‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 478 sur 662 · N CABANES RASSEMBLÉES AUTOUR DU FORT · texte numérisé non relu

N CABANES RASSEMBLÉES AUTOUR DU FORT

sion qu'on vit couler le vin des Sioux, qui étoit par excellence, quoy qu'il n'y ait pas ici de plus belles vignes qu'en Canada, ce qui contribua beaucoup à la réjouissance, fut la terreur de quelques cabanes sauvages qui se trouvèrent alors autour du fort. Quand ces pauvres gens virent ces feux d'artifice en l'air et les étoiles tomber du ciel, femmes et enfans de s'enfuir; et les plus courageux d’entre ces hommes de crier merci et demander très instamment qu'on fit cesser le jeu surprenant de cette terrible médecine.

Dès qu’on fut arrivé chez eux, ils s'assemblèrent en assez peu de jours autour du fort françois jusqu'au nombre de quatre-vingt-quinze cabanes, ce qui pouvoit faire tout au plus cent cinquante hommes; car ils sont tout au plus deux hommes dans leurs cabanes portatives de peaux passées, et il Y en à plusieurs où il n’y en a qu'un: c'est là tout ce qu'on en a vu, excepté une bande d'environ soixante hommes qui vinrent le 26 du mois de Février, qui étoient de ces nations qu on appelle les Sioux des Prairies.

A la fin de Novembre, les Sauvages partirent pour leur hivernement, Il est vrai qu'ils ne s'éloignèrent pas beaucoup et on en a toujours vu quelques-uns durant l'hiver. Mais depuis le 2 du mois d'Avril dernier, quelques cabanes repassèrent par ici pour aller à leur chasse du printemps. On n'en a vu aucun, Un canot de dix hommes, détaché pour aller à leur découverte, les a cherchés en vain durant huit jours, jusqu'à plus de Go lieues en remontant le Mississipi, et arriva

hier soir sans en savoir aucune nouvelle.

excellence, n Canada.

terreur de autour du fice en l'air s'enfuir; et erci et cle-

prenant de

nt en assez nombre de out au plus deux homées, et il y ce qu'on en pmmes qui

ces nations

t pour leur s beaucoup ver, Mais 'anes rEpusps. On n’en pour aller à huit jours,

pi, et arriva

Page 1