I. Soc. Médicale des Hôp. Séance du i3 février
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compressives. Ensuite lorsqu'il s'agit de calculs de dimensions peu considérables, enfin, lorsque ces calculs sont constitués principalement par de l'acide urique pur ou des urates, car dans ce cas, ils ne peuvent pas être distingués des parties molles avoisinantes.
De plus, la radiographie peut faire croire qu*îl existe dans le rein un ou des calculs qui, en réalité, n'existent pas. En eiTet, la tuberculose et certaines tumeurs du rein peuvent donner sur la plaque photographique des ombres qui pourraient être prises à tort, pour des calculs.
Le D*" Garceau, de Boston, a publié un cas semblable dans lequel une femme de 3g ans présentait des douleurs dans rhypocondre gauche. L'examen des urines séparées avait montré la présence de sang dans l'urine peu abondante du rein gauche. La radiographie du rein gauche montra qu'il y avait plusieurs ombres sur la plaque, ce qui faisait penser à la présence de calculs. A l'opération, on trouva un très gros rein atteint d'hypernéphrose. Il n'y avait pas trace de calcul, et les ombres qui avaient été marquées sur la plaque étaient dues à des îlots séparés de tissu cancéreux *.
Parfois enfin, c'est la présence de matières fécales qui, contenues dans Tintestin, ont pu induire en erreur dans rinterprétation d'une ombre placée sur une plaque photographique. Aussi, sera-t-ii indiqué d'évacuer le contenu intestinal à l'aide d'une purgation donnée la veille de l'examen radiographique.
y La stdréoraflioyrajj/iie a pour but d'obtenir successivement deux clichés radiographiques dans deux positions différentes de Tampoulc, convenablement choisie, de manière que lorsqu'on examine au stéréoscope les deux images obtenues, on puisse avoir une image unique mais possédant un relief bien marqué.
I. (îiirreaii, Kdjrjir. The American Journal of Vrology. New-York, mars iqo^ n" 6, p. u'iO.
HimnnntriiiR nr iini 307
Celle méthode de stéréoradîograpliic a des avantagea
mnn|iiés non seiileini'iit pour irMlif|iiei- la sthiiition en pro-
fondeur d'tin calcul du rein mais aussi pour éliminer de nombreuses causes d'erreur. Lorsqu'en eflet, on Iiésite enire une tache accidentelle et une tache révélatrice d'un
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calcul, si cette tache est reproduite avec le même siège, la même forme et les mêmes dimensions, sur les deux clichés différents, c'est qu'elle n'est évidemment pas due à une cause accidentelle.
Technique de la radiographie.
Cette technique a été étudiée par Béclère* et un récent travail des D" Rafin et Arcelin (de Lyon)* donne sur ce sujet des détails intéressants :
Le malade doit, avant de subir la radiographie, avoir été largement purgé : de cette façon seront éliminées les causes d'erreur qui pourraient provenir de la stagnation de matières fécales dures dans le gros intestin. Le malade est ensuite couché horizontalement sur une table de telle manière que sa région lombaire soit le plus rapprochée possible d'un châssis placé sur la table et contenant une plaque photographique de la dimension de 2/4 x3o. L'application plus parfaite de la région lombaire contre la plaque sera obtenue en faisant plier les jambes du malade, car de cette façon l'ensellure lombaire sera diminuée.
Ceci fait, il convient d'immobiliser le rein, de déprimer la paroi abdominale, et de n'employer que des rayons de Roentgen peu pénétrants.
Pour réduire au minimum Faction du rayonnement secondaire si nuisible à la netteté des nuages on a recours à des diaphragmes spéciaux. Un des plus intéressants parmi ces instruments est \e diaphragme compresseur d'Albers-Schonberg^ qui d'une part ne permet
I Béclèrc. Le rii(ll«KJiH^piostic des calculs uriniiires. Archives d'Eleclricilc médiralc de Bemjonnc, iio i iS, iT) août igoS.
à. Rafin et Arcelin. Calculs du rein et radiographie. Comptes rendus de l'Ass. fr. d* urologie, 1907, p. ii8i.
'.\. Albers-Sclionberç. Die ROntgentechnik Hambourg, 1908.
RADIOGRAPHIE DU REIN Gog
radmission que d'un petit nombre de rayons, émis par Tampoule de Rœntgen et qui d'autre part s'applique sur la paroi abdominale en s'y enfonçant. Il a la forme d'un cylindre creux de lo centimètres de diamètre et de 22 centimètres de longueur et est garni de plomb sur toute sa paroi intérieure, — l'ouverture supérieure se trouve réduite à un orifice de 3 centimètres de diamètre et porte l'ampoule de Rœntgen. L'ouverture inférieure garnie de caoutchouc durci s'applique sur la paroi abdominale, et grâce à des bras de leviers juxtaposés elle peut s'enfoncer plus ou moins dans l'abdomen en déprimant la paroi.
Albers-SchOnberg pratique avec cet instrument trois ou quatre radiographies successives dans chacune des moitiés latérales de l'abdomen, en se plaçant dans des positions différentes, de manière à comparer entre elles les diverses épreuves et à contrôler les uns par les autres les résultats obtenus.
En opérant ainsi, on obtiendrait des données sûres, et Kiimmel(de Hambourg)dit avoir obtenu de cette méthode, les meilleurs résultats*.
La technique et l'instrumentation d'Albers-Schonberg donne certainement de bons résultats, mais la pression exercée sur la paroi abdominale est parfois mal supportée par les malades nerveux. Aussi, Béclère a-t-il proposé de ne déprimer la paroi abdominale qu'au moyen d'un ballon en caoutchouc gonflé d'air. Dans la pratique du D'Arcelin ce ballon de caoutchouc est maintenu par une sangle en toile dont on peut augmenter ou diminuer la pression.
A chacune des extrémités do celte sangle se trouve un sac qui est rempli progressivement de sable fin. Le malade est comprimé ainsi lentement et sans douleur, grâce à
I. Kummell. Die Becleutuii|^ der Hoen(frtMiO{j;riipliic fur clic Chinir^pe, Zf/Mchrift fur arzUichc Forlbilding Zweiler Jahnjawj, 190'), n" 9.
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rintermédiaire du ballon de caoutchouc qui épouse très exactement les formes. On arrête la charge lorsque les mouvements respiratoires n'impriment plus de mouvement ni à la sangle ni au ballon : on peut alors considérer le rein comme immobilisé.
La source électrique la meilleure à employer est une machine statique à 12 plateaux construite par Drault. Les ampoules les plus pratiquées sont celles à osmo-régulateur.
Le temps de pose varie de i5 à 3o minutes, suivant l'épaisseur du sujet.
L'ampoule est maintenue parle porte-tube à diaphragme iris construit par Drault. Au-devant de l'ampoule se place un tube diaphragme qui permettra d'obtenir un faisceau de rayons X aussi homogènes que possible.
Pour bien disposer l'ampoule par rapport au malade et pour éviter le sternum et les côtes, on dirige le tube obliquement par rapport à la plaque et au sujet, de façon que le bord du tube diaphragme rase le bord inférieur du thorax. On obtient ainsi une projection oblique de la région rénale. Généralement on fait une seconde épreuve, et dans ce cas, on dispose le tube diaphragme dans une direction perpendiculaire à la plaque : on obtient alors une projection horizontale. On a ainsi deux images diderentes ce qui a souvent un grand intérêt. En repérant les déplacements de l'ampoule et des ombres du calcul il devient facile de mesurer à quelle distance de la plaque se trouve le calcul, et de dire si le corps étranger répond à remplacement du rein.
roiit rccemment, une nouvelle et très intéressante utilisation des rayons de Roentgen a éternise à profit, permettant de connaître d'une façon précise Tétat de ruretère et du bassinet. Pour atteindre ce but, les l)*^* Voclcker et Liclilonberg, assistants de la clini(|n(* du P*" (]zerny, à Hei-
HADIOGRAPItlE DU HEIN 5ll
delberg, ont euTidée d'injecter en cathétérisant l'uretère, du collargol, dans le bassinet et l'uretère. Lorsque le bassinet et l'uretère ont été ainsi remplis, ils soumettent le sujet aux rayons de Roentgen, et peuvent ainsi obtenir une image très fidèle de l'uretère et du bassinet*.
I. Voelcker et Liclilenbergp. Pyélog^rnpliie (tloentgenograpliie des Nicrenbeckens nacli Kollarg^lftillung). Separatabdruck aus der MUnchener metUzinischen Wochensthrifl, n» 35, 1906.