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LES ESPAGNOLS SONT SANS DÉFENSE

pierriers, la poudre, la cire à brusler ; les canons ont resté; quand j’ay parti de la Rivière du Nord, ils se préparoient à aller faire la découverte.

Quand j'ay parti de la Rivière du Nord, il estoit arrivé un gouverneur général à Caouhaville (Cohahuila), qui s’'aprestoit pour venir aux Assinais dans le mois de Décembre. Je suis parti du 1° de Septembre de la Rivière du Nord, et je suis arrivé à l'isle Dauphine le 26 Octobre.

Toutes les nations sauvages, qui sont dans ces quartiers, haïssent fort les Espagnols, parce qu'ils les maltraitent beaucoup; il ne scroit pas difficile de les faire changer de nostre costé, si l'on vouloit s'en donner la peine.

Les Espagnols ne sont point fortifiés dans toutes les terres, ils sont ouverts partout; ils n'ont point de fort, il n'y a que des soldats qui n'ont jamais entendu un coup de fusil: ils n'ont affaire qu'aux Sauvages qui n'ont que des flesches, et ils sont casqués à l'épreuve de la flèche; ils n’ont que la teste de couverte.

Cette découverte a bien fait du fracas dans la Nouvelle Espagne. Les Espagnols m'en ont parlé plusieurs fois et m'ont dit que leursterres estoient perdues, parce queleurs Sauvages seroient les premiers à les chagriner, si la France fréquentoit dans leurs terres, et que leurs mines estoient perdues.

Quand j'estois à la Rivière du Nord, il vint deux François venant de la Bogue, qui me dirent que l'on vouloit aller aux Jilinois pour fondre la mine et qu'ils scavoient fondre l'argent; en eflet, ils m'en montrèrent qu’ils avoient fondu. environ six piastres en un morceau. Je les engageay, autant que je pus, à s’en venir, leur disant que les mines des Illinois

estoient fort abondantes et que je devois revenir, aussitost

NECESSI

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