‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 543 sur 662 · SORT DOULOUREUX DES LA VERENDRYE · texte numérisé non relu

SORT DOULOUREUX DES LA VERENDRYE

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un officier de mérite, et je n’en suis que plus à plaindre de l'avoir ainsi trouvé contre moi ; Mais, avec toutes les bonnes idées qu'il a pu donner de lui dans différentes occasions, il aura de la peine à prouver qu'en cela il a eu en vue le bien de la chose, qu’en cela il s’est conformé aux intentions de la Cour ét a respecté les bontés dont M. de La Galissonière nous honore. I! faut même, pour qu’il nous soit fait un pareil tort, qu'il nous ait bien nui auprés de M. le marquis de La Jonquière, par lui-même toujours disposé à faire du bien.

Je n’en suis pas moins ruiné, Mes retours de cette année, recueillis à moitié et à Ja suite de mille inconvéniens, achèvent ma ruine, Comptes arrêtés, tant du fait de mon père que du mien, je me trouve endetté de plus de vingt mille livres ; je reste sans fonds ni Patrimoine, je suis simple enseigne en Second. Mon frère ainé n'a que le même grade que moi, ct Mon frère cadet n'est que cadet à l'aiguillette, Voilà le fruit actuel de tout ce que mon père, mes frères ct moi avons fait, Celui de mes frères qui fut assassiné, il y a quelques années, par les Sioux, n'est pas le plus malheureux. Son sang n'est pour nous d’aucun mérite; les sueurs de mon père ct les nôtres nous deviennent inutiles. I] nous faut abandonner ce qui nous & tant coûté, à moins que M, de Saint-Pierre ne reprenne de meilleurs sentimens et ne les communique à M, Ie marquis de La Jonquière. Certainement, nous n'aurions point été ni ne serions point inutiles à M. de Saint-Pierre, Je ne lui ai rien caché de ce que j'ai cru Pouvoir lui servir, mais quelque habile qu'il soit et en lui SUPposant la meilleure volonté, j'ose dire qu’il s’est Exposé à faire bien des faux pas et à s'égarer plus d’un jour en nous excluant d'avec lui, C'est une avance que de s'être déjà égaré,

et il nous semble que nous serions

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