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onnellement e sers depuis r un avancees. J’ai eu le rs préférés à u Canada en r donner des se sont pré-
us adresser,
ILS NE POURRONT LIQUIDER LEURS AFFAIRES, 627 Vous confirmera aisément ce que j'avance, trop heureux si Sa teneur vous excite à m'être favorable.
Je suis né sans Protection. Les services de feu mon père, qui est mort chevalier de Saint-Louis, capitaine des troupes de la Nouvelle-France et qui a été blessé dans la bataille de Malplaquet sous les ordres de M, je maréchal de Villars, devroient me procurer quelque chose d’avantageux et de profitable Pour toutes les dépenses, que j'ai faites, en Engageant une Partie de mes biens pour cflectuer le projet qu’avoit fait la Cour, pour les établissements faits à la mer du Ouest, et qui existent tous présentement. Je vois avec peine que d'autres les occupent à notre préjudice et augmenteront considérable ment leurs estimes, et que nous en avons été retirés dans le ICMPS que nous pouvions cspérer d’y liquider nos affaires, Ces considérations me déterminent avec confiance à vous Supplier très humblement de Protéger un officier sans appui. Il ne pourra qu'être reconnoissant de ce que vous voudrez bien lui accorder, en vous assurant qu'il sera toujours avec un très profond respect,
Monseigneur,
Votre très humble ct très obéissant serviteur,
LAvVERANDRY (src).
Mémoire des services de Pierre Gautier de La Vérendrye l'ainé, qu'il a l'honneur de présenter à Monseigneur Rouillé, ministre et secrétaire d'Etat du département de
la Marine,
En 1728, il est entré dans les troupes en qualité de cadet soldat et a tenu garnison, à Montréal, pendant deux années.
En 1731, il fut détaché par M. de Beauharnois pour aller avec son père faire des découvertes dans l'Ouest, où il a resté six années de suite pour apprendre les langues des nations, à mesure qu'ils en découvroient, comme eflectivement ils en découvrirent sept, le tout à leurs frais, ce qui leur a coûté des sommes considérables.
En 1738, il revint avec son père, qui amenoit à M. le marquis de Beauharnois un des principaux chefs de ces nations, qui venoit prendre la parole de leur père pour la faire prendre aussi à ses jeunes gens, lorsqu'il seroit de retour dans son village. Il servit d’interprète à ce chef, et a remonté l’année suivante avec lui pour faire l'établissement du fort la Reyne et du fort Dauphin. Ce qui leur a coûté beaucoup, ce qu'ils firent par la sollicitation des Sauvages et les intentions de Sa Majesté, pour empêcher ces nations d'aller chez l’Anglois, comme ils avoient toujours fait.
En 1741,il partit, seul avec deux François, pour aller faire
de nouvelles découvertes, qu’il a poussées jusqu’auprès de
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deux forts espagnols ; mais la crainte bien fondée qu'il avoit
des ennemis et plutôt encore le manque de guide l'ont obligé
de revenir plustôt qu'il ne l’auroit fait. Il trouva même un
parti, qu'ils poursuivirent vivement. I] reconnut, avant que de les laisser, qu'ils étoicnt Sioux des Prairies, ce qui lui fitprendre le parti de revenir au fort la Reyne, d'où il partit subitement pour aller faire l'établissement du fort D viter les Sauvages à venir tourner d’aller
auphin, et pour inau fort et par ce moyen les déaux Anglois, ce qu’ils firent pour la plupart. Lorsque tout y fut tranquille, il revint au fort ] il passa l’année et revint à Montréal en 1745. En 1745, de Québec il fut détaché par M. de Beauharnois
pour aller en guerre, sous les ordres de M. de Saint-Pierre, à Sarastaw. A
a Reyne, où
son retour, il eut ordre pour aller passe sur les mêmes frontières d'Angleterre même commandant.
r l'hiver , Sous Îles ordres du
En 1746, le 5 May, il fut détaché pour aller à l'Ac les ordres de M. de Saint-Pierre, où il fut, M. de Ramezay, sous les ordres de M. de Montesson, au coup qui se fit au port la Joye de l'ile Saint-Jean avec les Sauvages. Après être revenu à l’Acadie, il eut ordre de M. de Beauharnois pour revenir par terre Canada.
adie, sous sitôt l'arrivée de
avec les Hurons en
En 1747, il fut détaché, sous les ordres de MM. le chev
alier de La Corne et de Saint-Pier
T6; pour couper chemin aux Aniez, qui venoient faire des prisonniers près de
Montréal, et s’est trouvé au coup qui se fit, et tout de suite fut dét aller exploiter les postes de l'Ouest.
[Il reçut l’aiguillette, avant de partir, pour marque de la satisfaction qu'avoit M, de Beauharnois de ses services. Étan
aché pour
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à Missilimakinak, il fut arrêté par M. de Noyelles qui y commandoit pour lors, attendu le dérangement et le divorce qui étoit entre les nations ; mais, au bout de quelque temps, il prit sur lui d'aller avec bien de la misère dans les postes, où il ne trouva presque point de Sauvages, mais 1l fit son possible et vint à bout de les faire revenir de chez les Anglois, de qui ils avoient déjà reçu des colliers pour défaire les Francois; mais, leur ayant parlé de leur père, M. de Beauharnois, il leur avoit fait de grands présens à ses frais, [ls revinrent traitables et bien disposés. Il leur laissa le cadet de ses frères et revint à Missilimakinak, où il recut, avec les ordres de M. de La Galissonière, une expectative d’enseigne en second. Il partit pour retourner au fort la Reyne, qu’il trouva presque tombé en ruine, qu’il fit rétablir et mettre en bon ordre aussi bien que ir fort Maurepas qui avoit été brûlé par les Sauvages, ce quil n'a pu faire sans beaucoup de peine, et par là il se trouva fort dérangé dans son commerce, ses marchandises ayant été presque toutes employées pour ces réparations.
De là il revint à Missilimakinak, où il reçut la nouvelle de la mort de son père, ce qui lui a causé, aussi bien qu’à ses frères, bien du chagrin de se voir relevé et de perdre un père, dans le temps qu'ils s'étoient tous proposé de poursuivre leurs découvertes. Non seulement ils ont fait des pertes considérables pour les établissements de l'Ouest, mais encore leur a-t-on Ôté la jouissance d’un bien qu'ils regardoient comme un fruit de leurs travaux, ayant passé leur jeunesse. dépensé leurs biens, vendu même ceux qu'ils avoient en Canada pour suppléer à ce qui leur manquoit pour parfaire
un établissement si favorable au Canada.
Iles qui y le divorce e temps, il postes, où it SON poss Anglois, ce les Franauharnois, s revinrent 2 ses frères ordres de en second.
va presque ordre aussi ir les Sau- , et par là marchan-
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Après toutes ces dépenses, ils ont eu |
a douleur de voir recueillir par un étranger le
raisin qu’ils ont eu la peine de planter, les crédits qu'ils avoient faits perdus, leurs marchandises, restées dans les postes, données sans espérance d’en retirer aucun profit, leurs vivres mangés par des désintéressés ; et encore se sert-on de leurs engagés, qu'il faut qu'ils payent. Tout cela fera connoître le malheur de la perte d’un père, celle des biens, sans avancement, sans fortune, bien des dettes et sans espérance de Voir jour à les satisfaire. L'honneur de votre protection, Monscigneur, pour un officier tel que moi, sufliroit pour informer Sa Majesté du vrai qui vous est allégué, pour procurer l'avancement de celui qui en
a le plus besoin, et un dédommagement
à toutes ses pertes seroit capable d’exciter de plus en plus le zèle
ardent qui l’a toujours guidé,
n'ayant rien de plus à cœur que de remplir ses devoirs ct l'attachement qu’il a au service de Sa Majesté, Il ne cessera d'offrir ses vœux au Ciel Pour votre conservation,
LAVERANDRY L'AISNÉ.
Il a reçu les ordres de M, de La Jonquière pour se rendre à
Lorette, le 20 Janvier 1751, pour assembler les habit
ans, qui ont été commandés pour le service de Sa M
ajesté.
Le 23 Juin, il a eu les ordres de M. de La Jonquière de partir pour se rendre aux Cèdres, pour empêcher les S
auvages de traiter l'eau-de-vie et le vin avec les Fr
ançois et pour empêcher les Sauvages d'aller traiter avec les Anglois. Le 30 Juin 1752, il a eu les ordres de M. lb
aron de Longueil pour se rendre à la pointe de Be
auséjour pour y