‹ Exploration de l'appareil urinaireChapitre 13 sur 144 · EXAMEN DU MÉAT · texte numérisé non relu

EXAMEN DU MÉAT

jets pai'a-iirélraiix (jui très soiiveni tient en échec l'action luédicainenteuse des grands lavages urétro-vésicaux, car ceiix-cî passent sur eux sans pénétrer dans leur profondeur.

Maïs si ceux qui se voient au dehors et qui ont été bien décrits par .lanet', sont relativement faciles à traiter, ceux au contraire qui sont situés dans l'inléricurcle la muqueuse iirélrale ne peuvent être vus qu'au moyen de Furé- Iroscope.

Les premiers qu'on |)eut appeler externes s'ouvrent souvent par un tout petit orifice dont ie seul aspect ne peut certainement pas faire soupronner la longueur du trajet dont ils sont l'abovitissant. Il est nécessaire de les calliétériser non pas avec une bougie en gomme, qui n'a pas la résistance nécessaire pour pénétrer, mais bien avec une très fine pointe de stylet. Kl c'est ainsi que nous appellerons l'attention sur un repaire microbien assez fréquent qui est constitué par les glandes de Tyson infectées. Pour traiter et guérir ces trajets para-urétraux, une seule méthode réussit, c'est la mise à ciel ouvert, de tout le trajet.

Les seconds (fistules internes) sont certainement fréquents. GrAce à l'urétroscopic il est aisé de les voir, et de leur appliquer le même traitement qu'aux fistules externes.

L'inspection du méat ne doit pns se borner à regarder le méat fermé. On devra saisir les lèvres du méat entre le pouce et l'index et les écarler l'une de l'autre : on pourra ainsi voir souvent des détails inléressants. Tel, par exemple, un jeune malade qui ni'avaît élé envoyé par le D' Barbier sur lequel un examen superficiel de l'orifice urétral ne permettait de rien découvrir d'anormal, mais chez lequel l'écarleinent des lèvres du méat faisait saillir à

a 4 EXPLORATION DE l'uRÈTRE

Textérieur deux grosses saillies polypeuses — analogues aux végétations du gland — et qui constituaient chez ce malade une véritable urétrite polypeuse.

De la Méatotomie.

L'inspection du méat doil enfin permettre de se rendre compte si l'orifice de l'urètre n'est pas trop étroit, et s'il permet l'introduction facile dans l'urètre, d'instruments destinéssoitàunexamen,soit au traitement. On sait en effet que normalement c'est le méat et le collet de la fosse naviculaire qui sont les portions les plus étroites de l'urètre, et dans les cas d'étroitesse de cette partie du canal il est tout à fait indiqué d'en pratiquer la section ce qui est une petite opération très simple. Celle-ci devra se faire soit avec le méatotome à bascule, soit avec le galvano- cautère.

L'emploi du méatotome à bascule a des avantages : c'est la rapidité avec laquelle on agit; l'opération est faite en quelques secondes, l'inconvénient est de produire une plaie qui saigne quelquefois assez abondamment. Quoi qu'il en soit, pour débrider le méat, on introduit après asepsie de la région, le méatotome fermé, dans Turètre, puis on fait saillir

FiG. 5. — Mcalotomc à bascule.

la lame par un mouvement de bascule et on ramène au dehors l'instrument tout ouvert. La lame doit toujours être tournée vers la paroi inférieure et la saillie de la lame doit être suflisante. Si Ton a soin de bien faire la section juste sur la ligne médiane, on n'a pres([ue pas de sang généralement. Mais si l'on s'en écarte un peu, on a près-

EIAHE» DC PRÉPUCE 35

que toujours une hémorragie, parfois d'assez longue durée. C'est dans ces cas qu'il est excellent de placer dans les lèvres de la plaie un petit tampon imbibé d'adrénaline qui arrête complètement le sang, un simple petit pansement ouaté est ensuite appliqué. Il sera bon de recommander au malade d'avoir soin les jours suivants d'écarter doucement mais fréquemment l'une de l'autre les lèvres de la plaie qui ont toujours tendance à s'accoler et à se ressouder.

L'emploi du galvano-cautère pour effectuer la méatolomie remédie à l'inconvénienl de l'hémorragie car pendant et après cette petite opération, la perle de sang est tout à fait insignifiante, mais l'intervention est plus compliquée et moins facile à effectuer. On commence par nnesthésier par une injection sous-cutanée Je quelques gouttes de stovaine à i/ioo, la partie inférieure du méat. On introduit ensuite dans le méat un petit spéculum destiné à écarter les lèvres de l'orifice, puis avec le galvano-cautère, on sectionne franclicmcnt la paroi sur la ligne médiane, non pas seulement sur la paroi extérieure ce qui ferait l'opération insuffisante, nuis surtout dans l'intvrieur même du canal Gi au môme niveau, dans l'étendue de quelques millimètres.

Pour juger si le débridcmenl est suffisant, on peut mesurer de suite le résultat obtenu, en introduisant un gros Béiiiqué droit n" 55 ou 58 et en constatant que l'instrument est admis facilement dans le canal.

Page 1