VUES DE BIENVILLE SUR L'ARKANSAS
baye de Saint-Bernard, de partir avec un détachement de seize soldats de cette garnison pour se rendre aux Arkansas, où il séjournera tout le temps nécessaire pour faire faire des vivres pour sa troupe, et ordonnera de notre part au sieur de Francome, enseigne de la garnison du dit lieu, de l’accompagner dans sa descouverte pour luy servir de second ; après quoy ledit sieur de La Harpe partira de là pour remonter les branches de la rivière des Arkansas le plus haut qu'il pourra, pour en descouvrir la qualité des terres, les nations qui en habitent les bords, avec lesquelles il fera alliance en leur faisant de notre part les présents qu’il jugera estre nécessaires, tiendra un journal exact de tout ce qu'il trouvera sur sa route, marquera le cours des rivières, leur rapidité, largeur et profondeur, les qualités de bois e: rochers, s’il n’y auroit point de mines, et apportera de la niatière le plus qu'il pourra. S'il y rencontroit par hasard des Espagnols qui voulussent s’establir sur cette rivière, il leur fera opposition, en leur représentant que nous avons fait la descouverte de ces quartiers-là avant eux; que d’ailleurs ces rivières, affluant dans le Mississipy, elles sont dépendantes du gouvernement de cette province. Après que ledit sieur de La Harpe aura exécuté tout ce que dessus, de manière à ne rien laisser à souhaiter sur cela, il s’en reviendra le plus promptement qu'il pourra, après avoir laissé, en passant, le sicur de Francome à son poste.
En foy de quoy avons signé le présent ordre et fait apposer
le cachet de nos armes.
Du fort Louis, le 10 Décembre 15213 ainsi signé :
De BieNviLzzr.
Je | en faires, utce, projoint S'il S'ESprérs-|i SSISpr )= tout sur ira,
son
oser