‹ Exploration de la région du Grand lac des Ours [microforme]Chapitre 54 sur 54 · FERRE · texte numérisé non relu

FERRE

Jérôme le Trompette par le licutenant-colonel pe Beaurepaire. In-12, prix : 3 fr.

Un faible escadron de cavalerie occupe le village de Callados en Catalogne. Attaqués à l'improviste par des bandes nombreuses de paysans, les Francais se retranchent dans la grande auberge. Ils vont y être brûlés vifs ; ou bien, s'ils tentent une sortie, ils seront tous fusillés à bout portant. Il n’y a pourtant de chance quedans une sortie, Ce qui reste de l’escadron est sur le point d’être anéanti, quand un fort détachement de cavaliers et de fantassins accourt les sauver. C’est un drame palpitant et entraînant. Quiconque a ouvert le livre ne le quittera plus qu’il ne l'ait lu jusqu’au bout.

Une dizaine de traits, Snuvenir anedoctique de la guerre de Crimée, complètent le volume, On y apprend à mieux connaître le soldat français, à l'aimer et à l’admirer.

L'impression que laisse l'ouvrage est saine et fortifiante, elle donne chaud au cœur. L'auteur nous promet une suite au récit de Jérôme; qu'il se hâte, il nous a mis en goût.

E. VANGEON.S. J.

(Etudes Religieuses)

Marthe de Bellesmont, par la Ctesse de BEAURE- PAÎRE DE LouvaGNy. Prix : 2 fr.

Touchante histoire du dévouement d’une jeune fille pour son père ruiné, malade, et repoussé de famille parce qu'ila abjuré le protestantisme L’héroïne se dévoue également à son plus jeune frère afin de lui faciliter sa vocation de missionnaire Enfin, conduite par la Providence chez sa grandmère qu’elle n’avait jamais vue et qui l'accueille sous un nom moins Connu que celui qu'elle portait dans le monde, elle parvient à conquérir l'estime, puis l'affection de la vieille protestante et la gagne à la vraie foi, après l'avoir réconciliée avec les siens.

(Bulletin des publications populaires)

Les Sauveteurs de l’Asphalte par Mme la comtesse DE BEAUREPAIRE DE LOUVAGNY. In-12 de 311 pages. Prix :2fr.

Ce livre a été écrit à l'honneur de ces gens de cœur, hommes et femmes de toutes les classes, qu’une même foi et un même amour des déshérités a enregimentés dans la phalange du bien. L'histoire d'frma Bodin et de son fils est plus

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qu'un hommage rendu à de tels dévouements ; ces héros, qui, vouant leur vie à la charité chrétienne et intelligente, travaillent à œuérir les plaies sociales et les souffrances matérielles des déshérités de notre « fin de siècle, » commandent notre admiration.

La Vengeaucse du Carbonarisme, par J. pu Jarpi- NET. 48 édition, in-12 :2 fr.

Ce n’est point une œuvre vulgaire, un roman ordinaire, un récit fantaisiste, captivant l’attention par le piquant des événements qui s’y dérouient et flattent l'esprit par la forme élégante, académique du style. C'est une œuvre de combat, une œuvre d'instruction, destinée aux esprits sérieux, curieux d'apprendre, de s’éclairer sur des choses pour lesquelles beaucoup, il faut bien l’avouer, montrent de l'indifférence ou du mépris.

n capitaine incrédule, gouaiiieur, enfermé dans une redoute composée des écrits de tous les ennemis de la philosophie catholique, est aux prises avec un bon docteur de campagne chez qui le diplôme n’a pas fini le travail et qui mêle à l'étude des simples l'étude bien autrement grave et bien autrement ardue des questions philosophiques et religieuses.

La forme seule de l'ouvrage a quelque rapport avec le roman. On sait, du reste, que c'est la forme généralemert adoptée pour faire entrer la science dans des endroits qui iui avaient été jusque là interdits.

C'est à cette forme du roman, en effet, qu'est dû en grande partie le succès des livres de Boitar et deJules Verne.

(Le Monde).

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Le Secret du château de Rocnoir, Episode de la Révolulion de 1793 (4° édition) 1 volume in-12, 299 pages : 2 fr. franco

Tel est le titre d'un nouveau roman honnête, dû à la plume de M. J. Gondry du Jardinet, auteur de plusieurs ouvrages moraux etamusants.

Peindre les erreurs et les fruits funestes de la révolution de 1793, dans une épisode historique de ce grand drame où les délations, les incendies et les assassinats surgissent sans cesse, tel est le but que s’est proposé l’auteur du Chdteau de Kocnoir. Et, nous le disons en toute assurance, cette œuvre est une des meilleures que M.J. Gondry du Jardinet ait produites jusqu'à ce jour.

Cet ouvrage peut être mis dans toute les mains.

(L'univers).

L'existence des loges de Femmes, in:8°, 1 fr.

M. Adolphe Ricoux met au jour un certain nombre de documents précieux, qui confirment absolument ce que Mgr Fava et M. Léo Taxil avaient avancé. Oui la franc-maçonnerie a des Loges mixtes, où les sœurs maçonnes sont raêlees aux frères, cela ne peut plus se nier. Mais le livre de M. Léo l'axil, à raison des détails complets, ne peut pas être mis entre toute les mains : celui de M. Ricoux, au contraire s’adresse aux, personnes qui se contentent de prouver les preuves flagrantes de l'existence des Loges androgynes, sans avoir la curiosité de connaître ce qui s'y passe. Sous ce rapport, l'ouvrage de M. Ricoux est d’une grande utilité, il permet de répliquer victorieusemnnt aux frères Trois-Points qui osent nier l’existence de leur Maconnerie féminine.

(Revue Bibliographique)

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Francs-maçons septembriseurs, par E. Boucxez.

4 vol. in-8° prix 1,50.

Nous voudrions voirentre lesmains de tous les catholiques soucieux de la prospérité de leur pays trie le volumeque nous annonçons ici, car nousle croyons appelé àfaire beaucoupde bien et à dissiper bien des illusions. L'auteur nous fait connaître lui-même le but qu’il s’est proposé : j'ai essayé de confirmer par un simple narré des faits historiques que les francs-maçons, même doués de quelque talent, ne conviennent pas à l’exercicedefonctionslégislativesouadministratives… Tout électeur se rend utile à la patrie, à l'Eglise, chaquefoisqu'ils’abstientde favoriser l'accès d'un franc-macon aux charges publiques. » l'elle est en effet la conclusion qui se dégage de la lecture de ce livre où l’érudition elle-même sait se rendre intéressante. (Annales du Sacré Cœur).

Histoire de la Révolution, racontée par un père à sesenfants par J. Du JaRDiINET. In-12, prix : 3fr.

S'il n'est plus permis à personne d'ignorer notre histoire, il importe surtout de connaître dans leur vérité les événements de la période révolutionnaire. Aucune époque n’a suscité d’un coté plus de culte, d’un autre plus de réprobation.

Les crimes de cette époque trop célèbre l’emportent de beaucoup sur ses bienfaits. Encore faut-il savoir apprécier les uns et les autres, tout en prémunisssant les jeunes gens contre des engoûments funestes. On ne parle aujourd’hui que de la Révolution, et l’on fait remonter à elle toute gloire et tout honneur. En réaiité bien peu ont étu'ié son histoire aussi embrouillée que souillée. On l’a écrite cependant sous toute les formes.

(Bibliographie catholique)

T'élu du peuple. — Mœurs d'àa-présent, par Joseph Maurain. Avant-propos d'Edouard Drumont.1 vol. in-12(1892). Paris, Téqui. Prix: 2. fr

Livre bien écrit, d'un excellent esprit et très religieux. Un jeune homme des plusintelligents se jette dans les idées nouvelies et se dévoue aux nouvelles couches. Il a une excellente femme qu'il refuse d'écouter et devient puissamment riche. Il arrive bientôt à la députation, et son influence à la Chambre grandit de jour en jour. Il devient père d’une fille qu’il élève dans ses principes et qui attend avec impatience sa majorité pour se marier malgré lui avec un architecte sans fortune, et qui refuse de faire consacrer Son alliance par lareligion. Ila également une nièce orpheline qu'il aime beaucoup, mais qui chasse de la maison, en apprenant qu'elle

ésire se faire sœur de Saint-Vincent de Paul. Irrité de se voir seul, il abandonne sa femme pour vivreavecuneactrice juive, quilelaisse brusquement poursuivreun banquier juifcomme elle. Son gendre, au même moment, se livre à des sépculations peu honnêtes et se fait mettre en prison. Par bonheur pour lui, il rencontre un excellent aumônier qui le convertit, et dès qu’il evient libre il s'occupe, avec sa cousine la religieuse, de ramener sa femme au bien et réussit à lui persuader de suivre les exemples de sa mère et de faire bénir son mariage. Le père à ce moment, meurt à la suite d’un duel, bourrelé de remords etregretcant d'avoir si malemployé une vie qui aurait pu être si belle.

Ce livre est capable de faire beaucoup de hien, mais ‘doit être lu avec une certaine réserve à cause de quelques détails.

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Esquissen de voyages, par la marquise de Laubespin. 1 vol. in-12, couverture papier pars chemin, prix : 3 francs.

L'auteur des Æsquisses, nous donne des notes prises à la hâte entre une course et une halte; mais quelle exactitude et quel coloris dans ces divers tableaux en miniature. On n'est pas fàché de voyager rapidement et de suivre l'écrivain en Egypte, en Turquie, en Palestine, en Grèce, enHollande. C’est beaucoup de pays, mais le voyage est agréable, et par conséquent ne fatigue pas. On s’assied sur la rive du Nil, ombragée « de petits bois de mimosas aux fleurs odorantes ». À Jérusalem, on prie et on pleure en suivant la Voie douloureuse. Heureux les auteurs et les lecteurs qui savent en. core prier et pleurer sous l’impression de tels souvenirs! À Rome, ces souvenirs reprennnent leur doux empire, quand on assiste aux touchantes et et solennelles cérémonies de la semaine sainte. On revient enfin par la Hollande, qui a ses beautés, mais où « une fois la curiosité satisfaite, on reste dans des regrets et sans désirs, et d'où l’on emporte aucune pensée de retour ». Mme la marquise de Laubespin écrit aux dernières pages de son livre ; « Encore un voyage, sera-ce le dernier? Pourquoi? J'aime les voyages. » Si elle aime à les faire, nous aimons à les lire, racontés par elle avec poésie, délicatesse et piété. Annales du Sacré-Cœur.

Aventures d'un coureur de bois, — Boue maza, par H.B. de Laval. 1 vol. in-12 illustré, prix franco : 3 francs.

Beaucoup ont connu le héros de ce livre, et encore aujourd’hui, dans l’armée de la cavalerie ncmbre d'officiers supérieurs vous diraient, en remontant vers leurs brillantes années de début militaire que sous ce nom d’empruntafricain se cache une des personnalités les plus énergiques, sympathiques et charmantes qu’il leur ait été donné de connaitre.

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Le livre est le récit de sa vie, vie mouvementée s’il en fût ; une vie vécueen France, en Cochinchine, au Cambodge et au Japon; une vie de soldat, de colon, de coureur de bois, de général exotique, toute faite de grandes espérances et de terribles déceptions, d'efforts, de luttes et de périls de toutes sortes, une vie si saisissante par elle-même qu’elle empoigne le lecteur l’attache aux pas de celui qui le lit, et le force à le suivre partout où il veut le conduire.

Avec lui on quitte le doux pays de France, on prend pied à Saïgon, alors ville naissante; on y joue aussitôt et vigoureusement des coudes au milieu d’un fouillis de natures diverses accourues de tous les points du monde pour y faire fortune, on y fait une belle trouée et, les poches pleines de piastres on s’en va loin, bien loin, planter sa tente en pleine forêt, on y vit seul d'Européen, entouré d'ennemis divers, on vogue en pirogue sur les arroyos, on se promène à dos d'éléphant dans les rizières, on dort dans un hamac accroché aux branches d’un arbre séculaire en compagnie des singes, on s’aventure dans les lieux inexplorés, l'œil au guet, le nez au vent, le revolver à la ceinture, le canon de la carabine en arrêt, le doigt sur la détente, côte à côte parfois avec le tigre sournois qui n'attend qu'un moment d'inattention pour fondre sur la proie convoitée.

Avec lui on sent la fortune venir, on la tient dans la main et on la voit s'enfuir au souffle d’uneinsurrection qui le roule brutalement et entièrement ruiné sur le point de départ; on reprendnéanmoins courage, on revient en forêt et on s’y enfonce plus profondément encore pour avoir les mêmes chances au début et le même insuccès à la fin, ne conservant à chaque fois la vie que par un miracle de la Providence.

Avec lui on abandonne cette terre ingrate et on va au Japon y conquérir grade, honneur et argent, y vivre tranquille, y étudier le caractère

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Enfin à sa suite on reprendra la route de France et on ne le quittera, tant il est attachant, que lorsque la mort qui l’a épargné, au sein de tant de dangers, viendra le saisir au milieu des siens, et alors la larme à l'œil peut-être, mais sûrement le cœur serré par une poignante émotion, on dira, car

il vous aura acquis et fait sien : Pauvre et cher Boumaza |

La Cause de l’Hypnotisme, par l'abbé Ferret. in- 12 prix :5fr.

Ce livre est très intéressant à cause des expériences variées, des faits nombreux, trop nombreux même qu'il contient. Le retranchement de quelquesuns permettrait peut-être de faire lire par tous des pages écrites évidemment pour une certaine catégorie de personnes. Nous ne dirons pas la cause donnée par M. l'abbé Ferret aux multiples phénomènes de l'hypnose, afin de porter la curiosité des lecteurs vers le livre lui-même. Cette cause, pouvons-nous dire, est, selon l'auteur simple et naturelle, bien qu’elle puisse se diviser et toucher de plusieurs côtés au surnaturel. Est-ce à dire que la théorie de l'écrivain satisfasse tout le monde qu'elle dissipe toute difficulté et tous les doutes; qu’elle n’ait rien de forcé dans son application à certains cas d’hypnotisme? Nous ne le croyons pas. Mais ce livre bien écrit, ces récite un peu dramatisés, ces recherches nombreuses, l'esprit brillant çà et là, attachent le lecteur même étranger à la science. Celui qui ne l’est pas, aura sous la main des faits importants auxquels il pourra appliquer ses propres théories sur l'hypnose, quelles qu’elles soient, est mieux juger de leur valeur.

P. X. DEIDIER, m. s. c.

Annales du Sacré-Cœur.

Une page de ln Révolution, par le R. P.

Bergerac, capucin. 1 vol. in-12, prix : 1 fr 50,

Cette « page de la Révolution » nous raconte les épreuves des religieuses capucines de Marseille, de 1783 à 1803 ; l’opuscule est en même temps intéressant et édifiant; on suit avec émotion les religieuses dans les persécutions dont elles sont l’objet, persécutions que renouvelleraient volontiers certains de nos républicains, s'ils l’osaient et le pouvaient.

Revue Littéraire de l'Univèrs

Ginevra ou leManoir deGrantley, par Lady Fullerton, traduit de l'anglais par M'"e L. Rousseau, 3me édition, 1 vol. in-12, prix : 2 francs.

Gineora est un de ces romans honnêtes, comme il nous en est venu un assez bon nombre d'Angleterre depuis plusieurs années. Il n’est pas dépourvu de mérite littéraire, tant s’en faut, et peut être cité comme un des meilleurs de ceux qui ont traversé la Manche en ces derniers temps.

Le terme de roman honnête que nous lui appliquons montre assez qu'il y à là une et même deux de ces petites intrigues qui “onstituent le fond inévitable de tout roman : mais l’auteur a su se tenir dans les limites de cette sage réserve que l'on connaît trop peu aujourd'hui.

Ce livre peut donc figurer dans les rayons d’une bibliothèque paroissiale ou de famille.

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