‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 405 sur 662 · LE 24 JUILLET · texte numérisé non relu

LE 24 JUILLET

Copie d'un certificat donné à Santa-F'é aux sept François, par le général Jean Paëz Hurtado, alcade, major et capilaine de guerre de cette ville capitale de Santa-Fé et sa juridiction, lieutenant de gouverneur et capitaine général de ce roraume du Nouveau-Mexique et ses Propinces.

Je certifie, autant qu'il est en moy, au capitaine dom Louis de Saint-Denis, qui commande le fort qui est à l'entrée de la

rivière Rouge, et à tous autres Gouverneurs et Capitaines, juges et justices du Roy Très Chrestien de France, à tous officiers militaires ou politiques, à qui la présente paroistra, que le

t deux tre les Jersées 1t suras. Ils u-desent en it pius chasse , avec

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SÉJOUR DES FRANÇAIS A SANTA-FÉ. 403 24 Juillet de l'année passée 1730, il arriva dans cette ville de Santa-Fé huit François nommés Pierre et Paul Mallet frères, Philippe Robitaille, Louis Morin, Michel Beslot, Joseph Bellecourt et Manuel Gallien, créoles de Canada en la Nouvei!-France, et Jean David d'Europe, lesquels furent reçus en ma présence par le sieur Dominique de Mendoca, Lieutenant-Colonel, Gouverneur et Lieutenant général de ce Royaume, à la porte du palais, où ledit Paul Mallet estant entre avec ledit seigneur et dom Sant-[ago de Reibaldo, vicaire de ce royaume, ledit seigneur Gouverneur luy demanda d'où ils venoient et à quelle fin. A quoy ledit Paul respondit qu'ils estoient de la Nouvelle-France, et qu'ils venoient à dessein d'introduire un commerce avec les Espagnols de ce royaume pour l'estroite union qu'il y a entre les deux couronnes de France et d’Espagne; que, l'ayant entendu, ledit seigneur Gouverneur envoya leurs fusils au corps de garde et cherchant où les loger, parce qu'il n’y avoit pas de place dans le palais, je les menay dans ma maison où je les logeai tous, ct, peu de jours après, j'envoyay chercher leurs armes et munitions et quelques hardes à leur usage, qu'ils avoient sauvées d'un naufrage qu'ils firent en traversant une rivière, où ils perdirent neuf chevaux chargés de marchandises et de leurs habits; qu'estant restés presque nus, suivant leur rapport, ils ont eu tant de fermeté pour descouvrir ce royaume et luy donner communication avec les colonies de la Nouvelle-Orléans et Canada que, méprisant toutes sortes de peines et de risques de la part des nations sauvages qu'ils devoient rencontrer, ils sont parvenus à voir les Espagnols, desquels ils ont esté bien reçus, ayant esté invités par eux à manger dans leurs maisons et y avant esté logés, en attendant que vinst la response de

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