LE COMMERCE SE FAIT EN PAIX CHEZ LES SIOUX
pour maintenir la tranquillité qui règne dans ce poste. Quant à l'appréhension que Sa Majesté a eue qu'on n'eût entrepris cet établissement avec trop de précipitation, le sieur de Beauharnois prend la liberté, Monseigneur, de vous marquer qu'il le regardoit d'une trop grande importance à ja Colonie pour avoir négligé l'établissement qui avoit été commencé, surtout dans une conjoncture où les Sioux regrettoicnt les François et où il nc paroissoit plus d'obstacle pour y pénétrer, L'on n'a pas jusqu'à présent lieu de se reprocher d'avoir saisi l'occasion avec trop de vivacité, Le commerce Sy est fait avec tranquillité, et la conduite que les Sioux ont tenue jusqu'à présent, surtout à l'égard des Renards à qui ils ont refusé asvie, fait penser que cet établissement se soutiendra de plus en plus et qu'on n'en peut attendre qu'un heureux succès,
Au surplus, le sieur de Saint-Pierre à ordre d'engager quelques confédérés de cette nation à descendre à Montréal l'été prochain, ct il lui sera d'autant plus aisé d'y parvenir que la seule opposition qui SV soit rencontrée cette année provient de ce que, s'étant déterminés un peu trop tard à faire
ce voyage, ils n'auront pu s'en retourner chez eux commo-
dément et sans courir les risques d'hyverner en chemin,
AUGMENTATION DE LA RECETTE DU CASTOR PAR L'ÉTABLISSEMENT DES POSTES DES SIOUX
Extrait d'une lettre de l'Intendant Hocquart au Ministre de la Marine.
26 Octobre 1735.
La recette du castor n’a pas laissé que d’être considérable cette année, malgré les troubles et les mouvements de guerre des Pays d’en Haut, parce que le poste des Sioux cet les établissements nouvellement faits pour la découverte de la mer de l'Ouest en ont produit près de cent milliers de très beau.
La recette a monté en total à cent soixante-dix milliers.