‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 402 sur 662 · MAI 1740: TROIS DES FRANÇAIS SE RENDENT AUX ILLINOIS · texte numérisé non relu

MAI 1740: TROIS DES FRANÇAIS SE RENDENT AUX ILLINOIS

Il paroist, par une des lettres ci-jointes, que les Gouverneurs s'emparent des marchandises qui en viennent, et font le peu de commerce qu'il y a à faire, ce que les Padres et d'autres voudroient bien faire.

La nation Lalitane (sic), dont il est parlé dans le Journal, n'est pas chrestienne, comme les autres nations voisines. Mais elle est en paix avec les Espagnols, Les Canadiens assurent que le peu de marchandises qu'ils y ont distribuées y ont fait un grand effet, et que cette nation seroit toute entière à nous, si nous avions quelque establissement dans le pays.

Le 1° May 1740, les Découvreurs, au nombre de sept, le nommé Moreau s'estant marié dans le pays, partirent de Santa-Fé, dans le dessein de chercher le Mississipy et de se rendre à la Nouvelle-Orléans par une route opposée à celle qu'ils avoient tenue.

Le 2, ils arrivèrent à une mission nommée Pequos, où ils séjournèrent deux jours.

Le 4, ils en partirent et vinrent coucher à une rivière du

mesme nom. Ils pensent que cette rivière peut estre une bran-

che de la rivière Rouge ou de celle des Arkansas. Ils la suivi-

rent le 5 et la quittèrent le G. Le 7, ils en rencontrèrent une autre, courant de mesme que la première, qu’ils nommèrent la rivière à la Jument. Ils la quittèrent pour traverser dans les terres, suivant la route qu'ils avoient en idée, et le ro, ils rencontrèrent une troisième rivière, qu'ils estimoient devoir tomber dans la rivière Rouge ou dans celle des Arkansas et qu’ils croyent estre la mesme branche, où ils avoient trouvé plus haut, en allant à Santa-Fé, les premières marques Espagnoles. [ls estoient pour lors à 35 ou 40 lieues de cette capitale et ils estiment qu'on pourra remonter jusqu’à cet endroit,

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