‹ Exploration archéologique de la Galatie et de la BithynieChapitre 92 sur 153 · ANCYRE. — FACE ANTÉRIEURE DE L’AUGUSTEUM. ÉTAT ACTUEL · texte numérisé non relu

ANCYRE. — FACE ANTÉRIEURE DE L’AUGUSTEUM. ÉTAT ACTUEL

Cette planche est la reproduction d’une photographie des ruines du temple et des constructions qui les environnent. La photographie fut prise d’un petit cimetière situé derrière le médressé actuel de la mosquée Hadgi-Baïram ; le terrain de ce cimetière est surélevé, il domine la cour du médressé ; on voit, au premier plan, la crête recouverte de tuiles du mur qui les sépare. À gauche s'élève la toiture du médressé ; elle vient s'appuyer contre un turbeh polygonal, construit par assises alternatives de brique et de pierre, dégradé, presque abandonné, et qui figure sur le bord de la rue, en face des ruines, dans le plan général (I, pl. 14).

A droite, de l’autre côté de la rue, se présente une des maisons turques, bâties en bois et en briques crues, où nous avons retrouvé la traduction grecque de l’/ndex rerum gestarum. À gauche s'élèvent la vaste toiture de la moquée Hadgi- Baïram, son turbeh polygonal recouvert en plomb et son minaret cylindrique soigneusement construit en briques cuites eten pierre.Au centre apparaissent les murailles en marbre du temple, couronnées de nids de cigognes. On peut apprécier sur la façade latérale de droite le surplomb du rinceau qui la termine, et dont nous avons parlé pages 303 et 308. L'ante placée à l'extrémité de cette muraille a perdu tous les reliefs de son chapiteau, mais la porte du temple paraît au fond du pronaos dans son ensemble presque complet. Elle est dominée par quelques blocs de l’architrave, qui a disparu sur tous les autres points, et par l'ouverture de cette grande baie on aperçoit, sous le linteau brisé, une partie de la cela et la face Nord-Ouest du pronaos postérieur.

IL est inutile de faire ressortir le peu d'exa

ctitude de la planche où M. Texier a donné la vue de l'Augusteum ; évidemment cette planche a été dessinée d'après un croquis imparfait qu’on a complété plus tard de mémoire. Quant aux observations analogues que nous pourrons présenter à propos des planches suivantes, nous les ferons dans l’intérêt de la vérité : nous n'oublions pas que M. Texier n’est resté à Angora que quinze jours à peine, tandis que nous avons pu y passer deux mois et demi.

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PLANCHE XIV

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