IL ENVOIS DONNER AVIS DE SON RETARD, [N
marche dans des pays affreux. Ils arrivèrent entin aux Arkansas le 5 Juillet,
Ce qu'il y eut de plus fas”heux pour le sieur Fabry, il luy mourut trois chevaux de fatigue et de chaleur pendant le voyage, ce qui l’obligea d'abandonner ses marchandises dans le bois pour sauver celles du Roy, qui y perdit cependant neuf fusils de traite et sept haches. Malgré tout, il traita toujours ces Sauvages avec beaucoup de douceur et de libéralité, prévoyant qu'il auroit besoin d'autres guides, et qu'il auroit cu peine à en trouver, si les premicrs cstoient revenus mécontents.
Un obstacle si imprévu ne le déconcerta point. Deux jours après son arrivée il fit partir Champart avec un des Canadiens et deux bons guides, auxquels trois autres guides se joignirent volontairement, pour aller avertir de ce retardement la troupe restée dans la Rivière, craignant qu’elle ne prit son party au premier d’Aoust, conformément à l'instruction qu'il luy avoit laissée F, IT recommanda à Champart et Philippe de faire diliyence, et les Sauvages qui les guidoient luy promirent de les rendre en huit jours aux Kados, d'où il ne leur falloit pas plus de temps pour arriver au fort des voyageurs, mais par malheur Champart tomba malade en chemin. Il luy vint un abcès au genouil, et il n'arriva aux Kados que le 25 Juillet, Quoy qu'iln’y eust plus d'espérance de se rendre au fort pour le premier d'Aoust, Champart partit cependant des Kados, pensant que Îles voyageurs ne pourroient descendre par eau, les rivières estant basses, et que s'ils partoient par terre en
abandonnant tous les eflets, il les joindroit du moins à la
l, Lettre commune du sieur Fabry, du 24 décembre 1742, aux Natchitoches.
488 LES MALLET QUITTENT LA RIVIÈRE SAINT-ANDRÉ. fourche des Arks, où on pourroit également se rassembler pour ensuite faire route #,
Muis les sieurs Mallet, voyant le temps d'attendre le sicur Fabry presque écoulé ct n'entendant point parler de luy, se déterminèrent à quitter la rivière Saint-And:é pour continuer leur route vers Santa-Fré à pied. Z Ils firent inventaire des effets dudit sieur Fabry et les remirent Æ, suivant son intention, au caporal, qui en donna reçu au bas dudit inventaire. Ils laissèrent toutes les marchandises, à l'exception de quelques présents / pour une nation sauvage où ils comptoient passer, et engagèrent les troupes à retourner à la Nouvelle-Orléans.
K Les sieurs Mallet prétendent que c’est par la faute du sieur Fabry que l’entreprise n’a point eu la réussite dont on s’étoit flatté.
10 Ils disent qu'il n’a pas voulu traiter les chevaux des Osages, quelques représentations qu'ils ayent pu luy faire, en voulant davantage ou point du tout ;
2° Qu'ils luy proposérent que l’un d’eux iroit chercher des chevaux chez les Panis (en Espagne) (sc), ce qu'il ne voulut point entendre ;
3° Qu'on feroit des canots d'écorce avec lesquels on pourroit monter, ce qu’il n'approuva point,
Et 4° que, pendant l'absence du sieur Fabry, la rivière a été navigable l’espace de quarante jours.
Le premier article est bien différemment traité dans la lettre
K, Lettre des Mallet à MM. de Bienville et Salmon du dernier Juillet 1742,dans la rivière Saint-André,
L. L'inventaire des effets du sieur Fabry, du dernier juillet 1742, avec le receu du caporal,
E, M. Mémoire des effets emportés par le sieur Mallet et le nommé Marcellin, du dernier juillet 1742.
K, Lettre des Mallet à M. de Bienville, du dernier juillet 1742.
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