IN SAINT=DENIS ATTAQUÉ SUR LES RIVES DL SAINT-MARC
que les Indes font, c'est dans ce parage que vingt et un des vingt-quatre hommes, que le Capitaine avoit sous son commandement, quittèrent pour retourner par plusieurs chemins à la Moville, Cette nation conserve toujours tant vénération pour le nom Espagnol que, pour le respecter, ils ne tuent pas de bestail, qui, dans l'intervalle que les Espagnols s'absentèrent, augmenta de beaucoup en vaches, taureaux, chevaux, cavales, dont les campagnes se trouvent remplies.
Le Capitaine, estant sorty de cet endroit avec les trois hommes qui luy restèrent des siens, en compagnie de vinetcinq Tecas, commandés par leur gouverneur, Bernardin, dans 1° vue de solliciter le Père Hidalgo, prit sa route par l'Ouest-Sur-Ouest, faisant à pied 120 licues jusqu'à la garnison du capitaine Ramon, à 2 lieues de la Rivière Grande, appelée du Nord. Dans ce trajer, il passa une rivière, qui s'appelle de la Trinité, à 13 licues de distance de Annay, qui court du Nord au Sud, sans avoir reconnu son origine, mais bien sa décharge dans le golfe du Mexique.
[l passa aussi une autre rivière appelée la Rivière Rouge, à 18 lieues de distance de celle ci, et de 1à, à 14 licues de trajet, se trouve la Rivière de Saint-Marc avec nombre d'autres petites rivières qui courent du Nord au Sud, et qui tombent dans le golfe du Mexique. Il n’y a point d’endroits peuplés depuis Assinaïs jusqu'à ladite Rivière de Saint-Marc. Il rencontra seulement sur son rivage environ 200 hommes de la coste de la mer, qui passent quelquefois dans la terre en dedans pour tuer et voler le bestail sans se fixer en aucun endroit, allant toujours infester le peuple de Assinay, qui sont leurs
ennemis capitaux. Le Capitaine avec les ‘Fecas, son escorte,
FLOUPE, Li AINTSANIOINE, LA R, GRADE DE NOK, 210)
re eux un choc sanglant depuis huit heures du matin leux heures de l'après-mili, Dans cette rencontre douze hommes et une femme des ennemis, sans
le ceux qui peuvent cstre tombés morts ou blessés paisseur du bois, qui estoit proche de la plaine où se combat, F n'v cut que deux hommes de blessés des
et encore légèrement, Enfin, on fit la paix, à la satision des ‘Fecas, lesquels, le jour suivant du combat, se rérent ct vingt et un d’entre eux retournérent chez eux, que le Capitaine n'avoit plus besoin d'escorte, se trou-
rs des parages, où l’on pouvoit l'insulter et traverser quatre Tecas restants, qui estoient le gouver-
capitaines et un autre, persévérèrent dans leur voyager çt passcrent la Rivière nommée de
distante de 1S lieues de la précédente, qui est
euplé d’Indes confédérés des Espagnols, ct de là,
10 licucs est un ruisseau d'eau
ntoine, qui est aussy un endroit, amy
nols, qui est fort beau et fort propre pour une ha-
ion, d'où ils firent un trajet de 50 lieues, en poursuivant
te d'Ouest-Sur-Ouest à la Rivicre Grande du Nord, à tion du capitaine Ramon, sans que les quatre Tecus ent séparés d'eux. Il a observé que, depuis Assinaïs à cette habitation, c'est un pays plat, fort beau et boisé distance, où il se trouve plusieurs petites
e au & rtes d'animaux sauvages et des nostres de toutes sans avoir descouvert aucune mine d'or, d'argent if argent, [l y a dix ans (?) que ce capitaine fit ce chemin
la terre ferme, où les charrettes peuvent rouler de la