MARS 1722, BEAUX PAYS
gorge. Nous trouvons de grandes battures de sable sans embarras de bois, le courant médiocre ct la profondeur des caux de plus de 20 pieds.
Le 20, nous sommes partis à cinq heures et avons fait dans le jour 5 lieues et demie, lesquelles, réduites, n’ont valu que 2 lieues et demie, et la route le O.-N.-O. Notre Sauvage nous a tué au diner deux chevreuils.
Le 21,les vents au Sud, nous sommes partis à cinq heures du matin, et avons fait une lieue et demie sur plusieurs aires de vent, qui n'ont valu, route réduite, qu'une lieue un quart sur le O. 1/4 N.-O.
A cinq quarts de lieue de la sortie du cabanage, nous avons arresté, à la droite, à une petite rivière qui paroist descendre du Nord. La pluye estant survenue. nous avons monté audessus un quart de lieue. Nous avons remarqué dans ce lieu beaucoup de vignes dont les grappes sont formées, le raisin estant desjà boutonné, ce qui fait connoistre qu’il devance celuy de France de plus de six semaines.
Le 22, la pluve nous a retenus au cabanage jusqu'à huit heures, que nous sommessortis par un vent du Nord fort froid. Nous avons, dans le jour, fait quatre lieues et demie, lesquelles, réduites, n’ont valu que 2 lieues et demie sur le O. 1/4N.-0. Nous avons passé, dans ce jour, de grandes battures de sable et de fort beaux pays; nous rencontrons ordinairement une grande quantité de vignes et pruniers qui sont en fleurs: les terres rapportent une quantité de morilles blanches ct rouges.
Le23,avant avancé d'unelieue et demie, nousavons laissé à la droite un petit ruisseau qui descend du Nord ; à une lieue trois
quartsau-dessus, nous avons cabané dans l'anse, à la gauche.
lu
cha det sont
une
sans
ir des
: dans u que
uvage
1eures aires
quart
avons endre té auce licu raisin
}vance
à huit froid.
>, lesle O.
LtLUrCS nairent en
inches
hissé à
e trois
he.