DE LA QUALITÉ DU CHARBON
pour la fonte du minerai ; le charbon de bois plus tendre, de tremble, d'aui^, de pin, de sapin, etc., s'emploie avec avantage dans les feux d'affinerie. Le premier se désigne sous le nom de charbon fort, le second sous le nom de charbon doux.
Dans les établissements industriels, on apporte une grande attention à la qualité des charbons qu'on emploie. Cette qualité s'apprécie d'après la densité du bois et, par conséquent, pour une même essence, elle peut varier avec l'âge des arbres. Le meilleur charbon est fourni par le bois qui touche à sa matu rite ; c'est ce qui fait que le charbon provenant de bois exploité en taillis, à un âge convenable, est aussi bon que celui qui provient de jeunes futaies. Les bois très-vieux, les bois sur le retour, dépéris^ sants, échauffés, les bois flottés et les bois très-jeunes ne donnent relativement que du charbon de qualité inférieure. La qualité du charbon dépend aussi de son degré de cuisson, de la saison dans laquelle le bois a été abattu et de son degré de dessiccation au moment de la carbonisation. Le charbon cuit à point, donne plus de chaleur que le charbon trop cuit ou pas assez cuit. Le bois coupé dans la saison morte donne plus de chaleur et un meilleur charbon que le bois coupé en temps de sève. Le bois que l'on carbonise après quelques mois de coupe et lorsqu'il ne renferme plus que 20 à 25 p. 0/0 d'eau hygromé-» trique, donne un charbon meilleur que celui que l'on obtient du bois vert ou du bois très-desséché.
Le charbon bien fait varie de poids avec les essences