HET
et —
encore conservé presque en entier, permettait à la garnison de descendre à l'improviste et sans être exposée aux traits jusqu'au fond de la vallée, soit pour prendre de l’eau, soit pour faire des sorties. Sur une des tours, on voit encore en place une coulevrine brisée par le milieu.
Pour se rendre au cimetière arménien, situé de l'autre côté du ruisseau qui vient déboucher dans la plaine au pied du pie de Kaledjik, nous traversons des jardins arrosés, plantés de müriers et d'arbres fruitiers. Dans le cimetière, nous trouvons deux colonnes milliaires, l'une du temps de Trajan, l’autre du temps d'Hadrien. La première était tout à fait inédite, l’autre avait été lue par Hamilton (1).
Lettres de 0",045.
[Imperator|
Xilius) Traia-
DIVI NERVAE TRAIA
NVS CAESAR AVG GER nus Caesar Aug(ustus) Ger- MANI VNTIFEX mani[eus pJuntifex MAX:TRIBPOT:P:P-COS:I1I max(imus) trib{unicia) pot(estate) p(ater) p(atriae) co(n}s(ul) secundum, RESTITVIT PER POM restituit per T (itum) Pom- PONIVM SVM ponium [Bas]sum leg(atum) PRO PRAETORE M: pro praetore. M(illia) p(assuum) XXX triginta Viil octo.
On trouvera ce qui est relatif à Pomponius Bassus et à sa légation en Galatie dans un article de M. Henzen (2) et dans notre étude sur la province romaine (3). Il ÿy a bien sur la pierre PVNTIFEX au lieu de PONTIFEX.
Quelques inscriptions funéraires de basse époque sont trop frustes pour être déchiffrées.
Kaledjik correspond certainement à une petite ville ou à une bourgade antique ; mais aucune des identifications qui ont été proposées ne s'appuie sur des raisons qui aient quelque valeur. L'hypothèse de M. Texier, que Kaledjik estune corruption de Tararéy vayoc (4), ne soutient pas l'examen, comme l’a déjà indiqué Ritter (5). M. Robiou accepte ce rapprochement sans protestation (6). Ainsworth voit dans Kaledjik Peïon (7), une des forteresses où les rois Galates gardaient leurs trésors, sans réfléchir que Strabon place de la manière la plus formelle Bloukion et Peïon chez les Tolistoboïens (8). ;
De Kaledjik à l'Halys il y a près d'une heure de chemin. Le fleuve est bordé en cet endroit de jardins et de saussaies comme nous n’en avons pas vu depuis longtemps. L'Halys est très-étroit en cet endroit ; le plus grand fleuve de l'Asie Mineure, dans la partie moyenne de son cours, ne sem-
(1) N° 99. Quelques lettres sont devenues illisibles, à ‘droite, depuis le temps d’Hamilton ; mais on lit mieux sur notre
copie le nom du légat. Voici comment nous avons transcrit les lignes Get 7:
COSIIIPERAIARGIVM MACEDONEMLEGAVG
(2) Bulletin de l'Institut de correspondance archéologique. 1862, p. 66-69. (3) De Galatiu provincia romand, P. ITT.
Description de l'Asie Mineure, ?. 1, p. 190.
Klein-Asien, p. 346.
(6) /listoire des Gaulois d'Orient, P. 112.
(T) Travels and researches in Asia Minor, t. XI, p. 115. (8) XIE, ch. v, p.2.