‹ Explication littérale et sommaire du catéchisme de Québec, Montréal et Ottawa [microforme]Chapitre 110 sur 143 · Q. Pourquoi l'Eglise ordonne-t-elle de · texte numérisé non relu

Q. Pourquoi l'Eglise ordonne-t-elle de

sanctifier le Dimanche au lieu du sabbat ?

R. L'Eglise o-donnede sanctifier le Dimancl che parce que c’est le jour où Notre Seigneur est ressuscité et aussi celui où il envoya le Saint-

Esprit à ses apôtres,

406. Q. Comment devons-nous honorer Dieu … le Dimanche? : | 1 R. Nous devons honorer Dieu le Dimanche en assistant À la sainte messe et en nous abstenant des œuvres serviles qui ne sont pas . nécessaires.

—S’abstenir des œuvres serviles signifie ne pas faire certains travaux purement manuels.

. . Dieu défend les œuvres serviles le Dimanche : . 1. afin de laisser notre esprit tout entier aux

devoirs de religion 2. pour donner au corps le repos dont il a besoin, 407, à. Quel péché commet celui qui n’assiste pas à la messe le Dimanche) quand il le peut ? . R. Celui qui n’assiste pas à la messe le dimanche, quand il le peut, commet un péché mortel : - 408. Q. Qu’entendez-vous par œuvres serviles ? R. On entend par œuvres serviles certains travaux auxquels le corps a plus de part que l'esprit. | —Outre les œuvres serviles il y a des œuvres que l’on appelle libérales et d’autres que lon | nomme communes.

Les œuvres libérales sont lestravaux auxquels l'esprit a plus de part que le corps : par exemple, lire, écrire, étudier, dessiner, faire de la musique, … @tc. Ces travaux sont permis le Dimanche.

Les œuvres communes sont certains travaux auxquels le corps a autant de part que l'esprit : par exemple, voyager, jouer, aller à ia chasse ou À la pêche, etc. Rs

- . Les œuvres communes sont permises le dimanche tant qu’elles demeurent œuvres

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! communes et qu’elles n’empêchent pas d'assister à la messe. ;

Les œuvres communes cesseraient d’être communes, deviendraient sérviles et par consé- -quent seraient défendues si elles occasionnaient e grandes fatigues pour le corps, soit par leur

: longue durée, soit par la dépense de force qu’elles

exigeraient.

I] faut bien remarquer que ce qui est défendu

: | par le troisième commandement, c’est de faire

des œuvres serviles et non pas de tirer profit des travaux que l’on fait ; par conséquent les œuvres serviles sont défendues même si on ne les fait pas pour gagner de l’argent, mais simplement pour se distraire et passer le temps, tandis que les œuvres libérales sont permises même si on les fait pour gagner de l'argent.

Il n'est pas sculement défendu de faire des œuvres serviles le Dimanche mais aussi d’en faire faire à ceux qui dépendent de nous. Celui que fait travailler le dimanche est aussi coupable que s’il trava’llait lui-même. >

409, Q. Les œuvres serviles sont-elles quelque .

fois pérmises le Dimanche? - ’

R. Les œuvres serviles sont permises le Dimanche lorsque la gloire de Dieu, la churité due au prochain ou la nécessité l’exige.

—La gloire de Dieu exige que l’on prépare ce | qui est nécessaire pour la célébration des offices, “

que l’on fasse des reposoirs, que l’on sonne lés cloches, etc.

: La charité due au prochain exige que l’on sou- = lage les pauvres, que l’on porte secours aux per-

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