JUILLET 1724, — FAUSSE ALARME DES SAUVAGES. TS
qui a fait que tous les Canzés n’ont pas pu joindre à cause de leurs femmes et leurs enfants ; je ne puis marquer leurnombre, car ilS n'ont pas tous joint, Nous avons passé trois ruisscaux et une petite rivière, nous avons marché du costé de l'Ouest. Îl est arrivé à trois heures du soir deux de nos Sauvages Canzés, qui ont veu sur une hauteur un troupeau de cerfs, Ils ont jeté leurs charges de viande et sont venus rapporter à nostre camp qu’ils avoient veu un party de Padoucas qui venoit pour les attaquer. M. de Bourgmont fit avertir les soldats de faire bonne garde, quoyqu il ne crust pas que cela fust véritable,
Mercredy 26. — M. de Saint-Ange est party à la pointe du jour avec huit François et cent cinquante Sauvages pour aller à la découverte; ils ont esté environ à une licue de nostre camp ; ils n’ont rien veu et ont rapporté que c'estoit une fausse alarme des Sauvages. Nous sommes partis à huit heures de HoSITE camp ; nous avons marché une bonne lieue, nous avons lait halte pour disner ; environ les deux heures apres midy le temps s'est couvert ct s’est mis à tonner et à faire des éclairs, nous avons Campé là. La pluye a commencé à cinq heures aprés midy avec un grand vent qui a duré jusqu'à huit heures : l'aire du vent que nous suivons est du costé de l'Ouest. Nous fouvons dans nostre route des bas-fonds, où il y a de l'eau; belle prairie, Costeaux, vallons, avec des bouquets de bois à droite et à gauche de temps en temps.
Jeudy 27. — Nous sommes partis à quatre heures du Matin; nous avons marché environ une licue et demye, où Tous avons fait halte pour disner ct pour attendre tout le
Monde qui venoit bien doucement à cause de la grande cha-
leur et des grosses charges que les Sauvages portent. Nous $ ges q g