‹ Exploration des affluents du Mississippi [microforme]Chapitre 548 sur 662 · UNE RIVIÈRE OUI SÉBOUCHE A LA MER DE L'OUEST · texte numérisé non relu

UNE RIVIÈRE OUI SÉBOUCHE A LA MER DE L'OUEST

Extrait d'une lettre de MM, de La Jonquière et Bigot au Ministre.

20 Octobre 1750,

Le voyage, que le sieur Marir doit faire chez les Sioux, ne pourra qu'opérer un très bon effet pour les intérêts de la colonie. Les nations de ce continent sont des plus nombreuses,

et il auroit été impossible de trouver un officier plus en état

que lui de les lier d'amitié avec les François. Il est connu de toutes ces nations ct il a les talents de s'en faire aimer et craindre. [l n’a envisagé aucuns dangers, et il est parti avec une entière confiance de remplir, en tous points, ce que M. le Marquis de La Jonquière lui a prescrit par ses instructions. Toutes ces raisons ont exigé qu’on accélérât son départ, et nous espérons qu'il sera bien reçu de ces nations et les mettra dans les dispositions que nous devons en désirer pour le bien et la tranquillité de ce pays. Au surplus, il n'en coûtera au Roy que quelques présens, qui ont été remis à cet oflicier

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1790. DÉPART DE SAINT-PIERRE POUR L'OUEST, 037 pour les distribuer, à propos €t avec économie, aux nations chez lesquelles il pénétrera,

Le sieur Marin doit pousser plus avant ses découvertes, M. de La Jonquière lui a donné ordre d'aller jusqu'à la source de la rivière du Mississipi pour voir si, à la hauteur de ces terres, il n'y a point quelque rivière qui aille se dégorger à la mer du Ouest.

Nous sommes avec un profond respect, Monscigneur, Vos très humbles ct très obéissans serviteurs,

LA Jonquière, Bicor.

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