‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 432 sur 662 · IL ACCUSE LES MALLET D'AVOIR FAIT MANQUER SON VOYAGE, 4OI · texte numérisé non relu

IL ACCUSE LES MALLET D'AVOIR FAIT MANQUER SON VOYAGE, 4OI

* Le sieur Fabry fut très touché de voir son voyage manqué dans un temps où il auroit dû se flatter de l’exécuter, après un än de peines ct de fatigues continuelles. I se trouvoit sans guides, n'y ayant que Mallet sur lequel il pust compter, sans chasseur pour faire vivre sa troupe, sans munitions, ne s'estant trouvé que de la poudre en chasse et environ 55 livres de balles ** au fort, sans présents ny pavillons pour passer chez les nations, et ayant deux hommes restés malades à la Fourche pour avoir fait 50 licues à pied en neuf jours, et quand il auroit esté en estat de continuer son voyage, il y avoit tout à risquer de la part du gouverneur Espagnol et rien à espérer, le mystère ayant sans doute esté découvert par les Mallet. Il prit le party d'aller au fort chercher les effets, qu’il trouva dans un grand désordre ‘** ; il en sauva cependant la majeure partie, le reste ayant esté pillé, caché ou emporté par les Mallet. Il rend la justice aux soldats qu'ils ne luy ont fait aucun tort ct qu'ils se sont conduits en tout cela avec une fidélité ct une sagesse peu communes, ayant esté les maistres de voler ou de déserter avec les autres qui les ont sollicités,

Le sieur Fabry est party du Fortle 4 Septembre. Les Sauvages, qui y estoient avec luy, n'ayant pas voulu luy donner le temps d'envoyer chercher les deux soldats malades restés à la Fourche, il y a envoyé un de ses engagés avec le vieux Phi-

* Le nommé Brin-d'amour, chasseur, qui avoit joint la troupe, offrit au sicur Fabrv

faire vivre tout son monde, s'il vouloit continuer sa route et les nommi

Philippe et La Roze, qui avoient desjà fait le chemin de Santa Fé, s'otfrirent à l'y onduire sûrement,

** 11 y avoit encore plus de cent livres de plomb, ce jui étoit plus que suffisant

pour se rendre, “+1

e certificat que le détachement a donné aux Mallet et le testament mème du icur Fabry les justifient amplement de tout ce dont il les accuse.

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