‹ Explications du marechal ClauzelChapitre 38 sur 41 · M. LE COLONEL DU VIVIER · texte numérisé non relu

M. LE COLONEL DU VIVIER

Commandant les i*' et a« bataillons légers d'Afrique ( brigade dfrRigny).

2 i novembre. — Arrivés au marabout de Sidi Mabrouck, vis-àvis de Constantine, les bataillons reçoivent avec l' avant-garde dont ils faisaient partie l'ordre de tourner la ville et d'aller s'emparer de la hauteur de Kodilali y située au sud-est de cette dernière. Les bataillons exécutent ce monvement, franchissent au gué YOued-bou-

Mcrzouk, puis YOued-Rutnel, et atteignent en colonne le pied de la position. Le général commandant la brigade détache en tirailleurs, pour aborder le plateau supérieur, la 8"' compagnie, commandée par le lieutenant Bidon. Peu d'instans après, il délache dans la même direction la 7 me compagnie, capitaine Vielle, puis ensuite la l r ", commandée par le lieutenant Soutoul. Inquiet sur le sort de ces compagnies qui disparaissent à la vue derrière la convexité du terrain, et qui évidemment vont se trouver sans direction unique et sans ensemble devant un ennemi très-supérieur, le colonel se porte immédiatement ver» elles de sa personne. 11 les trouve en effet trop disséminées et trop isolées dans des directions divergentes. La compagnie Bidon avait vigoureusement repoussé l'ennemi, et s'était emparée d'une première masure ; mais les nombreux coinbattans sorlis de Conslantine ayant compté leurs adversaires, reprennent vigoureusement l'offensive, tant directement que par un mouvement sur les flancs. La compagnie Bidon, à peine appuyée par quelques hommes arrivant de la 7"' compagnie, est obligée de rétrograder, étant serrée de très-près ; enfin les tètes de colonnes de l'avantgarde paraissent et la reçoivent. La cavalerie se présente pour charger vers la gauche ; mais toutes les troupes sorties de Conslantine prennent rapidement la fuite, et rentrent en grande confusion dans la ville.

On s'établit sur la hauteur de Koditati, et deux compagnies du i eT bataillon d'Afrique 6ont placées en tirailleurs sur l'extrémité de ce mamelon, pour tirer contre les embrasures et contre les créneaux. Pendant ces opérations, la compagnie franche avait été laissée en position sur le plateau entre les deux rivières pour protéger le passage du convoi contre un corps nombreux de cavalerie arabe qui cherchait à couper la communication.

Il est à présumer, vu la grande quantité de gens qui étaient sortis de Conslantine, que, si ce jour la hauteur de Koditati eût été abordée rapidement par tout le corps d'avant garde, précédé à peine de quelques éclaireurs, que l'on fût entré pêle-mêle avec les Constantinois dans leur ville ; ou du moins , si la porte eût été fermée sur eux, que l'on en eût fait un grand carnage, dont le contre-coup eût pu être la reddition immédiate de la ville.

Celte journée nous a coûté : 5 tués. 5 blessés.

22 novembre. — Le malin , à la pointe du jour, un corps nombreux d'infanterie musulman , se présente avec résolution pour attaquer le flanc gauche de sa position. Le bataillon, campé en carré

sur le plateau, prend ses arme»; mais celles-ci, abîmées par la plnie et la neige de la nuit , ne peuvent faire feu. La 8"* compagnie (Bidou) placée près de l'artillerie . sur le sommet du mamelon , défend et garde vigoureusement sa position par le feu et la baïonnette.

La 2" e compagnie (capiliiine Tronesso) [41 Z n * Id. (capilaine Gourion) La b me ld. (lieutenant Ledien)

sont détachées contre l'ennemi et l'abordent vigoureusement à la baïonnette, en même temps que la cavalerie « barge le flanc droit de celui ci, qui est immédiatement mis en déroute et éprouve des perles assez considérables.

25 novembre. — Celle journé a coûté au bataillon : 1 homme tué, 1 blessé.

2"" Compagnie, égarés: 4-

Le colonel fut aussi atteint d'une balle au menton.

25 nov. — Dès lcuiatin.uu corps nombreux de cavalerie se présente en arrière de la hauteur de Koditati, sur hes mamelons qui précédaient le camp du 5™" régiment de chasseurs. Le général commandant la brigade se porte à sa rencontre avec les chasseurs, le Ï7 W * léger, le 2 B * léger et la 1" compagnie du 1 er bataillon d'Afrique et 2 pièces de montagnes. 11 laissa au colonel Duvivîer Te soin de défendre le plateau de Koditati avec son bataillon et un balailTon du îl mé léger. L'infanterie ennemie, peu nombreuse du reslc, se présenta pour tiraflîer; mais le colonel fait établir rapidement quelques petits parapeîs en pierres ou eu briques, et, avec une trentaine de tirailleurs ainsi cachés, il dégoûte l'ennemi, qui se retire bientôt, sans avoir blessé personne du bataillon.

Cette journée coula 4 blessés à la compagnie engagée contre la cavalerie.

Le matin, le colonel avait proposé au général d'embusquer son infanterie et son artillerie sur la partie déclive de l'arrière de la hauteur de Koditati, de faire rétrograder sa cavalerie vis-à-vis la cavalerie arabe, et d'amener ainsi celte dernière sous le feu très-rapproché, et même sous les baïonnettes de l'infanterie et de l'artillerie embusquées d'avance. Il pensait qu'on obtiendrait ainsi un engagement réel et complet dont les conséquences ne pouvaient être que très-avantageuses. Il regrette que son avis n'ait pas été «gréé.

Ce même jour, à nenf heures du malin, la compagnie franche

était partie pour rejoindre l'attaque de M. le maréchal.

Nuit du 23 au 24 novembre. — Vers 11 humes 1/2, l'ordre fut donné au colonel d'attaquer, avee le bataillon d'Afrique, la porte située en face de KodUati , nommée dans k* pays Bab-Raiba (Porte du Marché). On mit à sa disposition 15 hommes du génie portant quelques pioches, quelques haches et un sac de 50 livres de poudre, etconjinniulés par le capitaine Grand et par deux autres officiers du génie ; on lui adjoignit également une section de deux obusiers de montagne commandés par le lieutenant d'artillerie Bertrand. A minuit, moin- un quart, la colonne se mit eu route en tournant par la gauche de Kodilati '; mais l'ennemi s'en aperçut bientôt et commença à 'tirer. La colonne fut arrêtée dans un fond très-près de la olace. où elle élait entièrement à couvert des feux de l'ennemi. Le colonel se porta de sa personne dans le faubourg pour mieux reconnaître le» lieux; il plaça la 1" compagnie (Soutoutysou? un hangar à droite; la 2 m * compaguie.(Troncosso) contre la muaquéu au centre ; là, celle compagnie se trouvait entièrement cachée* et, ayant quelques saf>eurs armés de pioches, elfe devait chercher à s'établir solidement dans la mosquée. Jî plaça également la 3*" compagnie (capitaine Gouvion) à gauclie, derrière une espèce de contreçarde en terre et en bbue, où elle se trouvait défilée. Le but était devoir ainsi trois compagnies , qui lorsque le temps serait venu, pourraient tirailler contre la place , et qui plus tard serviraient cfe réserve et d'appui en cas de malheur. Puis il a mené Te reste de la colonne contre la, mosquée, dans un endroit où elle était à peu.nrè» sans danger. ,

k ^ Avant (l'engager la colonne dans la rue qui menait â la porte du marché , le colonel, sachant «juc vers la gauche il devait exister une autre porte nommée Bab-el-Djedîd (Porte-Neuve) , chercha à trouver chemin qui pouvait y conduire ; mais nulle part ît ne put rencontrer d'issue pour aller vers celte gauche. Il trouva un grand bâtiment dont la porte très large était ouverte. Le capitaine Grand , accompagné de quelques chasseurs, l'explora ; mais il était sans autre issue, et il fu*t reconnu que c'était un fondnek (marché), probablement Te marché aux huiles; il fallut donc se résoudre à aller directement sur la porte du marché par la grande rue qui y conduisait ; on le fit en glissant les compagnies paire» suivant le côté droit, et les compagnies impaires suivant le' côté gauche. L'artillerie suivit le môme chcmin,»et, parvenue à trente pas de la porte, dans un

petit rentrant , elle chargea et tira deux coups contre celle-ci. Le lieutenant Bertrand y déploya beaucoup de courage en chargeant presque a lui seul ses pièces; car uu créneau de flanc , cl tirant à très-petite distance , frappait juste dans ce rentrant , et y renversait les canonnière et les chasseurs qui s'y trouvaient. Du reste, les balle* sillonnaient la rue , le canon y lançait de la mitraille , et il était presque impossible de passer d'un côté à l'autre sans être touché. Heureusement que ces côtés de la rue présentaient une suite de petites boutiques (hangars) d'une profondeur d'environ quatre pieds, qui mettaient en partie les hommes à couvert.

Voyant que ces moyens d'artillerie, à cette distance, ne pouvaient rien produire d'efficace , le colonel se décida à porter son monde jusque contre la porte , afin d'enfoncer celle-ci aveç la hache et le sac de poudre, fie mouvement fut exécuté avec élan , et soldats et officiers vinrent jusque contre celle-ci. Le capitaine du génie Grand y étaiUégalement ; mais là, pendant dix minutes , on demanda vain fuient les haches et la poudre., rien ne répondit, té à la voix du colonel, ni à -celle, du capitaine Grand, -qui, hjLentôt blessé, fut obligé de se retirer. Voyant qu'avec des crosses de fusil et des baïonnettes il était impossible d enfoncer cette porte bardée de fer, le, colonel résolut de faire retirer son monde , gt en donna Tordre. A peine ce mouvement rétrograde fut-il commencé que des cris : Voilà des haches ! se fit entendre. On se reporta de suite vers la porte; mais ce cri était illusoire, et aucune hache ne s'y trouva : alors il fallut définitivement se retirer. Ce mouvement , excessivement dangereux, et dans lequel les hommes n'étaient plus animés par l'espoir de vaincre, se fit avec bien peu de désordre ; les pièces furent ramenée* par le lieutenant Bertrand et un de ses canonnière ; des caisse* de munitions furent rapportée* sur le* épaules par des chasseurs , car les mules avaient été tuées. La «najeure partie de* blesses fut également rapportée , et dès que les compagnies parviurent à hauteur de la mosquée et de la contre-garde , elles y furent arrêtées et défilées.

Toute* ces compagnies furent alors reportée* et reformée* en co- Jonnc dans le premier fond , qui leur avait déjà servi d'abri. Le colonel fit donner aux compagnies du hangar, de la mosquée (dans laquelle on n'avait pu pénétrer) et de la contre-garde l'ordre d'envoyer en arrière des hommes ramasser les blessés ; cela fut exécuté autant que possible. Enfin , lorsque l'on crut s'apercevoir que tout ce qu'il était possible de faire était fait , on ramena le bataillon

lentement et en bon ordre ; ou reutra au camp à trois heures et demie du matin.

Pendant toute cette attaque, on ne fut appuyé par aucun coup de fusil ni aucun coup de canon du camp de Koditati ; ce qui fut une circonstance malheureuse, car une diversion sur le feu de la batterie et des créneaux eût pu nous éviter des pertes.

Le colonel attribue la non-réussite 1° au manque de moyens mécaniques indispensables pour briser la porte ;

2° Au peu de temps qu'on lui laissa pour se concerter avec le génie et l'artillerie. Il eût organisé une garde spéciale pour la poudre et pour les haches. Il eût donné des hommes pour traîner les pièces et pour porter les munitions, afin d'éviter d'y amener des mules toujours rétives et embarrassantes. 11 vit le moment où on allait le forcer à partir sans le génie ;

S* A Tordre que le général avait donné au 2* léger de se tenir prêt à faire lui-même cette attaque; sans cet ordre il eût, dans toute la journée du 23, cherché à reconnaître où pouvait être cette porte de gauche que ses renseignemens particuliers lui indiquaient. Mais , occupé d'autres choses , il ne pensa plus aux moyens de faire réussir une attaque de l'honneur de laquelle on avait privé son bataillon.

24 novembi'c. A cinq heures du matin le bataillon fut prévenu de faire ses dispositions pour partir de suite , après l'évacuation des blessés ; il se forma de suite en colonne et se porta près de l'ambulance. 11 fournit un grand nombre d'hommes pour ce transport, et envoya un officier (M. Pillieux) pour surveiller cette évacuation et le prévenir du moment où elle serait achevée.

Le soleil était déjà levé , l'on enlevait encore des blessés de L'ambu- . lance, lorsqu'un officier, envoyé par le commandant Changarnier, du a* léger, au colonel, lui demanda -pourquoi il différait tant à partir, et lui apprit que depuis bien long temps le 1T léger, la cavalerie et le général s'étaient en allés, ce qu'il ignorait entièrement. Il sentit de suite combien sa position devenait périlleuse, il allait avoir derrière lui toutes les troupes sortant de Constantine. Il apercevait déjà devant lui une iresnombreuse cavalerie dans l'angle des deux rivières , et il fallait passer soit ces deux cours deau , soit leur réunion audessoês de leur confluent, dans des terrains difficiles et vis à-vis de forces considérables. Il fit charger sept ou huit blessés qui restaient encore, et avec son bataillon, qui n'avait pas dormi de la nuit et </ui se trouvait affaibli tant par ses pertes récentes que par le grand nombre d'hommes qu'il avait fournis pour porter le* blessés, il se mit*n marche. Il fut suivi par la section cTartilU-

rie dé montagne, qui devenait une responsabilité déplus, et par Us'îqq hommes du a* léger.

! Heureusement, le mouvement s'exécuta uns circonstance, défa- Torables , on passa le Rumel à an gué au-dessus du confluent et au' un seul homme nousindiaua. Toutes les précautions nécessaires, après le passage de la i T « compagnie, furent prises pour assurer le passade du reste de la colonne et notamment de l'artillerie ■ rendant nue les blessés passaient à un sué au-dessous. Le 2* léser exécuta bien^on mouvement d'arrière^arde , et , sans avoir trouvé aucun corns nour nous soutenir, on uarvint sans Grande oertc au nlateau de Sidi Mabrouck . tuir leauel se concenlr aient les troupes de Al. le maréchal.

Gê jour, le bataillon ayant rallié la compagnie franohe , lit (Me de colonne de gauche et alla camper au camp près du monument ruiné.

Cette journée coûta : blessés , 6 ; égares, 6

25, 26 et 27 novembre. — Dans ces trois journées le- bataSHon fit constamment l'arrière-garde de gauche, et est parvenu ainsi jusqu'au camp de M'jaiz-el-Hammar , après avoir franchi le Ras-el-Akba. L'ennemi, qui le poursuivit avec acharnement, non seulement n'entama jamais ses tirailleurs, mais perdît beaucoup de monde par la fus ifl ade peu nourrie, mais bien dirigée de ceux-ci , et ne 1 cri causa d'autres pertes que : blessés légèrement , 6 , dont 8 parmi te» tirailleurs , auxquels il convient d'ajouter 3 blessés des jours précédent , qui n'avaient pas été connus des compagnies.

Le bataillon porta également comme égarés 19 hommes , que Ton supposa avoir été courir dans les autres eolonnes, ou qtrî, ayant porté des blessés , en ont profité pour ne pas rej oindre.

Le principe dans toutes ces retraites fut d'avoir un petit nombre de tirailleurs très-dissénrînés ; une réserve toujours prête pour tes protéger; de n'abandonner jamais une position que l'on allait cédèr à l 'ennemi sans avoir préalablement occupé quelque autre position qui la maîtrisât, soit de front, soit d echarpe, et de ne mettre jamais les tirailleurs en prise sur les sommets des côtes, mais -bien de les embusquer sur le revers.

28 novembre. Trois des compagnies du Jwtaillon exécutèrent la retraite du passage de la Sy bouse , au gué- de M'ja'u-el- Hommar , sous les yeux de M. le maréchal i elles n'ont eu personne de blessé.

XjO soir oià caitipii devanA Gimlmu f *

29 novembre. Armée au camp de Moul-el-Fa.

30 novembre. Arrivée au ca**t> 4c lireau.

f» àèeewkre. Arrivée à JW.

Dans tontes ces opérations de ia (MMfjfjW , les

lai <x*okUo« admirable. Jamais le manqac de vivres on 4e som- «|0 M le* empécfca de se porter vigo«remse«r.eM contre l'ennemi

r, imi avoir goéU «» ùutan< <fe wmn«i* , </e ne p*« moietrer la moindre U**ê**) *, la Umr retrait* du pémtmm dé Koditati , «*fr» <N trdUpes de Constantine d'une part , a< *<i «ominMW MM<MI d'Arhmet- B*y de Vemtre, * 4m*,m'm m*m •> W*É /ta* swsnf

Le lieutenant-colonel commandant les denz bataillons ,

Signé : t. F. DTJVTYIER.

Le colonel chef de l'étal-major-général , DUVERGER.

• Bone, la 13 janvier 183%

Monsieur le marinai ,

Voila le» ren&eignemens les plus récens et les moins incertain* qui me soient parvenue par diverses voies , et par des témoins oculairci sur ce qui s'est passé à Constantine.

Peu à'iiabitans de la ville ont pris part à sa défense ; ce *0»t des Arabes et des Kabaïles qui étaient placés autour des portes et dans la Casbat}. • . ? .

Il y a dans la ville dix Français ou Européens qui s'y trouvaient avant l'expédition ; deux d'entre eux sont employés dans leur profession d'armurier. *

Mir-Tabet-el llarlcs et deux autres habitans ont été pendus par l'ordre d'Achmet-Bey, pour avoir proposé de rendre la ville : on dit qu'ils étaient riches.

On répare la porte du pont , on fait des démolitions dans Tintérieur de la Tille et à la porte Bab-elOued, on creuse tles fossés devant le rempart du côté de cette porte.

Les femmes du bej ne sont pas encore rentrées à Constantine.

Depuis l'apparition des Français , les bestiaux et les denrées ont beaucoup augmenté de prix ; mais le blé et l'orge sont au contraire à bien meilleur compte , parce que ces objets ne peuvent s'enlever facilement. Malgré la défense du bey, beaucoup d habitans s'en vont avec leurs femmes, leurs enfans et leurs troupeaux. ■

La monnaie d'Achmet Bey a été fort altérée dans son titre. Les Arabes recherchent les anciennes et aussi «elles de France. Une pièce de cinq francs vaut sept à huit boudjous.

On a vu sur la route de Tunis à Constantine une petite voiture escortée par six ou huit Thaous armés et montés sur des mules. Cette voiture contenait deux femmes que le bey de Tunis envoyait au bey Achmët.

Le lieutenant-général , commandant les troupes en Afrique , gouverneur-général par intérim,

Baron RAPATEL.

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