‹ Exploitation, débit et estimation des bois: cours fait à l'École impérialeChapitre 71 sur 116 · SH · texte numérisé non relu

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468 (XASSEMENT ET CUBAGE

Nota. — Les indications portées dans le tableau qui précède ne peutent être données pour certaines.

En effets nous aTons supposé^ dans la construction de ce tableau^ <iue Féquarrissage à viye arête ou sur franc bois correspondait k réquarrissage au 5* déduit^ ou^ ce qui retient au méme^ que le càté de réquarrissage à yive arête est égal au cinquième de la drconférence sur écorce. Or^ cela n'a pas toujours lieu^ surtout dans les petits arbres dont Taubier et Técorce mit une épaisseur généralement plus grande relatiyement au diamètre totale que dans les très-gros cbênes. n est facile de s'assurer d'ailleurs^ par un calcul très-simple^ que pour qu'un arbre équarri au 5* ne renferme pas d'aubier il faut que le diamètre sur franc bois soit au moins égal aux 89 cent** du diamètre sur écorce^ ou que l'aubier et l'écorce n'aient ensemble qu'une épaisseur de 11 p. O/q du diamètre total.

De même, on remarquera dans le paragraphe suivant que la plupart des bois de marine peuvent être classés par signaux et par espèces^ d'après les côtés d'équarrissage mesurés au milieu et au petit bout avec une tolérance de 15 p. O/q d'aubier à chaque angle. Or^ on peut s'assurer aussi que pour que réquarrissage au 5* ne contienne que i5 p. O/q d'aubier à chaque angle^ il faut que le diamètre sur franc bois soit seulement les 77 cent~ du diamètre sur écorce^ ou que l'épaisseur de l'écorce et de Taubier soit au moins égale à 33 p. O/q du diamètre total.

On voit j d'après cette observation^ que l'épaisseur de l'écorce et de l'aubier^ relativement au franc bois, joue un rôle important dans le classement des bois équarris, et comme cette épaisseur ne peut jamais être déterminée très-exactement tant que l'arbre est sur pied, il s'ensuit que les indications portées dans le tableau qui précède, ne peuvent être fournies que comme des données approchées. Ajoutons seulement que, pour tous les bois auxquels la Marine accorde la tolérance de 45 p. O/o d'aubier sur réquarrissage, les indications du tableau sont plutôt au-dessus qu'au-dessous de la vérité.

:D£S BOIS BB MàRiNjË. ' 169

S; V«. MODK tkS MCEVTS ^fiS6 BOfS' DllilTRis A LA lURUfl (1).

Aux termes du décret du t6 octobre 1858 : « La » marine ne devra au département des Finances que » le prix des pièces équarries, en raison de leur cube » et de leur nature par espèce, ce cube étant calculé » smvant les procédés de recette de la marine. Les »' pièces rebutées, de même que les remanants de » foute nature, resteront à ïa charge dei'Administra- » tion des forêts qui en opérera la vente suivant les » formes ordinaires. »

Les bois équarrîs se mesurent de la manière qui a été indiquée précédemment, et se cubent comme des parallélipipèdes à base carrée ou rectangle, d'après leurs dimensions en longueur et en équarrissage. Mais on à vu dans le tarif de recette que parmi ces bois, les uns ne peuvent être classés que d'après les dimensions de Téquarrissàge à vive arête, tandis que pour les autres la marine tolère, dans une certaine mesure, Paubier etfes dèlburnisou flacbes qui pourraient exister aux angles des pièces. La tolérance admise par la marine n'est pas précisée daiis le tarif de recette, mais elle était nettement indiquée dans les marchés qu'elle contractait avec les fournisseurs.

(i) Âa moment de metlre sons presse le paragraphe qu'on va lire, une circulaire de TÀdministralion des forêts annonce qu'elle tracera prochainement la marche à suivre ponr opérer la recelte deâ bois de marine. Si les instructions de TÀdministration apportent quelques modi-> fications aux procédés de recelte que je vais décrire, je ferai connaître ces différences- dans un sopptéinent qa'on trouvera à la fin de cet ouvrage.

A ce sujet, l'article 24 des derniers marchés de bois de chêne porte : « Que Faubier et les défournis ou » flaches existant aux angles des pièces ne donneront x> lieu à aucune réduction, lorsqu'ils n'excéderont » pas, à chaque angle, quinze pour cent de la largeur » de la pièce, à l'endroit correspondant à l'aubier » ou au défourni ; — l'aubier et le défourni devant B être mesurés sur les faces et noa diagonalemenl. »

Le dernier paragraphe du même article des marchés permet en outre <k de recevoir^ aux mêmes. » conditions, les pièces de quille, étambots, mèches, » de gouvernail, bittes, baux, demi-baux, barrots de » gaillard et étraves (l), pourvu que l'on se guide » pour le classement de la pièce, sur l'équarrissage à » vive arête qu'on peut en tirer. »

De ces dispositions il résulte : l"" que toute pièce de marine bien conformée, à quelque signal qu'elle appartienne, doit être cubée comme un parallélipi* pède dont la base aurait pour dimensions les côtés d'équarrissage mesurés avec la tolérance d'aubier ; 2® que les pièces pour lesquelles le tarif de recette admet de l'aubier ou des défournis, à savoir, les plançons, jas d'ancre, demi-^varangues, bouts d'allonge, varangues plates, préceintes, allonges, varangues acculées, pièces de tour, guirlandes, genoux,

(1) Ce sont les signaux pour lesquels la marine n'admet ni aubier ni défournis dans la mesure de l'équarrissage pour le classement des pièces par signaux et par espèces. — Encore admet-on une tolérance pour un des côlés de l'équarrissage au petit bout des pièces de quiUe» élraTes,cl demi-baux. (Voir les observations du Tarif, p. 158, i 59 et i60.)

DES BOIS DE MARIfTE. i7i

genoux de revers, allonges de revers et bois à deux bouges^ doivent être classées en signaux et en espèces d'après les mêmes dimensions de Péquarrissage mesurées avec la tolérance d'aubier ; 3^ que les pièces appartenant, d'après leurs formes^ à la catégorie des quilles, étambots^ mèches de gouvernail, bittes, baux, demi-baux, barrots de gaillard et étraves ne peuvent être classées par espèces que d'après l'équarrissage à vive arête qu'elles peuvent fournir, bien qu'elles doivent être cubées, comme les précédentes, d'après les dimensions de l'équarrissage avec tolérance d'aubier.

Pour cuber une pièce de marine dans ces conditions, on voit qu'il faut connaître les côtés de son équarrissage mesurés avec la tolérance d'aubier. A cet effet, on procède de la manière suivante : la pièce étant légèrement équarrie, on inesure son dia-^ mètre moyen sur aubier au milieu de sa longueur ; au même endroit et sur un des angles où l'aubier est resté intact, on mesure son épaisseur, en faisant avec la hache une entaille assez profonde pour atteindre le bois parfait; on retranche deux fois l'épaisseur de l'aubier du diamètre moyen de la pièce, «t l'on obtient le diamètre sur franc bois ; on multiplie le diamètre sur franc bois par 0,82, et le produit exprime le côté de l'équarrissage, au milieu de la pièce, mesuré avec la tolérance de 1 5 p* 0/0 d'aubier à chaque angle.

Ce même côté d'équarrissage servira également à classer la pièce, comme signal et comme espèce, si elle appartient à la catégorie de celles pour lesquelles

172 GlASSEMENT ET CUBAGE

le tarif de recette admet la tolérance d'aubier ou de défoumi. Mais si la pièce doit être rangée parmi les quilles, étambots, mèches de gourvemail^bittes, baux, ou étraves, on ue pourra plus la classer comme signal et comme espèce, que d'après le côté de son équarris* sage à yive arête, lequel s'obtiendra en multipliant par 0,706 la longueur du diamètre sur franc bois.

Par exemple, soit une pièce équarrie c[ui mesure 9 mètres de longueur et 0"',52 de diamètre au milieu sur aubier. — Si l'aubier a une épaisseur de deux centimètres, le diamètre sur franc bois sera de 0",48, et les côtés d'équarrissage avec tolérance de flache ou d'aubier seront de 0",48 x 0",82 = 0",393, ou 0",38 sur 0'",40. Dès lors, la pièce sera reçue pour un cube de 0,38 X 0,40 X 9 = l"»«-,368, et pour une deuxième préceinte, 2 PR, si elle a assez de courbure et un équarrissage suffisant au petit bout.

Mais si la pièce est droite et peut donner une quille, le côté de son équarrissage à vive arête sera de 0,48 X 0,706 = 0'",34 au milieu. — On calculera de même le côté de l'équarrissage sur franc bois au petit bout, et si cet équarrissage atteint 0",32, la pièce tombera en 4Q', c'est-à-dire, en quatrième espèce de quille, mais elle sera reçue comme précédemment pour un cube de l"*-®*, 3 68.

De sorte que si les deuxièmes espèces valent 200 fr. le mètre cube, et les quatrièmes 150 fr., la pièce admise comme 2 P R vaudrait

in»-^368 X 200= 273 fr. 60 c, tandis qu'elle ne vaudrait que

l">-^368 X 150 = 205 fr.20 cent., si elle était classée en 4 Q' .

Il est facile de justifier l'emploi du coefficient dont on se sert pour déterminer le côté d'équarrissage avec tolérance de 1 5 p. 0/0 d'aubier à chaque angle* En effet {PL I, fig. 6), soit D le diamètre et R le rayon sur franc bois ; soit ÂB ou ix le côté de l'équarrissage a\Bc 15 p. 0/0 d'aubier à chaque angle^ on aura :

CE ou x^ = 0,35 X 2»r =± 0,7»r.

D'après les propriétés des triangles rectangles on a : OC + CE^ = R^ pu X' + x'' = R% remplaçant x^ par sa valeur, il vient :

x' (1 + 0,49) = RS x^ = J^ ^ ^ 1,49

Vl,49

Ix — 0,82 D, ce qu'il fallait démontrer* De même {PL I, fig. 7) , si on désigne par x le côté de l'équarrissage à vive arête ou du carré inscrit dans le franc bois,

ona 2a:' =D'

d'où x= n^a^ =

X — 0,7061 D, ce qu'il fallait démontrer.

Les relations entre le diamètre sur franc bois et le

côté d'équarrissage à vive arête, entre le diamètre

sur franc bois et le côté d'équarrissage avec tolérance

d'aubier, étant fixes, on conçoit que l'on peut dresser

CLASSEMENT des arbres sur pied, en signaux et ci

iQDÀBaiSSAGB.

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Milieu.

Petit bout.

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