titulo vel damoi emergentis vel lucri cessantis; « quia, ioquiuot, lex principisesl titulus légitimas, cum transférât « dominium auctarii sicut transfert dominium in prsscriptioue, et « sic prorsus annihilât legem divinam etlegem eccleslasticam quar « usuras prohibent.
cGum bsec ita se lii^aol, orator iofra scriptus, exitlimaos « Dullo paclo esse licituin recédera a doclrina BeDedtcli XIV, de- « negat absoIutioDem sacramentalem Presbylerls qui eonieadunt m legem priocipis esse litulum suffieientem percipiendi aliqttii
ultra sortem, absque t^ulo vel lucri cessaotis vel damni emer- « geDtis.
« Quare infra scriptus orator liutnititer supppHcàl, ut seqaeatîa « dubia solvaniur :
c i* Ulrum possit in cooscientia denegare absolatioDeto Presby- « teris prsefatis :
«^ Ulrum debeat.
c Lugduni, 25 mai 1830.
« Denayit, Prof. »
« Sacru PuBDiteotiaria , diligenter ac mature perpensis dubirs « proposilis, respondendum censuit» Presbyteros de quibus agi- « tur^ non esse ioqiiietandôs quousque Sanola Sedes de6nitivaai « decisiouem émisent, cui parali siot se subjicere, ideoque nihil « obstare eorum absolutiooi in sacramento Pœnitfutiae. c Datum Romae, in Pœnitentiaria, die 46 septembris 4830.
« E. DE Gregorio, m. p.
« F. Fricca, s. p. Secrctariu», >
11. Decisio, ad instandam D. Denayit data, quseque deeisioQîs supra relalae declarationem conlinet.
« Ex respoQso Sacrse Pœnitenliariœ ad oratoi^m infra soriptum « dato die 46 seplembris 4830, absoKendi' sont Presbyten qui « conteodunl legem prinr.ipis esse litulum suffieientem et legfUmum c aliquid percipiendi uUru sortem, in mutuo absque aliatituloik ^ Theologià communiter admisse, donec S. Sedes defînîti?am de- « cisionem émisent, cui parali sint se subjieere : et liaie reptfnso « humiliter et libcnler acquiesce.
c ÂitameO) salvo Sacrae Pœnitentiariae responso prselat», coosul- « tis auctoribus probatis, et attenta docirioa omnium ^re Senii- « oariorum Galli», ac preeserlim eorum quœ a Presbylerls Congre* « gattonisSanetiSulpitii diriguntur^ sententia qu« rejicit iHutum c legis ciîilis tanquam insufficientem , videlur longe probaMMor, c securior ac sola in pràxi tenenda, donec S. Sedes delinieril.
« Quapropter ^eltbus^ qui a me consilium petufft utrum po6> « sint auctarium percipere ex mntuo, et qui nulkim habeiit tiHîliMn « a Theologis communiter admissum prœter litulum iegis civilis,
m vetjpoiuleo eot non posse praeCalum aucUrium exigere, et ^eoego « d>s#hiiioDein Mcrameotaleni si exigaoU Pariter deoego absolum lîooaia m qui parœptis biigusoenaodi U6uris, id ast, vi soUua m Itluli 1^, Qoiunt restUiiere»
4 QuaBrîtur 1<^ utnim durius et sev^rius oie babeaia erga bujus- « cemodi fidèles ;
€ 2» Qu» agendi ralto io praxi teneada erga fidelea, dooee c s. Sedes defioilivam senleatiam emiserit.
« Logduoi, 24 aeptembris 18Si.
• Denavit, Prof.
c Saera PœDileDliaria, perpensis dubiis qusa ab oralore propoc Duotur, respondet :
c Ail primum: ÂFriRMA'FiyE; quandoquidem ex dato a Sacra « Pcanileotiaria respooso liquet, fidèles liujusinodi, qui boDa Ode « lia ae geruot, ood esse inquietaodos.
• Ad iêçundmn ^^roitïmak Id primo; uodeorator priori Sacr» « PœDiieDliariœrespoBso€ub die Ifi^saplembris 1830; sese io praxi « cooformare studeai.
« DalumRoaur, irjSiacraPœaileoiia£ia,die 11 noveiobrisi83i. c A.-<F. BE Retz, S. Pœnitentiariœ Regens. • F. FaiGCA^ S. Pœnitentiariœ Secretarius. »
m. Decisio, ab Eq. Card. de C^rcgorio, die 7 martU 1852, Episeopo YivarieDsi, data :
€ Beaussiiik Patve, quidam sacerdotes dioecesis oostrse Yiva- «rieQsis, in Gallia, io suis ad plebem coiM^iooibus publiée predi- « im&t liotlum eftie percipere auctarium legis ex pecuoia rouluo « data y oulla facia prsevia moaitione circa clausulam io variis « re6poo$isCuri»iUHQaDae apposilam : mçdo sint parati siare
• lÊumàatisS. Sedis. Quajm praedicaUooem segre fereotes plerique « pastores...
« i*Utr»m «lausola, tméo sint parati starc mandatis S. Sedis^ « sii caprioModa io publkiscoacionibus?
« St* àp saeerdotes qui cootra faciuut siot improbaodi ?
€ RBsroNaulu.... ^c igilnr Fomilenliaria qjU9stiooem a tbeo- « logis a^latam de titulo ex l^e prioei<pJs desumpto, baudqua* « quam voluit definire ; sed solumwodo ooroiam propooere, quàD> « Goofesisarii tuto sequereotur erga pœBiteotes qui moderatum c luerum lege prioolpis staiutum accipereot 6ona /iif^t paratiqut
# euent stare mandutis S. Sedis,
c Qui îtaque absolute doceol in sacris conciooibus lieitum esse clucnim ex rouluopercipere lituio legis civilis, rclicilis enuotiatis « coodîtiooibus, christiano populo polius propria, quam S. Sedis « placita propoount, et paries judicis sibi lemere assumeutes, pri- € vata auctoritale defiolunt qusstionetn, quam S. Sedes nondum c voluit defioire. Quse cum itasiul, profrclo vides honim ageodi c rationem probari miDimé posse.... >
IV. Degisio, a S. OflBci^» die 9 septembris 1837, Episcopo Nicsensi dala t
c Perbumiliter pelitur : An pœnitentes qui moderalum lu-
ccruiD, solo- legis lutulo, ex mutuo, dubia vel mala Gde percepec riiDt,absolTi sacraroeDlaliter possiolnullo împosito reslitutionis
• onere, dummodo de patrato ob dubiam. vel malam (idem peccato « sÎDcere doleant , et filial! obedieutin parati sint standi mandalis
• Saoct» Sedis.
< Subscriplum f Domi.nicus, Episcopus Nicœensis,
€ Risponeuii. Feria IV die il januarii 1838, in Congregatione « generati Sancf» Romaoae et Universalis Inquisiiionis habita, in
• eonventU'Sanctsp Mariée supra Nioervam, eoram Emineniissimis^ < et Reverendissimis DD. S. R. E. Cardinalibus, conlra berelicam^ «pravitatero generalibus Inquisitoribus, proposito supra diclo «dubio, iidem Eminentissimi et Revereodissimi DD; dixerunt:
• AFFIRMATIVE, dutttmodo parati sint starei mandalis S. Sedis. < (Locof sigilli.)
• ANGEèUg ÂRGENTi, S. Rom. ctunivcrs. Inquis. Nomrius. »•