LES FRÈRES PÉPIN ACCOMPAGNENT DU LHUT
Lettre du sieur Du Lhut à M. le Comte de Frontenac, le 5 Avril 1670.
Monseigneur,
Quand mesme je serois assez malheureux pour m'estre attiré et vostre disgrâce ct vostre haine par ma contravention, cela n'empeschera néantmoins pas, Monscigneur, que je ne fasse tous mes efforts pour me tenir dans mon devoir, n'estant pas du sentiment de ceux qui prétendent pallier une faute par une plus grande, laquelle je commettrois, si je ne recherchois toutes les occasions imaginables pour vous donner advis de tout ce qui viendra à ma connoissance, tant dans le voyage que je feray aux Nadouesioux que pour ce qui regardera l'avantage de la Colonie, l'intérest de laquelle me sera tousjours aussy cher que le mien propre. Afin que vous soyez informé de tout, je commenceray par l'entretien que j'eus dès le 15 Décembre 1678 avec Oumamins, lequel
je conviay en festin, accompagné d'un ancien, nommé
Apichereny, et je le fis sonder sur un bruit sourd qui couroit,
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