INTERROGATOIRE
Non seulement l'histoire personnelle du malade doit
être, avant tout, écoulée avec soin, mais encore il faudra remonter aussi jusqu'à ses antécédents héréditaires. Les antécédents blennorrhagiques, syphilitiques ou tuberculeux seront notés avec soin. Les pleurésies, les rhumes répétés, les cicatrices d'adénites cervicales, un mal de Pott antécédent, les arthrites fongueuses seront enregistrés méticuleusement.
Les douleurs dont se plaint le malade seront analysées avec soin. Si elles semblent avoir leur siège plutôt dans la vessie, on notera si elles ont leur maximum d'intensité à la fin de la miction. Si elles ont leur origine dans le rein, on étudiera si elles sontou non accompagnées de crises de coliques néphrétiques, et on aura soin de connaître exaclement leurs irradiations douloureuses soit vers la cuisse ou le scrotum.
La fréquence des mictions, diurnes et nocturnes, sera étudiée minutieusement; il faudra penser à rechercher un signe sur lequel Ba/y a appelé l'attention, et auquel il a donné le nom de « pollakiurie nocturne ou isonurie ».
Ce symptôme consiste en un trouble fonctionnel caractérisé par ce fait que les malades urinent la nuit plus, ou aussi fréquemment (pie le jour. C^e signe permettrait, d'après son auteur, de porter le diagnostic ferme de pyélite.